Un Mur De Pierres

(photo perso, port de Sète)
Un Mur De Pierres
Parfois on la retrouve au détour d'un jardin,
Ou bien petits cailloux dans le fond d'une poche,
Elle est ce plat galet qui sur l'étang ricoche,
Puis cette arme jetée avec haine et dédain.
Été soixante-et-un, l'histoire nous raconte
Ce qu'elle est devenue une nuit de terreur,
Sous les ordres d'un fou, citadelle d'horreur,
Séparant des voisins par l'ombre de la honte.
Ailleurs c'est à genoux que ce peuple martyr,
Devant un édifice au milieu d'une place,
Viendra se lamenter même si rien n'efface
La torture d'un corps voulant se repentir.
Partout on la bénit derrière une clôture
Au fond du cimetière où d'immenses remparts
Fermeront pour toujours, à l'abri des regards,
La stèle du défunt que l'oubli défigure.
Sur celles des prisons, quand la pierre à son tour
Porte les graffitis teintés d'indifférence,
De ses jeunes tagueurs ivres de tolérance,
Pour que la liberté soit l'adage d'un jour.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
Un Mur De Pierres
Parfois on la retrouve au détour d'un jardin,
Ou bien petits cailloux dans le fond d'une poche,
Elle est ce plat galet qui sur l'étang ricoche,
Puis cette arme jetée avec haine et dédain.
Été soixante-et-un, l'histoire nous raconte
Ce qu'elle est devenue une nuit de terreur,
Sous les ordres d'un fou, citadelle d'horreur,
Séparant des voisins par l'ombre de la honte.
Ailleurs c'est à genoux que ce peuple martyr,
Devant un édifice au milieu d'une place,
Viendra se lamenter même si rien n'efface
La torture d'un corps voulant se repentir.
Partout on la bénit derrière une clôture
Au fond du cimetière où d'immenses remparts
Fermeront pour toujours, à l'abri des regards,
La stèle du défunt que l'oubli défigure.
Sur celles des prisons, quand la pierre à son tour
Porte les graffitis teintés d'indifférence,
De ses jeunes tagueurs ivres de tolérance,
Pour que la liberté soit l'adage d'un jour.
(Droits d'auteur réservés)
Patricia (Imparfait)
8 commentaires
vertflo · le mercredi 16 avril 2025 à 19:15
Oui, les murs sont pleins de murmures qu'il est parfois douloureux d'écouter.
Il s'en passe des choses devant un mur, derrière un mur et entre les murs.
Ce sont ces cris de lamentations que l'on entend dans ton poème ou les murs ne sont ni plus ni moins que des ghettos.
Dans nos maisons, les murs nous servent d'abri mais dans certains endroits ils sont synonymes de violence et de torture.
Les murs servent aussi à écrire des exactions, des mots de haine, mais il leur arrive de servir de tableau pour y écrire des mots d'amour ou de tolérance.
Les murs n'ont pas tous un coeur de pierre, ils savent être les témoins d'évènements qui ont aussi libérés les hommes de certaines contraintes même politiques.
J'ai pensé à beaucoup de murs en lisant ton poème :
Le mur de Berlin bien sûr, Le Mur de Jérusalem également lorsque ces murs deviennent des frontières diaboliques.
Oui, beaucoup de murs ont été et sont des murs de la honte mais quand ils s'habillent de lierre ou de glycine, ils peuvent devenir des jardins fleuris où pousse la liberté.
Le long de mon terrain il y a un vieux mur en pierres sèches sur lequel le chat dort souvent quand il fait soleil.
Ce mur est apaisant, j'aime le regarder en pensant aux anciens qui l'ont bâti petit à petit pierres par pierres, sans ciment.
Ce mu a une âme, une vie, il change tout le temps de couleur selon la pluie, l'ombre, la lumière.
Quand une pierre tombe, je la remet religieusement en place et personne n'est là pour me jeter la pierre à ce que je fais.
Merci pour ton poème bien émouvant
Bonne fin d ejournée
Grosses bises
Amitié
Claude
Rachelle · le samedi 19 avril 2025 à 11:14
Alba · le samedi 19 avril 2025 à 17:01
Les pierres se donnent toutes entières, à nous d'en faire un usage qui ne soit pas indigne !
:)
plumeflore · le dimanche 20 avril 2025 à 19:31
Marc!
José · le dimanche 20 avril 2025 à 20:14
Oui, comme l'écrit Claude, les murs de pierre sont pleins des murmures de femmes, enfants et hommes qui ont subi ou apprécié leur minéralité.
Bises Patricia et bonne fin de WE pascal.
vertflo · le mercredi 14 mai 2025 à 23:01
J'espère que je ne te dérange pas.
Rachelle dans un commentaire sur mon dernier poème m'a fait part de son inquiétude à ton sujet.
Inquiétude que je partage aussi.
Nous sommes tellement habitués à te lire assez régulièrement sur le site que cette longue absence nous interpelle.
Nous espérons que tu n'es pas malade ou que rien de grave ne t'est arrivé.
Peut-être que cette absence est due à ton travail qui te prend beaucoup de temps ou à un break que tu as envie de faire avec le site, ce que je comprends parfaitement car chacune et chacun de nous est libre de venir sur le site quand ça lui chante et de prendre parfois du recul pour diverses raisons et c'est bien naturel.
Je connais ça aussi.
Le principal c'est que tu n'aies pas de problème de santé ou un accident, le reste est secondaire.
En tout cas on pourrait appliquer la fin du poème de Lamartine : Le Lac :
''Un seul être vous manque et tout est dépeuplé''
Je pense que nous sommes nombreux à penser à toi.
A bientôt quand tu le pourras ou le voudras.
Bien sincèrement
Amitié
Bises
Claude
imparfaitlibre · le mercredi 11 juin 2025 à 18:44
Merci pour vos nombreux messages d'encouragements et pour l'intérêt que vous me porter, j'avoue que cela me touche beaucoup.
Je ne vous oublie jamais mais, j'ai eu de gros soucis avec ma connexion (et cela ne s'arrange pas même si, de temps en temps elle tient plus de 10 minutes)!!
Difficile de ne pas s'énerver lorsque je poste un commentaire et qu'il disparaît sous une croix rouge!!!!
De toute façon, avec les beaux jours, le travail et tous les bâtiments à vider ici avant le déménagement, je passe très peux de temps devant mon écran d'ordi mais j'essaie de ne pas laisser passer trop de temps avant de venir vous lire.
Merci encore à vous toutes et tous.
Bises Claude
Bises Rachelle
Bises Laurence,
Bises Marc,
Bises José
Macha · le dimanche 29 juin 2025 à 14:57
une poésie sublimenet bien écrites qui me touche en plein coeur... les hommes sont fous de leur idéologie.... on pense plus jamais ca.. mes hélas ca ne cesse de continuer...
je t'embrasse ma grande amie poétesse Patricia....macha
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