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CAUCHEMAR

Le mardi 13 juin 2017 à 16:45, posté par indes · 343 lectures

CAUCHEMAR

Je m'éveille, je me lève, j'ai mal dormi.

Je prends mon jeans, mes santiags, un tee shirt jauni.

Le café est brûlant, vite je l'avale.

Mon perfecto, les escaliers je dévale.

Au garage mon américaine m'attend.

Mon casque, le contact, de partir il est temps.

Poignée dans le coin, le bitume défile.

Vers toi à toute vitesse, seul je file.



Rouler pour survivre ou rouler pour rêver

Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras

Rouler pour survivre, rouler pour oublier

Rouler pour vivre car sans toi je ne peux pas



Les kilomètres s’enchaînent et plus d'essence.

Le plein fait, les chromes rutilent, je repars.

Je sens l'odeur du moteur, à toi je pense.

Je fais corps avec ma moto, plus de remparts.

Je fonce, un radar, un éclair, je rigole.

Vers toi j'arrive mon amour les bras ouverts.

Il pleut, je suis mouillé, qu'est-ce qu'il dégringole.

La vitesse, la liesse je pars de travers.



Rouler pour survivre ou rouler pour vivre

Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras

Rouler pour survivre, rouler pour oublier

Rouler pour vivre car sans toi je ne peux.



J'entends des voix et la lumière qui parait.

Des visages sont autour de moi, ou es tu ?

Devant mes yeux enfin le brouillard disparaît.

Ces voix, ces visages, ces tetes, ou es tu ?

J'ai des sueurs froides et je te vois enfin

Mais pourquoi tu repars déjà dans le lointain

Ce n'est pas toi qui revient à nouveau mais elle ?

Je ne comprends plus rien, voit plus rien, qui est-elle ?



Rouler pour survivre ou rouler pour rêver

Rouler pour te voir, pour te serrer dans mes bras

Rouler pour survivre, rouler pour oublier

Rouler pour vivre car sans toi je ne peux



Je la reconnais c'est la grande faucheuse

Toute de sombre vêtue, sur, elle m'attendait

J'ai compris elle a l'air tout à fait heureuse

Jamais oh jamais je ne te retrouverais.

Elle avance, je crie, je pleure mais rien n'y fait

J'ouvre les yeux, je suis assis seul sur mon lit

En moi ce cauchemar, tous les soirs, qui renaît

Tu n'est plus là, je comprends enfin , tu es partie



FIN
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2 commentaires

marie · le mardi 13 juin 2017 à 22:34

j'aime ce poëme, merci.

domidom · le mercredi 14 juin 2017 à 14:26

Belle inspiration...j'imagine ce cauchemar qui sans cesse revient vous persécuter...J'ai vécu cela...
J'aime ce poème, car il est très profond...
Au plaisir, Domie

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