Ainsi va la vie…

Cette histoire pourrait être un conte, et pourtant, elle est vraie…
Douce journée à toutes et à tous
Amitiés, Isabelle
La nature l’avait faite autrement
Elle était une princesse dans son genre
Mes yeux d’enfant ne comprenaient pas
Pourquoi son dos était différent du nôtre
Ma sensibilité n’acceptait pas de la voir courbée
J’avais envie de pleurer en la regardant mais,
Je n’osais pas, afin que ma peine ne l’atteigne
Embarrassée, un jour je finis par lui poser
Cette question : « souffres-tu de ton apparence ? »
Avec son petit sourire aguichant, elle me répondit :
« Non mon enfant, mon handicap, j’y suis habituée
Il fait partie de ma personnalité, il m’est familier
Ne t’inquiète pas fillette, je ne me préoccupe plus
Des yeux indiscrets, des regards singuliers ! »
Sa réponse était parfumée de délicatesse
Pour me réconforter et surtout me rassurer
Lorsqu’elle me regardait, son visage pâle creusé
Avait la douceur d’un ange ou d’une tourterelle
Elle me cajolait de sa douceur sous son aile
Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’étais que sa voisine
J’étais l’oisillon qui lui rappelait sans doute les siens
Une forte amitié est née entre elle et moi
Elle m’offrait son amour et ses connaissances
En me faisant découvrir les fruits de son jardin
Son âme était maternelle, une vocation chez elle
Elle me racontait des histoires, en passant ses mains
Dans mes longs cheveux, souvent, je m’endormais
Elle était heureuse de ma présence en buvant son café
Puis j’ai grandi, elle a vieilli, la fatigue était présente
Elle devait souvent se reposer, j’ai fini par comprendre
Que la fin de sa vie arrivait doucement, je n’osais y penser
Je voulais l’aider, et me rendre utile à lui faire ses courses
Il m’est arrivé de l’habiller, de la coiffer, elle me souriait
Des moments inouïs de reconnaissance, qu’elle appréciait
Pour me récompenser, une friandise était déposée sur la table
Je me souviens de cette sucette au nom de « Choupetta »
Comme j’aimerais retrouver le goût de ce chocolat
En souvenir de cette période marquante de mon enfance.
Puis, vint le jour ou ses forces ont fini par l’abandonner
Elle n’arrivait plus à se lever, il était temps pour elle
De larguer les amarres, l’heure arrivait franchement
D'avancer vers l’autre monde, elle me manquait déjà !
Avant de s’endormir, elle a eu le temps de me demander
D’avoir de temps en temps une petite pensée pour elle
Les années ont passé, elle est toujours dans mon cœur
Ainsi va la vie…Pourtant, elle n’était que ma voisine
Elle avait le prénom d’une Sainte, je prie parfois pour elle
Pour encore lui dire : « Merci » J’espère que là-haut
Elle reçoit le silence de mes paroles, oui je l'espère!
D.Isabelle
http://lapassiondesmotsd-isabelle.over-blog.com/
Douce journée à toutes et à tous
Amitiés, Isabelle
La nature l’avait faite autrement
Elle était une princesse dans son genre
Mes yeux d’enfant ne comprenaient pas
Pourquoi son dos était différent du nôtre
Ma sensibilité n’acceptait pas de la voir courbée
J’avais envie de pleurer en la regardant mais,
Je n’osais pas, afin que ma peine ne l’atteigne
Embarrassée, un jour je finis par lui poser
Cette question : « souffres-tu de ton apparence ? »
Avec son petit sourire aguichant, elle me répondit :
« Non mon enfant, mon handicap, j’y suis habituée
Il fait partie de ma personnalité, il m’est familier
Ne t’inquiète pas fillette, je ne me préoccupe plus
Des yeux indiscrets, des regards singuliers ! »
Sa réponse était parfumée de délicatesse
Pour me réconforter et surtout me rassurer
Lorsqu’elle me regardait, son visage pâle creusé
Avait la douceur d’un ange ou d’une tourterelle
Elle me cajolait de sa douceur sous son aile
Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’étais que sa voisine
J’étais l’oisillon qui lui rappelait sans doute les siens
Une forte amitié est née entre elle et moi
Elle m’offrait son amour et ses connaissances
En me faisant découvrir les fruits de son jardin
Son âme était maternelle, une vocation chez elle
Elle me racontait des histoires, en passant ses mains
Dans mes longs cheveux, souvent, je m’endormais
Elle était heureuse de ma présence en buvant son café
Puis j’ai grandi, elle a vieilli, la fatigue était présente
Elle devait souvent se reposer, j’ai fini par comprendre
Que la fin de sa vie arrivait doucement, je n’osais y penser
Je voulais l’aider, et me rendre utile à lui faire ses courses
Il m’est arrivé de l’habiller, de la coiffer, elle me souriait
Des moments inouïs de reconnaissance, qu’elle appréciait
Pour me récompenser, une friandise était déposée sur la table
Je me souviens de cette sucette au nom de « Choupetta »
Comme j’aimerais retrouver le goût de ce chocolat
En souvenir de cette période marquante de mon enfance.
Puis, vint le jour ou ses forces ont fini par l’abandonner
Elle n’arrivait plus à se lever, il était temps pour elle
De larguer les amarres, l’heure arrivait franchement
D'avancer vers l’autre monde, elle me manquait déjà !
Avant de s’endormir, elle a eu le temps de me demander
D’avoir de temps en temps une petite pensée pour elle
Les années ont passé, elle est toujours dans mon cœur
Ainsi va la vie…Pourtant, elle n’était que ma voisine
Elle avait le prénom d’une Sainte, je prie parfois pour elle
Pour encore lui dire : « Merci » J’espère que là-haut
Elle reçoit le silence de mes paroles, oui je l'espère!
D.Isabelle
http://lapassiondesmotsd-isabelle.over-blog.com/
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
paula · le samedi 12 août 2017 à 12:16
domidom · le samedi 12 août 2017 à 15:41
Aujourd'hui en te lisant ce sont des larmes qui sont venues osciller aux bords de mes cils....
Jamais on oublie ceux que l'on aime profondément, même lorsqu'ils ont disparus, les doux souvenirs restent à jamais gravés dans nos cœurs...
(Ainsi va la vie)...
Merci pour ce poème si profond, si émouvant, si bien écrit...
Amitiés, Domie...
Isabelle · le samedi 12 août 2017 à 21:17
Belle soirée à toi
Amitiés
Isabelle :-)
Isabelle · le samedi 12 août 2017 à 21:29
Demain, je mettrai un poème pour te faire sourire...
Belle soirée à toi
Amitiés
Isabelle :-)
Micheline 1940 · le jeudi 17 août 2017 à 04:34
Merci Isabelle pour ce grand moment de tendresse que vous avez su marquer d'une très belle pierre blanche.
Je vous engage à lire ce sublime poème de Charles Baudelaire : "La servante au grand cœur" et vous y trouverez dans ses vers, quelque chose de votre amitié.
Avec mes compliments bien sincères et cordiaux, croyez à mon amical souvenir,
Micheline.
Isabelle · le jeudi 17 août 2017 à 22:54
Votre commentaire me touche beaucoup!
Je me suis fait un plaisir de lire ce très beau poème de Charles Baudelaire, il est très émouvant, merci de me l'avoir fait découvrir!
Merci de votre visite
Mes amitiés
Isabelle :-)
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.