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A l'amoureux, la beauté du bienheureux.

Un soldat, une gare

Le mercredi 9 décembre 2015 à 18:42, posté par izazou · 83 lectures

T’y voilà enfin,
A cet instant tant désiré,
A cette gloire tant attendue.

Mais mon bon malin,
Ne te sens-tu pas malaisé,
Tout nu devant ce monde inconnu ?

Moi je t’observe dans l’ombre,
Discrète silhouette attentive,
Et j’entends tes plaintes masquées.

Regarde, cent ans et t’y voilà encore,
Volant d’ici à là-bas,
Et bien souvent de là-bas à l’infini…

Où sont tes amis, ta famille, ton or ?
Comment mourras-tu, soldat,
Si tu n’as ris ?

Ta face de marbre,
Ton âme à la dérive,
Ne renferment-ils pas remords et regrets ?


Vois. Mille ans et à peine tu te libères.
Ton âme pleine de morts, tes yeux vident de sens,
Qui cherchent encore et encore,
Mais où voient-ils l’amour en tout ça ?
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