Mendiants
Ami
Ne rejette pas le mendiant
Devant ta porte
A son malheur
Ne rajoute pas le tien
Retiens ton effroi
Compatis à sa peine
Gardes toi d’en être
A la fois
Juge et bourreau
Et surtout évite
L’écueil trop facile
Des conseils futiles
D’autres s’y emploient déjà
A temps plein
Et butent d’ailleurs
Depuis toujours
Vu que cette épave
Vois-tu
Ne reprendra jamais la mer
Alors ton mépris
Tes reproches
Tout cela
Dis-toi bien
Que cet adepte de l’errance
Et de la solitude intense
Se les infligent déjà
Et des piques
Autrement plus amères
Crois-moi
A chaque fois
Que sa mélancolie
Le renvoie
Aux cercles maudits
Des rêves passés
Oui
C’est vrai
Il dérange
Il agace
Il traîne la patte
Et empeste
Dans ses haillons sales
Trop courts
Ou trop larges pour lui
Ce poivrot de première
Ce voyou
Et ce leurre
Dont les chiens
T’annoncent la venue
A une lieue à la ronde
Mais qu’avons-nous à offrir
Sinon quelques broutilles
2 ou 3 secondes fortuites
Un regard peut-être
Une misère en somme
Ami
Je t’en conjure
Ne rejette pas le mendiant
Devant ta porte
De crainte d’être toi-même un jour
Entravé dans ta quête
Car mendiants
Vois-tu
Nous le sommes tous
Sur ce grand chemin sinueux
A la recherche
De quelqu’un
Ou de quelque chose
D’une étoile inaccessible
Ou d’un amour fou.
Ne rejette pas le mendiant
Devant ta porte
A son malheur
Ne rajoute pas le tien
Retiens ton effroi
Compatis à sa peine
Gardes toi d’en être
A la fois
Juge et bourreau
Et surtout évite
L’écueil trop facile
Des conseils futiles
D’autres s’y emploient déjà
A temps plein
Et butent d’ailleurs
Depuis toujours
Vu que cette épave
Vois-tu
Ne reprendra jamais la mer
Alors ton mépris
Tes reproches
Tout cela
Dis-toi bien
Que cet adepte de l’errance
Et de la solitude intense
Se les infligent déjà
Et des piques
Autrement plus amères
Crois-moi
A chaque fois
Que sa mélancolie
Le renvoie
Aux cercles maudits
Des rêves passés
Oui
C’est vrai
Il dérange
Il agace
Il traîne la patte
Et empeste
Dans ses haillons sales
Trop courts
Ou trop larges pour lui
Ce poivrot de première
Ce voyou
Et ce leurre
Dont les chiens
T’annoncent la venue
A une lieue à la ronde
Mais qu’avons-nous à offrir
Sinon quelques broutilles
2 ou 3 secondes fortuites
Un regard peut-être
Une misère en somme
Ami
Je t’en conjure
Ne rejette pas le mendiant
Devant ta porte
De crainte d’être toi-même un jour
Entravé dans ta quête
Car mendiants
Vois-tu
Nous le sommes tous
Sur ce grand chemin sinueux
A la recherche
De quelqu’un
Ou de quelque chose
D’une étoile inaccessible
Ou d’un amour fou.

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