Albert glatigny:

Joseph Alexandre Albert Glatigny,
né à Lillebonne le 21 mai 1839 et mort à Sèvres le 16 avril 1873,
est un poète, écrivain, comédien et auteur dramatique français.
Albert Glatigny – Voici le soir
Voici le soir : pareils au clair de lune,
Tes yeux charmants rêvent sous tes cils longs ;
L’air est léger ; si tu veux, nous allons
Dormir au bord de la mer, sur la dune.
Un chant s’élève entendu par mon cœur,
Un chant d’amour exhalé par ton âme.
Triste et bien doux, vers le ciel tout en flamme
Qui semble prêt à mourir de langueur.
La mer est là. Ses vagues argentées
Causent tout bas tendrement, comme nous,
Et moi, je tiens, assis à tes genoux,
Dans mes mains tes deux mains abritées.
Ne parlons plus, ne songeons plus, laissons
Le temps passer et briller chaque étoile ;
Le vent est frais ce soir, baisse ton voile,
Je sens courir sur ton sein des frissons.
Albert Glatigny
– À Miss Mary
Le Destin a voulu que vous fussiez charmante,
Et vous l’êtes. Riez, miss Mary, regardez :
Vous charmez toute chose et tout vous complimente ;
Les cœurs courent à vous, par vos beaux yeux guidés.
Et vos cheveux sont d’or, l’air de mai les tourmente,
Votre frais rire éclate en grelots saccadés ;
On vous aime de tout, même d’être inclémente,
Et l’amour avec vous en vain pipe les dés.
Il semble qu’on pourrait, tant vous êtes petite,
Vous cacher sur son cœur, comme on fait d’un portrait
Qu’on regarde souvent, de peur qu’il ne vous quitte.
Voulez-vous qu’on vous cache ainsi ? Non, ce serait
Imprudent. Près du cœur garder ces yeux de flamme !
Puis, comment pourrait-on être à vos pieds, madame ?
Albert glatigny
né à Lillebonne le 21 mai 1839 et mort à Sèvres le 16 avril 1873,
est un poète, écrivain, comédien et auteur dramatique français.
Albert Glatigny – Voici le soir
Voici le soir : pareils au clair de lune,
Tes yeux charmants rêvent sous tes cils longs ;
L’air est léger ; si tu veux, nous allons
Dormir au bord de la mer, sur la dune.
Un chant s’élève entendu par mon cœur,
Un chant d’amour exhalé par ton âme.
Triste et bien doux, vers le ciel tout en flamme
Qui semble prêt à mourir de langueur.
La mer est là. Ses vagues argentées
Causent tout bas tendrement, comme nous,
Et moi, je tiens, assis à tes genoux,
Dans mes mains tes deux mains abritées.
Ne parlons plus, ne songeons plus, laissons
Le temps passer et briller chaque étoile ;
Le vent est frais ce soir, baisse ton voile,
Je sens courir sur ton sein des frissons.
Albert Glatigny
– À Miss Mary
Le Destin a voulu que vous fussiez charmante,
Et vous l’êtes. Riez, miss Mary, regardez :
Vous charmez toute chose et tout vous complimente ;
Les cœurs courent à vous, par vos beaux yeux guidés.
Et vos cheveux sont d’or, l’air de mai les tourmente,
Votre frais rire éclate en grelots saccadés ;
On vous aime de tout, même d’être inclémente,
Et l’amour avec vous en vain pipe les dés.
Il semble qu’on pourrait, tant vous êtes petite,
Vous cacher sur son cœur, comme on fait d’un portrait
Qu’on regarde souvent, de peur qu’il ne vous quitte.
Voulez-vous qu’on vous cache ainsi ? Non, ce serait
Imprudent. Près du cœur garder ces yeux de flamme !
Puis, comment pourrait-on être à vos pieds, madame ?
Albert glatigny
13 commentaires
Loïc · le mardi 5 juillet 2011 à 18:27
Mais vu le titre du compte, je suppose que tu veux faire un répertoire de poèmes obscurs.
Bizarre, ce vers "Dans mes mains tes deux mains abritées" auquel il manque un pied. Et pourtant tu l'as bien recopié. Tous les autres sont en décas 4//6, et celui-là, 3//6. Comme s'il avait oublié "deux" au milieu de "mes mains"...
Amitiés, et bon retour parmi nous !
essème de saint jean · le mardi 5 juillet 2011 à 19:20
Merci d'être toujpurs à la barre.
Comme tu l'as parfaitement dit, j'ai le projet de réaliser ici une anthologie de poètes talentueux mais négligés voire oubliés par nos contemporains.
Je pars du principe qu'il n'y a pas de grands ou de petits poètes.
Et cuex que j'ai déjà retenus sont talentueux très beaucoup:-)
Cela donnera peut-être envie à nos amis du site d'aller sur le net les découvrir.
Dans le cas de glatigny ils trouveront ses poésies complètes dans gallica.
Pour la petite histoire, c'est un recueil de poésies de cet auteur qui a inspiré à Verlaine"ses fêtes galantes"
Il a aussi été beaucoup lu par A.Rimbaud.
Puis-nommer ce site "ANTHOLOGIE DES POETES OUBLIes,
eT SI OUI? COMMENT M'Y PRENDRE;
L'été est une période d'activités autres et utiles at home..
d'où ce break et puis place aux talents nouveaux
A bientôt.
Loïc · le mardi 5 juillet 2011 à 19:43
C'est bien, ce que tu dis (et que tu démontres par la chaîne poétique entre Glavigny et Rimbaud) : ça rejoint tout à fait ce que je pense, et que j'avais dit dans mon poème "Cette Part" (le premier réalisé pour le site, dans un but fédérateur) : "Les petits n'ont soufflé qu'une ligne aux géants : / Nous sommes cette part". Si, je pense toutefois qu'il y a des poètes plus impressionnants que d'autres, surtout dans la CONSTANCE du talent. Mais ils ont été souvent influencés par des poètes parfois moins impressionnants, sans qui peut-être ils ne seraient jamais parvenus à percer. La poésie est comme un édifice sans fin, et si on sait voir, on peut trouver du bon dans tout ce qu'on lit, quel que soit le propos ou la forme. Je me pose souvent beaucoup de questions sur la façon dont nous sommes influencés par les autres et la façon dont nous les influençons. Très difficile à dire.
Pour ce qui est de retrouver les grands auteurs sur le Net, l'adresse est en général poesie.webnet.fr. C'est là que Google nous renvoie en priorité pour consulter leurs oeuvres. C'est un site clairement présenté, sans fioritures... mais ce n'est pas une communauté de partage, malheureusement. Juste une très grande bibliothèque.
Amitiés
domidom · le mardi 5 juillet 2011 à 20:51
Mes amitiés...Domie...
René · le mercredi 6 juillet 2011 à 23:07
Loïc · le jeudi 7 juillet 2011 à 05:53
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Mercier_(po%C3%A8te)
essème · le jeudi 7 juillet 2011 à 09:38
Je retiens votre proposition du coup de main. Chacun peut participer à ce site. D'ailleurs je vais voir du coté de Louis Mercier qui me semble beaucoup dans la fosse des délaissés par la postérité.
Il s'agit bien de louis mercier.
Je dois avoir un ou deux de ses recueils dans ma bibliothèque
Merci loïc de m'avoir précédé.----
http://www.mespoemes.net/jeandesaintjean
Mercidomidom lire et commenter est aussi participer comme je l'ai lu récemment.
domidom · le jeudi 7 juillet 2011 à 13:03
A bientôt...Domie...
Essème · le jeudi 7 juillet 2011 à 16:46
Il faut arriver à dépasser tout ça.
Dans les super marchés il n'y a que les sots qui choisisse les plus beaux fruits, ceux qui se gâteront plus vite
J'ai lucertains poèmes de vous. mais hélas on ne peut pas tout lire.
Amitiés
Essème · le jeudi 7 juillet 2011 à 16:48
essème · le vendredi 8 juillet 2011 à 11:37
A propos de votre poème.Montrons-nous prudents...S'il est bien d'un Mouis Mercier, nous ne savons pas s'il s'agit de Louis mercier ou de Louis-Emile Mercier dont le nom de plume étair aussi louis Mercier.Il faudrait savoir de quel recueil il vient pour pouvoir l'attribuer à l'un ou l'autre de ces deux poètes..
Loïc · le samedi 9 juillet 2011 à 18:51
rivaudais · le lundi 18 juillet 2011 à 23:57
Pour Domidom,j'avais bien l'intention de retourner voir ce que vous écrivez. Car j'y suis déjà allé. Mais je ne veux plus le faire à la sauvette. Je prendrai le temps de m'imprégner et de déguster quelques petits vers. D'alcool fort et tendre. Coome vous j'en suis sûr.
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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