Paul fort
Ses quatre poèmes les plus connus.(Je ne résiste pas àles sélectionner: pour le plaisir)
La Ronde autour du monde
Paul Fort
Si toutes les filles du monde voulaient s' donner la main, tout autour de la mer,
elles pourraient faire une ronde.
Si tous les gars du monde voulaient bien êtr' marins,
ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde.
Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, autour du monde,
si tous les gars du monde voulaient s' donner la main
Complainte du petit cheval blanc
Paul Fort
Le petit cheval dans le mauvais temps,
qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc,
tous derrière et lui devant.
Il n'y avait jamais de beau temps
dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps,
ni derrière ni devant.
Mais toujours il était content,
menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs,
tous derrière et lui devant.
Sa voiture allait poursuivant
sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content,
eux derrière et lui devant.
Mais un jour, dans le mauvais temps,
un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc,
tous derrière et lui devant.
Il est mort sans voir le beau temps,
qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps
ni derrière ni devant.
Le bonheur
Paul Fort (1871 - 1960)
- Ballades du beau hasard.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.
Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,
dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,
sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,
sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.
De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite,
de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !
Le ciel est gai
Paul Fort (1871 - 1960)
- La mer brille au-dessus de la haie, la mer brille comme une coquille.
On a envie de la pêcher.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
C’est doux la mer au-dessus de la haie, c’est doux comme une main d’enfant.
On a envie de la caresser.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
Et c’est aux mains vives de la brise que vivent et brillent des aiguilles
qui cousent la mer avec la haie.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
La mer présente sur la haie ses frivoles papillonnées.
Petits navires vont naviguer.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
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La Ronde autour du monde
Paul Fort
Si toutes les filles du monde voulaient s' donner la main, tout autour de la mer,
elles pourraient faire une ronde.
Si tous les gars du monde voulaient bien êtr' marins,
ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde.
Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, autour du monde,
si tous les gars du monde voulaient s' donner la main
Complainte du petit cheval blanc
Paul Fort
Le petit cheval dans le mauvais temps,
qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc,
tous derrière et lui devant.
Il n'y avait jamais de beau temps
dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps,
ni derrière ni devant.
Mais toujours il était content,
menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs,
tous derrière et lui devant.
Sa voiture allait poursuivant
sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content,
eux derrière et lui devant.
Mais un jour, dans le mauvais temps,
un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc,
tous derrière et lui devant.
Il est mort sans voir le beau temps,
qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps
ni derrière ni devant.
Le bonheur
Paul Fort (1871 - 1960)
- Ballades du beau hasard.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.
Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,
dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.
Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,
sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.
Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,
sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.
De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite,
de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.
Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !
Le ciel est gai
Paul Fort (1871 - 1960)
- La mer brille au-dessus de la haie, la mer brille comme une coquille.
On a envie de la pêcher.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
C’est doux la mer au-dessus de la haie, c’est doux comme une main d’enfant.
On a envie de la caresser.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
Et c’est aux mains vives de la brise que vivent et brillent des aiguilles
qui cousent la mer avec la haie.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
La mer présente sur la haie ses frivoles papillonnées.
Petits navires vont naviguer.
Le ciel est gai, c’est joli Mai.
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8 commentaires
estrella28 · le lundi 11 juillet 2011 à 08:57
mon Ami Éssem,et pour le partage
amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28
rivaudais · le jeudi 14 juillet 2011 à 19:34
rivaudais · le jeudi 14 juillet 2011 à 19:42
paul fort · le mercredi 12 juin 2013 à 20:58
jaques · le mercredi 12 juin 2013 à 20:59
jaques · le mercredi 12 juin 2013 à 21:09
jaques · le vendredi 14 juin 2013 à 18:00
pai youguo · le mercredi 19 juin 2013 à 18:14
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