La femme du marin
Elle regarde au large dessiner les bateaux
De mousseux sillages qui crient Kénavo
La chaise dans la cuisine, le vide porte manteaux
Une seule assiette à table, un petit pichet d’eau
Une odeur de café esses effluves de pommes
Comme témoignage du départ du matelot.
Debout, bien raide sur le petit gazon
Le crachin de ses yeux fixés sur l’horizon
Les rides du visage comme lit asséchés
du sel des pleurs si souvent étouffés
elle attendra le retour avec fatalité
Seule preuve d’amour qu’il lui reste à donner
De longues solitudes en landes anonymes
Les fauves bruyères accolées au granite
Ballades esseulées dans le jardin des mythes
Sont abandonnées dans ses rêves maritimes
Les cloches de l’église ne la perturbent pas
Sa contemplation n’est plus à ce lieu là
Mais à la mouette grise qui cri son appétit
Au phare bienveillant pour ceux qui sont partis
Les binious sont rangés les bombardes muettes
Le vent ne désirait que caresser sa tête
La mer se retire en une invitation
A lui tourner le dos, regagner les fougères
Pour faire retraite dans la cuisine austère
Attendre les fantômes de ses nuits solitaires
De mousseux sillages qui crient Kénavo
La chaise dans la cuisine, le vide porte manteaux
Une seule assiette à table, un petit pichet d’eau
Une odeur de café esses effluves de pommes
Comme témoignage du départ du matelot.
Debout, bien raide sur le petit gazon
Le crachin de ses yeux fixés sur l’horizon
Les rides du visage comme lit asséchés
du sel des pleurs si souvent étouffés
elle attendra le retour avec fatalité
Seule preuve d’amour qu’il lui reste à donner
De longues solitudes en landes anonymes
Les fauves bruyères accolées au granite
Ballades esseulées dans le jardin des mythes
Sont abandonnées dans ses rêves maritimes
Les cloches de l’église ne la perturbent pas
Sa contemplation n’est plus à ce lieu là
Mais à la mouette grise qui cri son appétit
Au phare bienveillant pour ceux qui sont partis
Les binious sont rangés les bombardes muettes
Le vent ne désirait que caresser sa tête
La mer se retire en une invitation
A lui tourner le dos, regagner les fougères
Pour faire retraite dans la cuisine austère
Attendre les fantômes de ses nuits solitaires
5 commentaires
Marcek · le dimanche 4 avril 2004 à 21:06
Michel (Signes de Vie) · le mardi 6 avril 2004 à 13:17
beatrice · le jeudi 8 avril 2004 à 16:08
rosedor · le lundi 12 avril 2004 à 01:14
StellaC · le lundi 23 mai 2005 à 01:29
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