LE VISAGE D’UN CONTE A REBOURS
Le temps pose un doux voile de neige
Sur la peau de mes tempes lisses
Ainsi vont nos vies elles y glissent
Des flocons de fin de sortilège
J’ai vécu mes ans tels des songes
Purgatoires tranquilles où je plonge
Comme un voyageur de la Terre
Croyant connaître tous ses mystères
J’arrive à l’automne de mes jours
Le temps passe encore et toujours
Mais il lui faudra bien s’arrêter
Me laissant alors tout quitter
A quoi sert de naître et mourir
Si le bonheur oublie de se dire
Victoires ou défaites peu importe
Puisqu’un rien nous emporte
Certains s’en vont d’autres s’en viennent
Vies folles il faut qu’on s’en souviennent
Oui mes enfants prennent tout en taille
Ca fait mon âge et ses batailles
A la fin du compte où donc ira le blanc de la neige qui fond sur mes tempes sous la chaleur de cette journée passée à l’ombre d’un cyprès
Sur la peau de mes tempes lisses
Ainsi vont nos vies elles y glissent
Des flocons de fin de sortilège
J’ai vécu mes ans tels des songes
Purgatoires tranquilles où je plonge
Comme un voyageur de la Terre
Croyant connaître tous ses mystères
J’arrive à l’automne de mes jours
Le temps passe encore et toujours
Mais il lui faudra bien s’arrêter
Me laissant alors tout quitter
A quoi sert de naître et mourir
Si le bonheur oublie de se dire
Victoires ou défaites peu importe
Puisqu’un rien nous emporte
Certains s’en vont d’autres s’en viennent
Vies folles il faut qu’on s’en souviennent
Oui mes enfants prennent tout en taille
Ca fait mon âge et ses batailles
A la fin du compte où donc ira le blanc de la neige qui fond sur mes tempes sous la chaleur de cette journée passée à l’ombre d’un cyprès
3 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 27 juin 2016 à 19:22
L'automne de la vie est parfois un point immobile, qui flamboie comme l'automne des saisons, et qui mérite que l'on s'arrête un instant. Et se dire : l'hiver est encore bien loin, à bien y regarder. Et regarder nos étés, nos printemps, dont on pare nos instants intemporels, ceux que l'on ne regrette pas ou que l'on ne regrette parfois.
De la poésie un peu nostalgique, de la poésie qui coule, comme le Temps. Amitiés, Jérôme. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Ivy · le lundi 27 juin 2016 à 19:58
Bon retour, avant l'automne tout court. Ravie de voir tes vers refleurir le site !
Amitiés
domidom · le lundi 27 juin 2016 à 20:39
Ce temps impitoyable....
Pourtant, tu es encore bien jeune pour t'arrêter sur le temps qui passe, chacun de nous sait qu'il aura toujours le dernier mot, (a quoi sert ce naître puisqu'il nous faut mourir), question sans réponse, pourtant, c'est la seule chose en ce monde qui est juste, on vient au monde pour mourir, en souhaitant, que pour chacun de nous, le glas sonne le plus tard possible...
Superbe poésie...
A plus, Domie...
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