BLUES DU PERE ET MAUVAISE VIE
Ce qu'un jour, je compris de mon père ...
Nous aimions les pas des passants les soirs de pluie
Les feuilles mortes de l’automne dans le vent
Mais un jour j’ai préféré la mauvaise vie
C’était pas ta faute je t’ai laissée en plan
J’ai des rires et des pleurs en souvenirs de toi
M’en veux pas si j’ai pas compris j’ai cru rêver
Quand le sexe et l’alcool m’éloignaient de tes bras
Maudites illusions elles m’ont fait te quitter
Il y a ces jours qui filent ces jours qui cassent
Me voilà enfin revenu au tout début
J’oublie et je profite des instants qui passent
Plus trop fugueur pas rêveur devant l’inconnu
Comprends tous ces paquets d’histoires à mes côtés
Mes premiers prix du temps gaspillé m’ont aidé
Tu sais comme moi pourquoi j’ai tout simplifié
Pour mieux voir mon chemin mais là mon choix est fait
Je retourne bien parmi les vivants mes frères
Avec mes tonnes de traits couchés sur papier
Dans une caisse d’ébène presque noyée
Pour le coup dans ma mise en scène y a rien à faire
Tu as changé bien trop vite notre existence
Pour que je dorme sans ressentir ton absence
Et toi Poésie qui sèche en fond d’encrier
Restes- y je demandais peu pour oublier
L’indifférence mes joies cent fois effacées
M’ont fabriqué une cuirasse sans regret
Tu m’entendais bien pousser des litanies noires
Tout le temps que je me racontais des histoires
On m’avait dit c’est le cri du temps qui nous presse
Puis le souvenir nous éteint ainsi s’endort
Le plus grand des amours qui s’en va vers sa mort
En soufflant sur la roue des jours et des détresses
J’ai sauté trop de cours de grammaire pour voir
Dans les rimes pareilles aux baisers velours
Autre chose qu’une idée qui renaît le jour
Il me faut prendre congé d’elle dès ce soir
Car je suis déjà à mi-route sous ces vers
Je ralentis rien n’a de sens ils ont ma chair
Je suis jeune adulte or d’illusion je n’ai guère
Je tente retour parmi les vivants mes frères
Nous aimions les pas des passants les soirs de pluie
Les feuilles mortes de l’automne dans le vent
Mais un jour j’ai préféré la mauvaise vie
C’était pas ta faute je t’ai laissée en plan
J’ai des rires et des pleurs en souvenirs de toi
M’en veux pas si j’ai pas compris j’ai cru rêver
Quand le sexe et l’alcool m’éloignaient de tes bras
Maudites illusions elles m’ont fait te quitter
Il y a ces jours qui filent ces jours qui cassent
Me voilà enfin revenu au tout début
J’oublie et je profite des instants qui passent
Plus trop fugueur pas rêveur devant l’inconnu
Comprends tous ces paquets d’histoires à mes côtés
Mes premiers prix du temps gaspillé m’ont aidé
Tu sais comme moi pourquoi j’ai tout simplifié
Pour mieux voir mon chemin mais là mon choix est fait
Je retourne bien parmi les vivants mes frères
Avec mes tonnes de traits couchés sur papier
Dans une caisse d’ébène presque noyée
Pour le coup dans ma mise en scène y a rien à faire
Tu as changé bien trop vite notre existence
Pour que je dorme sans ressentir ton absence
Et toi Poésie qui sèche en fond d’encrier
Restes- y je demandais peu pour oublier
L’indifférence mes joies cent fois effacées
M’ont fabriqué une cuirasse sans regret
Tu m’entendais bien pousser des litanies noires
Tout le temps que je me racontais des histoires
On m’avait dit c’est le cri du temps qui nous presse
Puis le souvenir nous éteint ainsi s’endort
Le plus grand des amours qui s’en va vers sa mort
En soufflant sur la roue des jours et des détresses
J’ai sauté trop de cours de grammaire pour voir
Dans les rimes pareilles aux baisers velours
Autre chose qu’une idée qui renaît le jour
Il me faut prendre congé d’elle dès ce soir
Car je suis déjà à mi-route sous ces vers
Je ralentis rien n’a de sens ils ont ma chair
Je suis jeune adulte or d’illusion je n’ai guère
Je tente retour parmi les vivants mes frères
6 commentaires
euphonie · le jeudi 9 février 2017 à 21:28
L'alcool est le pire poison que l'homme a fabriqué.
J'ai l'impression que ce poème a quelques années.....
Une belle prise de conscience
Belle soirée Jérôme
Marie
guillaume · le vendredi 10 février 2017 à 20:17
Rik · le vendredi 10 février 2017 à 22:21
jekarev · le dimanche 12 février 2017 à 14:44
Oui, les poisons qui nous rongent sont quelques fois en nous. L’alcool en est un, mais pas le seul. D’autres aussi pernicieux existent dans des substances étranges et se retrouvent dans notre goût de l’autodestruction. La drogue ou la vie, il nous faut choisir. J’ai essayé de faire parler mon père par ces mots que j’ai posés. Une manière d’essayer de le comprendre. Lui fragile comme une feuille qui tombe.
Il est possible que ce passage de ma vie fût déposé ici il y a quelques années, mais les ombres de notre vie nous suivent toujours… Pour mettre en garde de nouveaux venus, il nous faut toujours répéter.
Amitiés
Jérôme
jekarev · le dimanche 12 février 2017 à 14:54
Remarquable, c’est trop ! J’ai juste essayé de retranscrire ma vision d’enfant avec mes mots d’adulte. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse…
Quand arrive ce moment où l’on ne peut pas se passer de ce liquide, se priver de lui, c’est que la maladie gagne. Ce n’est qu’aujourd’hui que je me rends compte qu’il aurait fallu soigner cette malédiction, alors qu’avant je ne cessais de la condamner. La vie est faite de moments qui nous déchirent tant...
jekarev · le dimanche 12 février 2017 à 15:03
La sincérité des sentiments, celle qui fait nos vies, tu connais. L’existence est faite de fragments de bonheur ou de malheur, de gens déçus, de moments qui nous déchirent… Quand l’eau de mer monte à nos yeux, elle nous rappelle que notre vision des choses est peut-être déformée.
Merci pour ta lecture
Jérôme
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