LA VIE DES MOI
Je fus cet autre, nourrisson,
Fou de la chaleur de maman.
Un poupon aux tendres façons
Que l'éveil rendait bien charmant.
Je fus cet autre, garnement,
Aux boucles blondes et soyeuses
Qui ignorait tous les tourments,
Voyant la vie toujours joyeuse.
Je fus cet autre, frêle enfant,
Cœur en chamade pour Chantal,
Lui contant l'amour triomphant,
Si doux pour les femmes fatales.
Je fus cet autre, dévoreur,
Arlequin fou de Colombines,
Timide paraissant coureur,
Alors qu'il était tout en ruine.
Je fus cet autre, adolescent,
Qui perdit une jeune amie,
Étoile d'un destin naissant,
Phare d'une fugace alchimie.
Je fus cet autre, jeune adulte,
Au cœur serré contre des filles,
Tout en tendresse pour son tumulte,
Qu'étonnaient leurs tendres pupilles.
Je fus cet autre, futur homme,
Voulant protéger ses enfants.
J'étais devenu gentilhomme
Aux manières et mots triomphants.
Je fus cet autre, dérisoire,
Aux gestes tendres qui firent mal,
Comme ceux d'un futur vieillard
Qui voulait juste être normal.
Je fus ces autres, par milliers,
Toujours pareil à l’intérieur,
Où ce qui les a relié
Me fit le pire et le meilleur !
Fou de la chaleur de maman.
Un poupon aux tendres façons
Que l'éveil rendait bien charmant.
Je fus cet autre, garnement,
Aux boucles blondes et soyeuses
Qui ignorait tous les tourments,
Voyant la vie toujours joyeuse.
Je fus cet autre, frêle enfant,
Cœur en chamade pour Chantal,
Lui contant l'amour triomphant,
Si doux pour les femmes fatales.
Je fus cet autre, dévoreur,
Arlequin fou de Colombines,
Timide paraissant coureur,
Alors qu'il était tout en ruine.
Je fus cet autre, adolescent,
Qui perdit une jeune amie,
Étoile d'un destin naissant,
Phare d'une fugace alchimie.
Je fus cet autre, jeune adulte,
Au cœur serré contre des filles,
Tout en tendresse pour son tumulte,
Qu'étonnaient leurs tendres pupilles.
Je fus cet autre, futur homme,
Voulant protéger ses enfants.
J'étais devenu gentilhomme
Aux manières et mots triomphants.
Je fus cet autre, dérisoire,
Aux gestes tendres qui firent mal,
Comme ceux d'un futur vieillard
Qui voulait juste être normal.
Je fus ces autres, par milliers,
Toujours pareil à l’intérieur,
Où ce qui les a relié
Me fit le pire et le meilleur !
2 commentaires
debbie · le jeudi 28 mars 2019 à 16:48
partage !
Belle fin de journée
Poétiquement
Debbie
jekarev · le jeudi 28 mars 2019 à 17:26
Amitiés poétiques
Jérôme
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