La cupidité
Un mendiant appuyé sur son bâton noueux
Humait avec délice le fumet d’une oie grasse
Près de l’étal d’un commerçant véreux
Les narines dilatées il savourait sur place
Pour le rôtisseur, le fumet de ses volailles
Aspiré goulument par d’énormes narines
Mérite son écho comme tout autre travail
C'est-à-dire tout au moins quelques centimes
Après s’être gavé d’odorantes vapeurs
Notre homme voulu reprendre son chemin
Mais c’était sans compter sur notre rôtisseur
Qui se saisit de lui, le serrant à deux mains
Il fit tant de bruit et de tapage à la ronde
Que la marée chaussée, parfois de bon conseil
Dit à l’homme : « tu seras payé comme tout le monde
A la juste valeur des choses sous le soleil »
Le gendarme ordonna au pauvre malheureux
De jeter un sou rond, sur les pavés de grès
Le rôtisseur déjà écarquillait les yeux
Et son regard était plein de cupidité.
Le son métallique de la pièce, qui roulait
Etait doux à l’oreille de notre commerçant
Le gendarme, lui dit : « n’oublie pas d’écouter
Le bruit de cette pièce, dont tu entends le chant »
Il ajouta encore « manant reprend ton bien
Les odeurs de rôtis, sont largement payées
Par le chant de la pièce qui vaut bien un festin
Et crois moi Salomon n’aurait pas mieux jugé »
Humait avec délice le fumet d’une oie grasse
Près de l’étal d’un commerçant véreux
Les narines dilatées il savourait sur place
Pour le rôtisseur, le fumet de ses volailles
Aspiré goulument par d’énormes narines
Mérite son écho comme tout autre travail
C'est-à-dire tout au moins quelques centimes
Après s’être gavé d’odorantes vapeurs
Notre homme voulu reprendre son chemin
Mais c’était sans compter sur notre rôtisseur
Qui se saisit de lui, le serrant à deux mains
Il fit tant de bruit et de tapage à la ronde
Que la marée chaussée, parfois de bon conseil
Dit à l’homme : « tu seras payé comme tout le monde
A la juste valeur des choses sous le soleil »
Le gendarme ordonna au pauvre malheureux
De jeter un sou rond, sur les pavés de grès
Le rôtisseur déjà écarquillait les yeux
Et son regard était plein de cupidité.
Le son métallique de la pièce, qui roulait
Etait doux à l’oreille de notre commerçant
Le gendarme, lui dit : « n’oublie pas d’écouter
Le bruit de cette pièce, dont tu entends le chant »
Il ajouta encore « manant reprend ton bien
Les odeurs de rôtis, sont largement payées
Par le chant de la pièce qui vaut bien un festin
Et crois moi Salomon n’aurait pas mieux jugé »
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2 commentaires
José · le dimanche 24 avril 2011 à 10:36
domidom · le mardi 26 avril 2011 à 13:32
la moral est un régal, jolie fable, excellente lecture...
Amicalement...Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
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