Le bucher
Un matin d’automne, une pluie fine et glacée
Faisait miroiter, aux premières lueurs du jour
Dans l’antique ruelle, les vieux pavés de grès
Ou l’on montait une estrade tendue de velours
A quelques pas de là, on empilait déjà
Un nombre impressionnant de fagots bien séchés
Autour d’une potence émergeant de ce tas
Afin de soutenir le corps du supplicié.
Tandis que l’on faisait monter le condamné
Les pieds chargés de chaînes trainant dans la poussière
Des âmes charitables chantaient face au bûcher
Pour l’âme du pêcheur à son heure dernière.
Il obtint en échange d’une confession publique
A ne pas être contraint à l’heure de sa mort
De porter l'infamant chapeau des hérétiques
Alors au bourreau, il abandonna son corps.
Alors que la fumée se fit plus dévorante
Que les flammes crépitant s’élevaient dans le ciel
Quand sa chair ne pouvait être qu’une cendre ardente
Un cri se fit entendre jusqu’au fond des venelles
Un aigle gigantesque surgissant du brasier
Fît, un instant, par le battement de ses ailes
Envoler les ombrelles de ces dames effrayées
Et s’agitaient les oriflammes bordées de dentelles
Ce fut en vain et à leur grande déception
Que les gens de qualité ,des tous premiers rangs,
Voulurent entendre, pour leur plaisir, le pardon
Venant du supplicié, à travers ses tourments.
L’homme, qui s’était, dans l’aigle réincarné,
N’entendait pas laisser la paix à ses bourreaux
Un à un, ils périrent ,grandement mutilés,
Par le bec crochu et les serres de l’oiseau.
Faisait miroiter, aux premières lueurs du jour
Dans l’antique ruelle, les vieux pavés de grès
Ou l’on montait une estrade tendue de velours
A quelques pas de là, on empilait déjà
Un nombre impressionnant de fagots bien séchés
Autour d’une potence émergeant de ce tas
Afin de soutenir le corps du supplicié.
Tandis que l’on faisait monter le condamné
Les pieds chargés de chaînes trainant dans la poussière
Des âmes charitables chantaient face au bûcher
Pour l’âme du pêcheur à son heure dernière.
Il obtint en échange d’une confession publique
A ne pas être contraint à l’heure de sa mort
De porter l'infamant chapeau des hérétiques
Alors au bourreau, il abandonna son corps.
Alors que la fumée se fit plus dévorante
Que les flammes crépitant s’élevaient dans le ciel
Quand sa chair ne pouvait être qu’une cendre ardente
Un cri se fit entendre jusqu’au fond des venelles
Un aigle gigantesque surgissant du brasier
Fît, un instant, par le battement de ses ailes
Envoler les ombrelles de ces dames effrayées
Et s’agitaient les oriflammes bordées de dentelles
Ce fut en vain et à leur grande déception
Que les gens de qualité ,des tous premiers rangs,
Voulurent entendre, pour leur plaisir, le pardon
Venant du supplicié, à travers ses tourments.
L’homme, qui s’était, dans l’aigle réincarné,
N’entendait pas laisser la paix à ses bourreaux
Un à un, ils périrent ,grandement mutilés,
Par le bec crochu et les serres de l’oiseau.
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2 commentaires
foliedouce · le mercredi 25 mai 2011 à 14:58
DIDOU · le mercredi 25 mai 2011 à 16:37
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