J'ai vu mourir ma liberté !
Ce monde que j'aime, ces êtres fascinants,
En un siècle sont haines et cadavres lancinants.
Où sont les berceaux arc-en-ciel aux lèvres infantiles,
Ces croissants de rêves, d'innocences, de passions futiles ?
Faut-il que ces chétives ardoises, vierges aux craies du savoir,
Soient si tôt rayées d'ambroisie, de vices et d'ivoire ?
Misérables bambins, aux richesses inutiles,
On a jeté vos songes en un charnier fertile
Où fleurissent en bouquet d'illusoires immortelles
Trop vite précipitées dans cette fosse de réel.
Jeunesse suicidée aux esprits entaillés
Desquels s'écoule une enfance écaillée,
Chassé d'un surplus de mots gangrénés
D'adultes dictateurs aux libres nouveau-nés.
Ma liberté s'éteint et vacille, flamme captive,
Au fond de leurs yeux qui ne brillent plus.
Ma liberté s'arrête et convulse, bien naïve,
Au fond de leurs cœurs qui ne s'émerveillent plus.
Leurs esprits se sont tus, on leur parle de malheur,
Et j'ai vu mourir ma liberté sur l'autel de la peur.
En un siècle sont haines et cadavres lancinants.
Où sont les berceaux arc-en-ciel aux lèvres infantiles,
Ces croissants de rêves, d'innocences, de passions futiles ?
Faut-il que ces chétives ardoises, vierges aux craies du savoir,
Soient si tôt rayées d'ambroisie, de vices et d'ivoire ?
Misérables bambins, aux richesses inutiles,
On a jeté vos songes en un charnier fertile
Où fleurissent en bouquet d'illusoires immortelles
Trop vite précipitées dans cette fosse de réel.
Jeunesse suicidée aux esprits entaillés
Desquels s'écoule une enfance écaillée,
Chassé d'un surplus de mots gangrénés
D'adultes dictateurs aux libres nouveau-nés.
Ma liberté s'éteint et vacille, flamme captive,
Au fond de leurs yeux qui ne brillent plus.
Ma liberté s'arrête et convulse, bien naïve,
Au fond de leurs cœurs qui ne s'émerveillent plus.
Leurs esprits se sont tus, on leur parle de malheur,
Et j'ai vu mourir ma liberté sur l'autel de la peur.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
7 commentaires
quercylibre · le vendredi 2 mars 2018 à 22:19
merci.
jimmydan · le vendredi 2 mars 2018 à 23:31
Susan (Coquelicot ) · le samedi 3 mars 2018 à 05:51
*Où sont les berceaux arc-en-ciel aux lèvres infantiles,
Ces croissants de rêves, d'innocences, de passions futiles ?
Faut-il que ces chétives ardoises, vierges aux craies du savoir,
Soient si tôt rayées d'ambroisie, de vices et d'ivoire ?
Leurs esprits se sont tus, on leur parle de malheur,
Et j'ai vu mourir ma liberté sur l'autel de la peur.*
Continuez à écrire votre poésie est belle et agréable à lire ...
Bonne journée. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
jimmydan · le samedi 3 mars 2018 à 13:19
Je vous lirai très prochainement. Au plaisir de vous revoir passer sur mon site.
Bonne journée à vous.
Jimmy
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 3 mars 2018 à 18:00
Un écrit plus âpre, qui "cogne" la docilité de nos présents faciles. Et c'est le but.
De belles fulgurances des mots comme, presque en lever de rideau ces "berceaux arc-en-ciel aux lèvres infantiles". La musique même des mots s'accordent à l'image.
Puis le ciel s'obscurcit, le ton est sombre. Il y a urgence.
Une chanson disait, un jour "ne tuez pas la Liberté !".
Ton dernier vers est l'ultime cri d'alarme.
Il me fait penser à ce que j'écrivais un jour (je l'ai cité plus d'une fois sur ces pages :
"Méfie toi des flics ! Pas les flics de la rue, les flics dans ta tête !".
Nous sommes aussi quelque part les gardiens de notre liberté.
Bon dimanche qui s'annonce, Jimmy.
A bientôt. Amicalement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
liameliavq · le lundi 6 août 2018 à 07:06
Je suis impressionnée par autant de talent vu votre jeune âge ! Bravo !
jimmydan · le lundi 6 août 2018 à 10:27
Ne vous fiez pas à l'âge... il est un indicateur fixe dans un repère orthonormé... Cependant l'esprit, parfois, se complaît à être au delà de ses limites.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.