L'Orchestre de feu
Triste, peu à peu, le soir retombe.
Seul, il s’éteint, devant cette hécatombe.
Le ciel se teinte d’un parfum immonde,
Où nuages et brumes sont d’un autre monde.
Les hommes tissent des langues de feux,
Qui meurtrissent d’étincelles les cieux.
Léchant la nuit d’une haleine de cendre,
Sans s’y attarder, et sur la terre redescendre.
Des rideaux de poussières filtrent la Lune,
Marc imbuvable pour cet astre nocturne,
Qui, disparaissant, laisse place aux instruments
D’un orchestre infernal, et sans sentiment.
Chaque journée la même mélodie.
Chaque nuit la même tragédie.
Grognent et frappent les tambours,
De cette symphonie qui rend sourd.
Feu de fonte, qui en flamme s’affole.
Fondant sur nos fils, que ta foudre rend fol,
Affligés, fatigués, nos enfants s’enflamment,
Faisant face à ces flammèches infâmes.
Seul, il s’éteint, devant cette hécatombe.
Le ciel se teinte d’un parfum immonde,
Où nuages et brumes sont d’un autre monde.
Les hommes tissent des langues de feux,
Qui meurtrissent d’étincelles les cieux.
Léchant la nuit d’une haleine de cendre,
Sans s’y attarder, et sur la terre redescendre.
Des rideaux de poussières filtrent la Lune,
Marc imbuvable pour cet astre nocturne,
Qui, disparaissant, laisse place aux instruments
D’un orchestre infernal, et sans sentiment.
Chaque journée la même mélodie.
Chaque nuit la même tragédie.
Grognent et frappent les tambours,
De cette symphonie qui rend sourd.
Feu de fonte, qui en flamme s’affole.
Fondant sur nos fils, que ta foudre rend fol,
Affligés, fatigués, nos enfants s’enflamment,
Faisant face à ces flammèches infâmes.
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3 commentaires
Susan (Coquelicot ) · le dimanche 4 mars 2018 à 19:21
Merci pour ce poème très dure qui nous rappelle qu'il y a des peuples qui sont en grande souffrance , des civils et des enfants tués par des bombes ...
C'est de la poésie bien écrite et très dure ...Il est bon de dire et d'écrire ce qu'il se passe dans le monde , ce monde qui va mal !
Bonne soirée. Amitiés poétiques. Susan.
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
songeusedenuit · le lundi 5 mars 2018 à 10:31
Mis à part le fond du poème, je savoure pleinement cette dernière strophe :
"Feu de fonte, qui en flamme s’affole.
Fondant sur nos fils, que ta foudre rend fol,
Affligés, fatigués, nos enfants s’enflamment,
Faisant face à ces flammèches infâmes."
Quel délice !
A très vite Jimmy, Plume :)
liameliavq · le lundi 6 août 2018 à 07:39
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