Partir
Tu voudrais revenir du côté de la vie
Faire de ton voyage une éternelle envie
Sentir le vent souffler à la pointe du Raz
Goûter le froid piquant dans les monts du Jura
Embrasser tes enfants au temps de leur jeunesse
De rester avec eux leur faire la promesse
Les grandes pyramides encore les visiter
La vallée des rois de ton âme honorer
Les vitraux de Chagall et leur belle lumière
Puis dans la cathédrale allumer un blanc cierge
Tu voulais revenir du côté des vivants
Si le sort a voulu décider autrement
Il te reste le temps de tous les consoler
Les forces te manquent pour bien les rassurer
Ton neveu roux si doux aux rêves de folie
Tes dernières élèves dont l'une est si jolie
Ces poèmes achevés bien les dédicacer
La peinture encore moite et tes toiles donner
D'un ultime concert les simples mélodies
De ta dernière pièce oser les réparties
Tu as pris le parti de joindre les gisants
Non tu n'as pu revoir la mer et ses brisants
Des mourants tu as pris la sinistre posture
L'existence du ciel en fait n'en avoir cure
Les regrets ne sont pas l'apanage des morts
Imaginer toujours la Bretagne et ses ports
La Provence au printemps, et ses champs de lavande
Tous ces jours si suaves un peu comme une offrande
La douceur du regard de ta femme amoureuse
Dans le temps en suspens silhouette gracieuse.
Faire de ton voyage une éternelle envie
Sentir le vent souffler à la pointe du Raz
Goûter le froid piquant dans les monts du Jura
Embrasser tes enfants au temps de leur jeunesse
De rester avec eux leur faire la promesse
Les grandes pyramides encore les visiter
La vallée des rois de ton âme honorer
Les vitraux de Chagall et leur belle lumière
Puis dans la cathédrale allumer un blanc cierge
Tu voulais revenir du côté des vivants
Si le sort a voulu décider autrement
Il te reste le temps de tous les consoler
Les forces te manquent pour bien les rassurer
Ton neveu roux si doux aux rêves de folie
Tes dernières élèves dont l'une est si jolie
Ces poèmes achevés bien les dédicacer
La peinture encore moite et tes toiles donner
D'un ultime concert les simples mélodies
De ta dernière pièce oser les réparties
Tu as pris le parti de joindre les gisants
Non tu n'as pu revoir la mer et ses brisants
Des mourants tu as pris la sinistre posture
L'existence du ciel en fait n'en avoir cure
Les regrets ne sont pas l'apanage des morts
Imaginer toujours la Bretagne et ses ports
La Provence au printemps, et ses champs de lavande
Tous ces jours si suaves un peu comme une offrande
La douceur du regard de ta femme amoureuse
Dans le temps en suspens silhouette gracieuse.
3 commentaires
domi/amimots · le mercredi 3 février 2016 à 07:53
même si on ne peut réaliser ses derniers souhaits, imaginer, rêver, et aimer, avant de fermer les yeux :
"Il te reste le temps de tous les consoler "
merci.
plumeflore · le mercredi 3 février 2016 à 18:10
Marc!
Ray · le mercredi 3 février 2016 à 18:30
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