Pourrais-tu pardonner ?
Si je venais à toi déconfit d'amertume,
Le remords insistant, l'avenir en prison,
Hanté par le passé que souvenir exhume,
Laisserais-tu mes pleurs esquisser ma raison ?
Si, le cœur en lambeaux, je t’avouais ma peine
Penaud comme un enfant implorant le répit,
Opprimé par regret de mériter ta haine,
Pourrais-tu retenir les cris de ton dépit ?
Si comme un scélérat menacé du supplice
J’enchainais mes aveux au tourment de l’erreur
D’un moment de faiblesse aguiché par malice
Clémente saurais-tu contenir ta fureur ?
Si déjà crucifié, martyr de l’indigence,
Je clamais que la faute a voulu rançonner
Le pécheur repenti quémandant indulgence,
Un instant d’illusions voudrais-tu pardonner ?
Asservi à tes jours, mes vœux je renouvelle
Jure que le serment je ne veux délier.
Si de ton cœur je peux renflammer l’étincelle
Les écarts du passé saurais-tu oublier ?
http://jocab.over-blog.com/
Le remords insistant, l'avenir en prison,
Hanté par le passé que souvenir exhume,
Laisserais-tu mes pleurs esquisser ma raison ?
Si, le cœur en lambeaux, je t’avouais ma peine
Penaud comme un enfant implorant le répit,
Opprimé par regret de mériter ta haine,
Pourrais-tu retenir les cris de ton dépit ?
Si comme un scélérat menacé du supplice
J’enchainais mes aveux au tourment de l’erreur
D’un moment de faiblesse aguiché par malice
Clémente saurais-tu contenir ta fureur ?
Si déjà crucifié, martyr de l’indigence,
Je clamais que la faute a voulu rançonner
Le pécheur repenti quémandant indulgence,
Un instant d’illusions voudrais-tu pardonner ?
Asservi à tes jours, mes vœux je renouvelle
Jure que le serment je ne veux délier.
Si de ton cœur je peux renflammer l’étincelle
Les écarts du passé saurais-tu oublier ?
http://jocab.over-blog.com/
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8 commentaires
alto · le samedi 15 mai 2010 à 19:06
non ? à vous de voir !Salut
http://www.mespoemes.net/alto
J'ai vu. · le samedi 15 mai 2010 à 19:39
http://jocab.over-blog.com/pages/les-diphtongues--1910430.html.
Cependant, merci pour votre passage
Loïc · le samedi 15 mai 2010 à 20:17
http://www.accents-poetiques.com/?La-dierese
Ce qui ne m'empêche pas de faire ce que je veux dans la mesure où les alexandrins modernes reconnaissent une certaine liberté en matière de diérèse, et que certaines sont franchement laides.
Amitiés
dagolaborel · le dimanche 16 mai 2010 à 17:20
dagolaborel · le dimanche 16 mai 2010 à 17:21
dagolaborel · le dimanche 16 mai 2010 à 17:21
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
jocab · le dimanche 16 mai 2010 à 19:03
La syllabe est le son produit par une seule émission de voix.
Ce son peut-être représenté soit par une voyelle seule, soit par plusieurs voyelles, soit par un groupe de voyelles et de consonnes.
Mais il n'en va pas de même pour tous les groupes de voyelles. Tantôt les voyelles se détachent dans la prononciation, souvent pour respecter le mètre, et ainsi on est parfois amené à dissocier les deux sons qui, dans la prose, sont prononcés groupés, et ceux-ci forment une diérèse (mys-té-ri-eu-se), tantôt elles se prononcent en une seule émission de voix et forment une diphtongue ou synérèse. La synérèse groupe donc les deux sons (al-lié) et dans ce dernier cas on ne compte qu'une syllabe.
Il est parfois difficile de différencier la synérèse et la diérèse. On a cherché une règle: le son est double, a-t-on dit, lorsque le groupe de voyelles, dans l'étymologie du mot, représente plusieurs voyelles latines, et simple dans le cas contraire. Mais, mieux vaut reconnaître que l'autorité des poètes peut seule faire loi en pareille matière. Car lorsqu'il y a un doute sur le nombre de syllabes qu'il faut assigner à un mot contenant un groupe de voyelles, il est vrai que l'on peut suivre les préceptes empiriques de la versification classique, mais on remarque très vite que les quantités ainsi prescrites sont souvent arbitraires et que de grands poètes se sont souvent contredits à leur sujet.
Ces contradictions que l'on peut remarquer au cours des siècles s'expliquent par les fluctuations de la prononciation. Au cours des siècles des synérèses ont été transformées en diérèses et inversement des diérèses vieillies se sont fondues et se sont muées en synérèses. Mon conseil est de prononcer à haute voix le mot qui nous fait douter et remarquer si la diphtongue est prononcée en une seule émission de voix.
La règle pour les mots en question dans ce poème, est extraite du tableau créé par Martin Saint-René mentionné dans les premiers commentaires par Loïc, ainsi par moi-même, dans l’adresse que j’ai donné :
Dé-li-er : diérèse (3 syllabes), cru-ci-fi-é : diérèse normalement (prononcez délier puis crucifié et faites-moi part de vos remarques.). il-lu-sions : synérèse depuis trois siècles.
Débat intéressant et instructif. Je vous remercie. Et bienvenu à Dagolaborel ! Amitiés. (synérèse)
debbie · le mercredi 25 avril 2018 à 10:05
Poétiquement
Debbie
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