La crêpe et les épinards de Paul Verlaine
Au collège Verlaine, un rien devient un tout ;
Il monte le cri sourd de la folle jeunesse
Qui pour une seule crêpe, exulte de sa liesse !
On les entend partout, on les entend surtout,
Hédonisme enivrant ce jour de chandeleur ;
Ils portent dans leurs yeux le goût de la tartine
De ce simple bonheur, demain à la cantine
Les épinards viendront atténuer l’humeur
De ces gourmets en herbe au goût de Proust, ainsi
Grimaceront-t-ils tous devant l’âcre verdure,
Le bon peut-être amer, du sucre faites fi,
De cet acerbe mets, de la déconfiture
Voyez vos épinards, aliment fonctionnel
Pareil au thé, divin nectar sensationnel !
J.H.
Il monte le cri sourd de la folle jeunesse
Qui pour une seule crêpe, exulte de sa liesse !
On les entend partout, on les entend surtout,
Hédonisme enivrant ce jour de chandeleur ;
Ils portent dans leurs yeux le goût de la tartine
De ce simple bonheur, demain à la cantine
Les épinards viendront atténuer l’humeur
De ces gourmets en herbe au goût de Proust, ainsi
Grimaceront-t-ils tous devant l’âcre verdure,
Le bon peut-être amer, du sucre faites fi,
De cet acerbe mets, de la déconfiture
Voyez vos épinards, aliment fonctionnel
Pareil au thé, divin nectar sensationnel !
J.H.
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3 commentaires
alto · le samedi 6 février 2010 à 19:40
http://www.mespoèmes.net/alto
alto · le dimanche 7 février 2010 à 11:34
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alto · le dimanche 7 février 2010 à 11:35
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