« Oh douce Dame ! »
« Oh douce Dame ! »
Oh douce Dame, comme je suis attristé
De vous voir enveloppée de ce voile noir,
Qui efface vos envies et tue votre alacrité,
Au point de vous ôter le moindre espoir.
Je vous ai, jadis contemplée, douce Dame,
Lorsque le vent agitait vos crêpes de soie,
Intensifiant ainsi votre beauté de femme
Au point, je vous l'avoue, d'en perdre la foi
En ce temps, douce Dame, vous avez choisi
Parmi vos courtisans celui de belle apparence,
Mais il avait aussi, en lui, une moralité noircie,
Qui donna à votre vie un goût acerbe et rance.
Mon affection de vous n'ayant point dépéri
J'ai grand malheur de vous recueillir ainsi
Enfermer dans les douleurs des tromperies
Causées par ce choix que naguère vous fîtes.
Laissez-moi, je vous prie, ma douce Amie,
Vous dire les mots qui calmeront vos fièvres,
Et feront, de nouveau, circuler en vos veines
Le flux d'allégresse qui vous rendra à la vie.
Il suffit pour cela, ma mie, par un doux baiser,
Que mon souffle d'amour, jusqu'alors prisonnier,
Exhale ses essences entre vos délicieuses lèvres,
Faisant renaître, en vous, la joie chasseresse de vos peines.
Johan (JR.).
Oh douce Dame, comme je suis attristé
De vous voir enveloppée de ce voile noir,
Qui efface vos envies et tue votre alacrité,
Au point de vous ôter le moindre espoir.
Je vous ai, jadis contemplée, douce Dame,
Lorsque le vent agitait vos crêpes de soie,
Intensifiant ainsi votre beauté de femme
Au point, je vous l'avoue, d'en perdre la foi
En ce temps, douce Dame, vous avez choisi
Parmi vos courtisans celui de belle apparence,
Mais il avait aussi, en lui, une moralité noircie,
Qui donna à votre vie un goût acerbe et rance.
Mon affection de vous n'ayant point dépéri
J'ai grand malheur de vous recueillir ainsi
Enfermer dans les douleurs des tromperies
Causées par ce choix que naguère vous fîtes.
Laissez-moi, je vous prie, ma douce Amie,
Vous dire les mots qui calmeront vos fièvres,
Et feront, de nouveau, circuler en vos veines
Le flux d'allégresse qui vous rendra à la vie.
Il suffit pour cela, ma mie, par un doux baiser,
Que mon souffle d'amour, jusqu'alors prisonnier,
Exhale ses essences entre vos délicieuses lèvres,
Faisant renaître, en vous, la joie chasseresse de vos peines.
Johan (JR.).

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6 commentaires
debbie · le vendredi 11 mai 2018 à 19:51
Belle soirée à vous
Poétiquement
Debbie.
liameliavq · le vendredi 11 mai 2018 à 21:07
Et de combien je ne pourrai vous le rendre...
Tellement ce cadeau est immense....
Merci cher Johan.
Amitiés...
LN.
Rêveuse · le vendredi 11 mai 2018 à 22:02
Combien j'apprécie vos vers et cette langue inégalable de l'Amour Courtois
Merci pour ce magnifique écrit qui fait du bien à l'âme!
belle soirée à vous
johan · le samedi 12 mai 2018 à 09:51
Il fut un temps reculé que certains historiens jugent suranné, mais qui pourtant est d'une grande richesse culturelle et surtout littéraire notamment dans l'expression délicate et retenue des sentiments amoureux. Etant très imprégné de cette culture médiévale occitane, certains de mes écrits en sont fortement influencés !
Merci pour votre lecture et votre gentil commentaire !
Amicalement !
Johan (JR.).
johan · le samedi 12 mai 2018 à 09:57
Vous m'écrivez là de jolis mots qui sont, en ce jour gris, les rayons de soleil que ma nature affectionne !
Merci mon Amie !
Amitiés !
Johan (JR.).
johan · le samedi 12 mai 2018 à 10:07
Merci pour votre lecture et votre plaisant compliment !
Je suis ravi que vous soyez intéressée
par l'époque en laquelle se diffusait l'amour courtois qui n'est qu'une extension du "fin amor" ou "fina amor" !
Amicalement !
Johan (JR.).
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