« Le miroir de fer »

« Le miroir de fer »
Elle ne se trouvait pas belle !
Pourtant, tous la trouvaient jolie.
« Etre jolie, n'est pas être belle » :
Se disait-elle, jusqu'à l'ennui.
On avait beau lui affirmer, qu'entre
Jolie et belle, seul, un petit rien, était.
Cette différence, sans fin la rongeait
L'emprisonnant dans son triste antre.
Elle cria son mal-être à la face de la terre,
Mais, elle ne fut pas entendue de ceux d'ici bas.
Seul écouta ses complaintes, le maître de l'enfer
Qui, contre don de son âme, la chose arrangera.
Par désespoir la pauvrette accepta ce pacte !
On lui donna alors de métal poli une plaque,
Qui lui renvoyait une image d'elle si belle,
Que tout son chagrin s'enfuit à tire-d'aile.
Chaque fois qu'elle se mirait en ce fer luisant,
Il se creusait un peu, en lui volant un de ses traits.
Doucement sans le savoir en contemplant sa beauté,
Elle se faisait, elle-même, disparaître, irrémédiablement.
Elle disparut donc ainsi dans le brulant néant,
Pour ne point avoir accepté de n'être que jolie.
Belle, elle en eut qu'illusion et en perdit la vie !
Le diable eut donc d'elle, en soufreuse tromperie,
Son âme bien jolie, et son corps si charmant.
De cette histoire, beaucoup, incrédules, souriront en parlant de douce folie.
Pourtant, il n'y a pas si longtemps, au pied de la ruine d'un vieux murage,
En creusant la terre de l'allée pour y seller l'assise d'un banc de pierre polie,
On y trouva, enveloppée d'une peau de cerf, une plaque de fer d'un autre âge,
Dans laquelle était incrustée l'emprunte féminine, de l'image d'un visage
Que certains trouvèrent jolie et d'autres belle.
Johan (JR.).
Elle ne se trouvait pas belle !
Pourtant, tous la trouvaient jolie.
« Etre jolie, n'est pas être belle » :
Se disait-elle, jusqu'à l'ennui.
On avait beau lui affirmer, qu'entre
Jolie et belle, seul, un petit rien, était.
Cette différence, sans fin la rongeait
L'emprisonnant dans son triste antre.
Elle cria son mal-être à la face de la terre,
Mais, elle ne fut pas entendue de ceux d'ici bas.
Seul écouta ses complaintes, le maître de l'enfer
Qui, contre don de son âme, la chose arrangera.
Par désespoir la pauvrette accepta ce pacte !
On lui donna alors de métal poli une plaque,
Qui lui renvoyait une image d'elle si belle,
Que tout son chagrin s'enfuit à tire-d'aile.
Chaque fois qu'elle se mirait en ce fer luisant,
Il se creusait un peu, en lui volant un de ses traits.
Doucement sans le savoir en contemplant sa beauté,
Elle se faisait, elle-même, disparaître, irrémédiablement.
Elle disparut donc ainsi dans le brulant néant,
Pour ne point avoir accepté de n'être que jolie.
Belle, elle en eut qu'illusion et en perdit la vie !
Le diable eut donc d'elle, en soufreuse tromperie,
Son âme bien jolie, et son corps si charmant.
De cette histoire, beaucoup, incrédules, souriront en parlant de douce folie.
Pourtant, il n'y a pas si longtemps, au pied de la ruine d'un vieux murage,
En creusant la terre de l'allée pour y seller l'assise d'un banc de pierre polie,
On y trouva, enveloppée d'une peau de cerf, une plaque de fer d'un autre âge,
Dans laquelle était incrustée l'emprunte féminine, de l'image d'un visage
Que certains trouvèrent jolie et d'autres belle.
Johan (JR.).
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4 commentaires
debbie · le jeudi 14 juin 2018 à 11:27
Merci de ce beau partage.
Belle journée
Amitié
Debbie
johan · le jeudi 14 juin 2018 à 12:52
Ce qui soulevé l'obligation d'être aimé pour ce qu'on est, et non pour ce qu'on parait être !
Sinon, à coup sur c'est la déception qui prend le pas d'abord, suivie presque toujours par la suspicion !
Jolie journée à vous ! (ici le soleil est de retour)
Amitiés !
Johan
mariepaule · le jeudi 14 juin 2018 à 14:23
La beauté est souvent celle de l'intérieur...
Le miroir nous donne toujours l'imge que l'on veut voir de soi....
Cette personne devait souffrir énormément, tout comme celle qui vont se refaire le visage quand les premières rides arrivent et pourtant un visage même ridé est très beau à regarder, quand il est en harmonie avec lui même...
J'ai adoré ton poème conte et aussi à méditer...
Ps: je n'aime pas dire vous...
Amicalement
Marie
johan · le jeudi 14 juin 2018 à 18:24
Merci pour votre lecture et votre gentil commentaire !
Belle soirée !
Amitiés !
Johan
Ps : Alors Marie, ne changeait rien !
:-)
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