« Le temps de mon enfance. »

« Le temps de mon enfance. »
Drôles et drôlesses de mon beau et doux pays,
Laissez là livres, études, leçons et autres ennuis
Venez courir les champs, les bois et les prairies,
Patouiller dans le « riau » (1) comme le canard de barbarie
Bref quoi ! Donner libre cours à vos élans
Débordants de joie et de cris insouciants.
La vie est ainsi faite qu’il vous faut profiter
De l’instant qui est, et non de celui qui vient,
Car des choses de l’avenir, vous ne connaissez rien.
Il sera bien temps pour vous de jouer, les enfants sérieux,
Pour devenir demain, d’influentes dames ou d’importants des messieurs.
Laissez donc cela a ceux qui s’y croient déjà, bêtement effarouchés
Quand ils vous verront, du bâton, monter à l’assaut des bosquets
Et vous égratignerez vos mains et vos bras pour cueillir la mure
Dont le jus barbouillera votre bouche, et vous donnera fière allure.
C’est dans cette buissonnière que sans doute naitront
Vos premiers émois d’amour devant celles ou ceux
Dont les doux et innocents souvenirs, en vos pensées jamais ne s’étioleront.
Johan (JR.).
Drôles et drôlesses de mon beau et doux pays,
Laissez là livres, études, leçons et autres ennuis
Venez courir les champs, les bois et les prairies,
Patouiller dans le « riau » (1) comme le canard de barbarie
Bref quoi ! Donner libre cours à vos élans
Débordants de joie et de cris insouciants.
La vie est ainsi faite qu’il vous faut profiter
De l’instant qui est, et non de celui qui vient,
Car des choses de l’avenir, vous ne connaissez rien.
Il sera bien temps pour vous de jouer, les enfants sérieux,
Pour devenir demain, d’influentes dames ou d’importants des messieurs.
Laissez donc cela a ceux qui s’y croient déjà, bêtement effarouchés
Quand ils vous verront, du bâton, monter à l’assaut des bosquets
Et vous égratignerez vos mains et vos bras pour cueillir la mure
Dont le jus barbouillera votre bouche, et vous donnera fière allure.
C’est dans cette buissonnière que sans doute naitront
Vos premiers émois d’amour devant celles ou ceux
Dont les doux et innocents souvenirs, en vos pensées jamais ne s’étioleront.
Johan (JR.).
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4 commentaires
mariepaule · le lundi 18 juin 2018 à 11:42
L'instant présent est éphèmère, la lecture de ton poème est déjà dans le passé...
Il faut savoir apprécier tout ce que l'on fait dans l(instant présent, que se soit de lire, de travailler, de se balader, mais aussi comme moi, de ne rien faire j'adore...
Johan, quand tu liras mon commentire, il sera passé dans le passé pour moi, mais toi tu le liras dans le présent...Bonne licture
Amicalement
Marie
johan · le lundi 18 juin 2018 à 12:00
lorsque j'ai écrit ce poème, je pensais à quel point nos sociétés technocratiques d'aujourd'hui sont entrain de détruire l'insouciance de l'enfance donc son merveilleux.
Je me rappelais l'extraordinaire liberté que nous avions enfants dans nos campagnes !
Ce poème n'est pas un regret du passé, mais bien un appel à l'insousiance qui est un droit des l'enfants que les adultes n'ont aucun droit de leurs retirer.
Comme vous Marie, j'apprécie le moment présent surtout lorsqu'il est agréable, beaucoup moins lorsqu'il est désagréable :-))
Belle journée à vous !
Amitiés !
Johan
mariepaule · le lundi 18 juin 2018 à 13:27
Quand je renviens, ils sont tous les deux montés sur une chaise, chacun une épouge trempée dans la main essuyant la table..
A mon arrivée, Rémi le plus vieux, me dit Mémé un monstre est venu mettre de la neige tout partout dans ta cuine va chercher ton laser pur le tuer...
Je suis entrée dans leur jeu imaginaire
Pour la neige, j'avais laissé une boite de 1 kg de sel, que je venais juste d'ouvrir.
Ils avait déversé tout le sel sur toute la surface de la cuisine...
Je suis comme toi, je déplore que le modernisme détruit tout, mais surtout la communicaton verval, les gens ne se parlent plus ils s'envoient des sms, mêm parfois quand ils sont face à face..
Nous devenons des robots.
Marie
johan · le lundi 18 juin 2018 à 15:17
Les enfants sont plein d'imagination et vivent vraiment dans le monde qu'ils inventent !
Ce que nous qualifions de bêtises pour eux ne sont que le déroulement normal de leur vie dans leur monde inventé et si, comme vous l'avez fait, vous êtes rentrée dans leur histoire, alors c'est pour eux l'apothéose de la joie dont il se souviendrons toujours.
Merci marie !
Amitiés
Johan
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