« Le monde du rêve et celui de la réalité »

« Le monde du rêve et celui de la réalité »
Je me revois gamin assis sur le parquet ciré,
Au milieu de mes jouets tout en bazar, étalés,
Entré dans un autre monde, coupé de la réalité,
vivant une vie magique que je m'étais inventée.
Là, j'étais un roi menant d'audacieux combats
D'où je sortais rempli de gloires et d'apparats.
Il m'arrivait, à chaque fois que ça se présentait
De sauver de jolies princesses prêtes à m'épouser.
Là encore, je n'étais qu'un pauvre manant indigent,
M'élevant contre les injustices d'un seigneur tyran.
Je menais la révolte, entouré de plein de braves gents,
Qui, ainsi avec moi, pouvaient chasser ce sir mécréant
Dans ce monde fabuleux où tout était à ma portée
J'allais à Toledo pour qu'on m'y forge une épée,
Afin de guerroyer dans le tournoi qu'on y donnait,
Pour gagner la main de la fille du roi de cette cité.
En cette vie de félicité les rêves m'envahissaient,
Remplis des bruits d'armes qui s'entrechoquaient,
Des musiques de luths et flutes qui faisaient virevolter
Dans des éclats de rires les voiles de jeunes effrontées.
Alors vous comprenez pourquoi l'école, je n'aimais pas,
Car pour y aller, il me fallait de mon univers m'arracher.
J'en ai voulu au monde entier de ce retour à la réalité.
Le temps passant, aujourd'hui, il me faut constater,
Que toujours mes rêves d'enfance m'ont accompagné.
Epílogo español
Amparo, ma grand-mère de là-bas, il y a longtemps,
M’avait offert, de Toledo,, ma première « espada »
Ce n’était là que perpétuer une tradition familiale
Qui allait réaliser mon plus beau rêve d’enfant !
Ce rêve, avant de doucement me quitter,
En avait, peu à peu, fait naître un autre.
Celui de forger, puisque mon métier s’était,
En ce bel acier ibérique, une seconde épée.
Ainsi, lors d’un séjour coutumier, en cette belle ville de Toledo
Dans la forge de mon ami José Antonio, j'ai forgé moi-même
En ce lieu magique, l'épée seconde qui habitait ma pensée !
Ses tranchants sont, d'acier dur et coupant, comme l'est la réalité,
Son cœur est lui, d'acier doux, comme le veulent les rêves des fées.
Johan (JR.).
Je dédie ce poème, enfin retrouvé, à celle à qui je l’avais promis !
Je me revois gamin assis sur le parquet ciré,
Au milieu de mes jouets tout en bazar, étalés,
Entré dans un autre monde, coupé de la réalité,
vivant une vie magique que je m'étais inventée.
Là, j'étais un roi menant d'audacieux combats
D'où je sortais rempli de gloires et d'apparats.
Il m'arrivait, à chaque fois que ça se présentait
De sauver de jolies princesses prêtes à m'épouser.
Là encore, je n'étais qu'un pauvre manant indigent,
M'élevant contre les injustices d'un seigneur tyran.
Je menais la révolte, entouré de plein de braves gents,
Qui, ainsi avec moi, pouvaient chasser ce sir mécréant
Dans ce monde fabuleux où tout était à ma portée
J'allais à Toledo pour qu'on m'y forge une épée,
Afin de guerroyer dans le tournoi qu'on y donnait,
Pour gagner la main de la fille du roi de cette cité.
En cette vie de félicité les rêves m'envahissaient,
Remplis des bruits d'armes qui s'entrechoquaient,
Des musiques de luths et flutes qui faisaient virevolter
Dans des éclats de rires les voiles de jeunes effrontées.
Alors vous comprenez pourquoi l'école, je n'aimais pas,
Car pour y aller, il me fallait de mon univers m'arracher.
J'en ai voulu au monde entier de ce retour à la réalité.
Le temps passant, aujourd'hui, il me faut constater,
Que toujours mes rêves d'enfance m'ont accompagné.
Epílogo español
Amparo, ma grand-mère de là-bas, il y a longtemps,
M’avait offert, de Toledo,, ma première « espada »
Ce n’était là que perpétuer une tradition familiale
Qui allait réaliser mon plus beau rêve d’enfant !
Ce rêve, avant de doucement me quitter,
En avait, peu à peu, fait naître un autre.
Celui de forger, puisque mon métier s’était,
En ce bel acier ibérique, une seconde épée.
Ainsi, lors d’un séjour coutumier, en cette belle ville de Toledo
Dans la forge de mon ami José Antonio, j'ai forgé moi-même
En ce lieu magique, l'épée seconde qui habitait ma pensée !
Ses tranchants sont, d'acier dur et coupant, comme l'est la réalité,
Son cœur est lui, d'acier doux, comme le veulent les rêves des fées.
Johan (JR.).
Je dédie ce poème, enfin retrouvé, à celle à qui je l’avais promis !
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10 commentaires
debbie · le mardi 26 juin 2018 à 21:30
Passe une très belle soirée cher ami poète
Debbie
mariepaule · le mardi 26 juin 2018 à 22:06
Quand l'enfant rêve éveillé, il fabrique des mondes et des aventures marveilleuses
Tu m'as fait retournée dans mon enfance, je voulais être missionnaire, c'était mon rêve et en plus je regrette de ne pas l"avoir réalisé ce rêve....
Belle soirée Johan
Amitié
Marie
Susan* Coquelicot * · le mercredi 27 juin 2018 à 07:15
Merci pour ce joli rêve ...
Ta plume l'a écrit avec merveille , j'ai adoré ...
En te lisant , j'ai revu la belle ville de Tolède !
Merci pour ton beau partage qui m'a renvoyée en Espagne , une douce et belle rêverie matinale ...
J'ai aimé te lire , merci encore !
Belle journée ensoleillée Johan !
Amitiés.
Susan
johan · le mercredi 27 juin 2018 à 11:46
Ce matin, de retour de ma balade en forêt, le potager et le jardin des fleurs ont pris beaucoup de mon temps car la semaine prochaine je pars en voyage.
Oui, comme tu le vois j'ai retrouvé ce poème qui a fait parti d'un petit recueil destiné à la famille, qui s'appelait "Andalucía, corazón y alma" (Andalousie, cœur et âme).
C'est vrai, Toledo n'est pas aujourd'hui une cité andalouse, mais elle fit partie, au 10ème siècle, de la grande Al-Andalus. Ce fut donc pour cette raison que j'avais inclus ce poème dans ce petit recueil très confidentiel.
Je te souhaite une jolie journée !
Amitiés !
Johan
johan · le mercredi 27 juin 2018 à 11:51
On regrette toujours un peu de ne pas pouvoir réaliser ses rêves !
Mais parfois la vie ne nous en donne pas la possibilité !
Je vous souhaite une belle journée !
Amitiés !
Johan
johan · le mercredi 27 juin 2018 à 11:57
Je vois que vous connaissez Toledo et ses merveilles !
Alors, mis à part mes rêves d'enfance, vous comprenez pourquoi j'y suis très attaché !
Toledo ne se décrit pas, elle se vit !
Jolie journée à vous !
Amitiés !
Johan
debbie · le mercredi 27 juin 2018 à 12:50
Magnifique journée à toi
Avec tout mon amitié
Debbie
johan · le mercredi 27 juin 2018 à 14:35
Je pars en direction du sud, dans la province de Ganada, dans un petit village sur la cote méditerranéenne, au pieds des Alpujarras.
Mes yeux engrangeront sans doute de jolies images qui pourront, qui sait, êtres les inspiratrices une écriture poétique!
Amitiés !
Johan
debbie · le mercredi 27 juin 2018 à 17:03
Amitié
Debbie
johan · le jeudi 28 juin 2018 à 11:34
Oui les Alpujarras sont magiques !
C'est un chapelet de petits villages aux maisons blanches suspendus aux montagnes au pied de la Sierra Nevada ! Les habitants de ces lieux, sont fiers, joviales et généreux !
Poétiquement parlant, c'est l'endroit où est né le grand poète Frederico Garcia Lorca que ma grand-mère aimait beaucoup car il avait donné son prénom à un de ses poèmes !
Comme il est assez cout, je te le mets ici ! le prénom Amparo signifie « protection, refuge, abris »
« Amparo » (dos muchachas)
Amparo,
Que tu es seule dans ta maison!
Vêtue de blanc!
(Équateur entre le jasmin et le nard!)
Écoute les merveilleux
Sons de ton patio,
La faible trille jaune
Du canari.
Le soir tu vois trembler
Les cyprès avec les oiseaux,
Tandis que tu brodes lentement
Des lettres sur le canevas.
Amparo,
Que tu es seule dans ta maison!
Vêtue de blanc!
Amparo,
Et qu'il est difficile de te dire
Je t'aime!
Federico Garcia Lorca ("Poema del Cante jondo" - 1921)
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