« Elle s’en va »
« Elle s’en va »
Ce matin je marche dans ce sous-bois,
Le cœur révolté par cette fin d’amour,
Qu’elle m’a annoncé être son choix,
Afin d’assouvir sa passion d’un jour
Je devrais musarder sous cette calme futaie,
Au lieu de presser le pas et ne rien admirer.
Mais en conscience je me laisse enfermer
Dans une colère qui empêche toute lucidité.
Mon cœur exacerbé met ma tête en éruption,
M’empêchant d’avoir toute pensée structurée
Mais y fixant cette lancinante et tuante question
« Dieu, où ai-je donc, en mon amour démérité ? »
Me voilà déjà arrivé à la lisière de la forêt,
Sans grand souvenir des endroits traversés.
De réponse à ma question j’ai peu à espérer,
Joignant ainsi le chagrin à ma désespérance
Johan (JR.).
Ce matin je marche dans ce sous-bois,
Le cœur révolté par cette fin d’amour,
Qu’elle m’a annoncé être son choix,
Afin d’assouvir sa passion d’un jour
Je devrais musarder sous cette calme futaie,
Au lieu de presser le pas et ne rien admirer.
Mais en conscience je me laisse enfermer
Dans une colère qui empêche toute lucidité.
Mon cœur exacerbé met ma tête en éruption,
M’empêchant d’avoir toute pensée structurée
Mais y fixant cette lancinante et tuante question
« Dieu, où ai-je donc, en mon amour démérité ? »
Me voilà déjà arrivé à la lisière de la forêt,
Sans grand souvenir des endroits traversés.
De réponse à ma question j’ai peu à espérer,
Joignant ainsi le chagrin à ma désespérance
Johan (JR.).

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6 commentaires
Rêveuse · le mercredi 25 juillet 2018 à 09:51
Quel poème poignant !
Vous nous faites ressentir la douleur de la "trahison" et combien elle sème de perturbations en nos coeurs!
Avec toutes les questions et remises en cause....
Merci de ce poème émouvant!
belle journée et amitiés!
mariepaule · le mercredi 25 juillet 2018 à 09:52
Le désespoir est très marqué dans tes mots...
Car même ta chère forêt ne te console pas...
Tu parles de la vie, peut être d'une personne qui va s'en aller loin, mais cela fait partie de la vie malheureusement.
Amitié
Marie
scorpionne · le mercredi 25 juillet 2018 à 12:51
On se pose tellement de questions quand l'être aimé décide de nous quitter... Il y a, dans votre poème, toute la tristesse d'un homme que rien n'apaise, pas même son habituelle promenade en forêt.
Je vous souhaite un agréable mercredi Johan.
Amicalement,
Jocelyne
johan · le mercredi 25 juillet 2018 à 15:57
Merci pour votre lecture !
En ce poème, j'ai voulu faire ressortir l'obsession de culpabilité qui s'installe dans nos pensées lorsque se rompt un attachement amoureux sans qu'on puisse, en soi, en trouver la raison !
Je vous souhaite un bel après-midi !
Amitiés !
Johan
johan · le mercredi 25 juillet 2018 à 16:13
Tout commence, et tout fini, il en est ainsi pour toute chose qu'elle en soit la raison, même en amour. cela est dans l'ordre des choses !
Je veux dans cet écrit faire ressortir la nature très spécifique de la souffrance obsessionnelle qui découle d'une fin d'amour inattendue qui se traduit par l'incompréhension puis la colère non maitrisées par notre pensée.
Un peu comme une chanson qui vous envahie la tête et que vous ne pouvez pas faire sortir de votre esprit !
Merci pour votre lecture !
bon après-midi à vous !
Amitiés !
Johan
johan · le mercredi 25 juillet 2018 à 16:28
Et pourtant je vis dans le Berry dont George Sand a écrit : " Il n'est point de souffrance que ce pays n'apaise."
La souffrance découlant d'une rupture d'un grand et long amour aurait été, j'en suis certain, apaisée par les bienfaits de la Nature.
Mais il en est bien autre chose de la souffrance lorsqu'elle découle d'un éphémère caprice amoureux car elle ôte tout aide extérieure à soi-même et en fait une lancinante obsession qui rend impossible l'effet salvateur de la Nature !
Je vous souhaite un bel après-midi!
Amitiés !
Johan
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