« Amitié Amour »

« Amitié Amour »
Douce Dame, il me faut vous oublier,
Car un amour entre nous c'est inséré.
Rien de ça ne serait mal, si ce n'était
Que vous, belle Dame, à gentil sir vous êtes mariée.
Je peste après cet amour qui brusquement surgit,
En faisant voler en éclats notre complicité d'amis.
Vous prendre la main devient maintenant un chagrin,
Alors que, dans l'amitié, ce geste était bien anodin
La faute vient de moi jolie Dame, et non de vous !
En ami toujours vous continuez à me considérer.
Vos gestes et vos paroles par mon cœur sont dévoyés,
De l'innocence fraternelle dont vous les entourez.
Il me faut donc partir loin de vous avant que vous ne sentiez
Que mon regard sur vous d'amitié en amour s'est transformé,
Car par-dessus tout je ne veux vous voir souffrir ou blessée
Par ce manque de raison que mon cœur fou a engendré.
Demain je ne serai donc plus votre page et me ferai écuyer
Pour servir votre époux à la guerre dans des terres reculées
Ainsi, de vous, j'aurai toujours des nouvelles par vos messages
Qui, j'en suis certains s'inquiéteront pour lui et s' s'enquerront de moi.
Johan (JR.).
Douce Dame, il me faut vous oublier,
Car un amour entre nous c'est inséré.
Rien de ça ne serait mal, si ce n'était
Que vous, belle Dame, à gentil sir vous êtes mariée.
Je peste après cet amour qui brusquement surgit,
En faisant voler en éclats notre complicité d'amis.
Vous prendre la main devient maintenant un chagrin,
Alors que, dans l'amitié, ce geste était bien anodin
La faute vient de moi jolie Dame, et non de vous !
En ami toujours vous continuez à me considérer.
Vos gestes et vos paroles par mon cœur sont dévoyés,
De l'innocence fraternelle dont vous les entourez.
Il me faut donc partir loin de vous avant que vous ne sentiez
Que mon regard sur vous d'amitié en amour s'est transformé,
Car par-dessus tout je ne veux vous voir souffrir ou blessée
Par ce manque de raison que mon cœur fou a engendré.
Demain je ne serai donc plus votre page et me ferai écuyer
Pour servir votre époux à la guerre dans des terres reculées
Ainsi, de vous, j'aurai toujours des nouvelles par vos messages
Qui, j'en suis certains s'inquiéteront pour lui et s' s'enquerront de moi.
Johan (JR.).
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10 commentaires
Rêveuse · le lundi 27 août 2018 à 17:22
J'avouerai être "éblouie" et touchée par votre poème, il me touche beaucoup, car il est écrit avec une réelle sincérité et un esprit chevaleresque que beaucoup d'hommes devraient vous envier !
Merci d'écrire d'aussi belles choses et de "respecter " ainsi les belles Dames!
avec mon amitié , belle fin de journée et merci!
debbie · le lundi 27 août 2018 à 18:22
Belle soirée à toi mon ami
Avec mon Amitié la plus sincère
Debbie
johan · le lundi 27 août 2018 à 18:44
La galanterie et le respect envers les dames et damoiselles étaient sans cesse présents chez les troubadours
La lecture de leurs œuvres ont du m'imprégner naturellement de leur façon de considérer les femmes.
Amitiés !
Johan
johan · le lundi 27 août 2018 à 18:49
Le regard est la fenêtre de l'âme et le langage en est son expression.
jolie soirée !
Amitiés !
Johan
liameliavq · le mardi 28 août 2018 à 09:07
J'ai plaisir à retrouver ici ce poème de vous que j'avais découvert sur l'autre site où nous avions fait connaissance.
Sa lecture m'a tout autant que la première fois emplie de tendresse romantique comme il m'a emmenée visiter le temps et le pays des coeurs des troubadours. Beaucoup de charmes intemporels...
Belle journée mon ami.
Bisous.
LN.
aurorefloreale · le mardi 28 août 2018 à 10:28
tiamaraa · le mardi 28 août 2018 à 12:32
Amitié poétique
Tiamaraa
johan · le mardi 28 août 2018 à 14:42
Je savais que vous reconnaitriez ce poème ! Il est inspiré d'un conte d'amour écrit entre 1130 et 1150, par Jaufré Rudèl prince de Blaye. On le nommait "Le troubadour de l'amour lointain "
Il est aussi connu pour son amitié puis son amour platonique pour la comtesse Hodierne de Tripoli qu'il n'avait jamais vu !
C'est pour la connaitre qui part faire la 2ème croisade mais il tombe malade et arrive à Tripoli pour mourir dans les bras de la belle comtesse qui de douleur, entra le même jour au couvent.
Voilà mon Amie, vous savez tout sur ce qui m'a entrainé dans l'écriture de ce poème "Amitié Amour"
Belle journée à vous !
Johan
johan · le mardi 28 août 2018 à 14:50
Durant toute la période médiévale occitane, Les égards qu'on devait à une femme étaient pour tous les hommes qui avaient reçu une éducation une façon d'être qui relèverait aux dames qu'ils courtisaient, les traits de leurs caractères !
Amicalement !
Johan
johan · le mardi 28 août 2018 à 14:56
Il semble que tout soit dans la prise en compte de sa propre responsabilité lors d'un acte ou d'un dire.
Amicalement !
Johan
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