« Gitana »

Carnet de voyage (5)
« Gitana »
En cette terre que brule le soleil,
Où le chardon est devenu paille,
Où les taureaux s’ensommeillent,
Elle se languit, où qu’elle aille.
Pourtant, elle aime l’Andalousie !
Mais cet amour ne luit que la nuit,
Lorsque le jour se noie dans la mer,
Quand l’air porte ses senteurs orangères.
Alors, à la lueur d un feu de bois flottés,
La gitane attise le chant de son cœur,
Pour qu’il chasse de sa vie, ses malheurs,
Par une complainte à son âme, adressée.
Puis cette mélancolie, doucement, s’endort,
Pour laisser vibrer les peaux des penderetas,
Qui, endiablant, les guitares aux cordes d’or,
Transforment, ainsi, toute la plage en feria.
Alors, devant ce feu crépitant, le corps offert,
La gitane, danse, pleure et balance ses hanches,
Au rythme envoutant de cette musique arabo-ibère,
Jusqu’à ce que son âme, enfin, s’envole en prière.
Johan (JR.).
Image d'illustration ; "Encre flamenco" Aquarelle de Josette Marrel - 2008
« Gitana »
En cette terre que brule le soleil,
Où le chardon est devenu paille,
Où les taureaux s’ensommeillent,
Elle se languit, où qu’elle aille.
Pourtant, elle aime l’Andalousie !
Mais cet amour ne luit que la nuit,
Lorsque le jour se noie dans la mer,
Quand l’air porte ses senteurs orangères.
Alors, à la lueur d un feu de bois flottés,
La gitane attise le chant de son cœur,
Pour qu’il chasse de sa vie, ses malheurs,
Par une complainte à son âme, adressée.
Puis cette mélancolie, doucement, s’endort,
Pour laisser vibrer les peaux des penderetas,
Qui, endiablant, les guitares aux cordes d’or,
Transforment, ainsi, toute la plage en feria.
Alors, devant ce feu crépitant, le corps offert,
La gitane, danse, pleure et balance ses hanches,
Au rythme envoutant de cette musique arabo-ibère,
Jusqu’à ce que son âme, enfin, s’envole en prière.
Johan (JR.).
Image d'illustration ; "Encre flamenco" Aquarelle de Josette Marrel - 2008
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8 commentaires
Rêveuse · le samedi 22 septembre 2018 à 10:59
Qu'elle est bien "croquée" dans votre poème cette gitane, la nuit est son royaume, la passion contenue dans sa danse nous emporte bien loin d'ici
vers les terres andalouses!
grand merci et bonne journée de samedi !
Avec mes amitiés hispanisantes!
Macha.... · le samedi 22 septembre 2018 à 17:00
moi qui aime tant les musique.... les dans gitanes....le flamenco... je ne peux qu'aimer votre poésie sur cette gitane... j'ai moi-même écrit sur la petite gitane... bon samedi.... amicalement .... macha...
debbie · le samedi 22 septembre 2018 à 18:02
l'impression d'assister à ce merveilleux spectacle! Il y a plus qu'une simple danse il y a aussi un fort ressenti au travers tes mots !
J'ai beaucoup aimé !!
Belle soirée !
Avec tout mon Amitié
Debbie
johan · le dimanche 23 septembre 2018 à 11:37
Federico. Garcia Lorca, poète que j'aime beaucoup disait : « Le gitan est ce qu’il y a de plus élevé, de plus aristocratique dans mon pays, celui qui garde la braise, le sang et l’alphabet de la vérité andalouse et universelle ».
Pour voir et écouter le vrai flamenco, il faut abandonner le chemin touristique comme celui du Sacromonte à Granada, mais, plutôt, aller trainer sur les plages du côté de Roquetas de Mar, Almerimar, Guardias de Veujas, Balerma, Balanegra etc. jusqu'à Salobreña.
En ces lieux où les Gitans sont aussi exploités dans les serres et les vergers, on découvre vraiment la richesse et la diversité du flamenco et des familles gitanes qui le pratiquent.
Je vous souhaite un beau dimanche !
Ici, en Berry le ciel est gris et le vent chargé de gouttelettes d'eau, est assez fort.
Amitiés !
Johan
johan · le dimanche 23 septembre 2018 à 11:39
Merci pour votre lecture et votre gentil commentaire !
Amitiés !
Johan
johan · le dimanche 23 septembre 2018 à 11:56
C'est bien tardivement que je réponds à ton commentaire, mais hier, je suis allé à Blois (ma ville natale) pour guider des amis espagnol(e)s lors de leur visite au château dont je connais tous les recoins et toute l'histoire.
J'ai grandi à deux pas et j'ai restauré les ferronnerie de ce château il y a longtemps, mais ça ne s'oublie pas !
Comme je viens de le dire à Rêveuse, C'est sur les plages autour de Motril et de Salobreña qu'il faut aller pour vraiment trouver l'âme gitane et l'authenticité du flamenco et surtout pas dans les bars pour touristes des grandes villes andalouses !
Là le flamenco est spontané, sans contrepartie économique, juste pour que la culture gitane perdure.
Je te souhaite un beau dimanche mon Amie !
Avec toute mon Amitié !
Johan
scorpionne · le vendredi 28 septembre 2018 à 11:35
Quel magnifique poème ! A travers vos mots, votre gitane prend vie, danse sous nos yeux, et on ne peut qu'admirer le spectacle qu'elle nous offre. Un spectacle vivant et empli d'émotions.
Beau vendredi à vous cher Johan.
Bien amicalement,
Jocelyne
johan · le vendredi 28 septembre 2018 à 16:19
Ils me touchent !
Amitiés !
Johan
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