Le givre sur l’étrave …

Fragments IV
Le givre sur l’étrave …
Au printemps, aime le souffle, la vie
Comme une joie bleuie / offerte
Comme un lys, comme un mirage ;
Comme un marbre blanchi, sans l’être
Vient le voyage / le temps trépassé
Où se brulent les étoiles / la cendre et la lave
Vient le pas / l’insoumission exilée
Où se consument les étés / leurs notes suaves
A l’automne s’étiole la sève / ma mie
Comme une belle noirceur entrouverte,
Comme un chemin, comme un présage,
Comme un amour sans fenêtres…
Vient l’ambroisie / le temps brulé
Où se figent les amants / le givre sur l’étrave
Vient l’immobile / le rivage délaissé
Où se s’incline l’hiver / d’une larme slave
JB
Le givre sur l’étrave …
Au printemps, aime le souffle, la vie
Comme une joie bleuie / offerte
Comme un lys, comme un mirage ;
Comme un marbre blanchi, sans l’être
Vient le voyage / le temps trépassé
Où se brulent les étoiles / la cendre et la lave
Vient le pas / l’insoumission exilée
Où se consument les étés / leurs notes suaves
A l’automne s’étiole la sève / ma mie
Comme une belle noirceur entrouverte,
Comme un chemin, comme un présage,
Comme un amour sans fenêtres…
Vient l’ambroisie / le temps brulé
Où se figent les amants / le givre sur l’étrave
Vient l’immobile / le rivage délaissé
Où se s’incline l’hiver / d’une larme slave
JB
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3 commentaires
DIDOU · le mercredi 13 mars 2013 à 07:58
joart · le mercredi 13 mars 2013 à 09:25
José · le jeudi 14 mars 2013 à 09:15
Une très belle métaphore filée.
Amitiés.
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