L'Ultime Lueur

Au ciel, l’azur cède la place,
Griffe d’acier d’un bleu profond,
Au soir qui grise sa surface,
Prenant de l’instant possession.
Ogre céleste meurtrier,
L’horizon, taché de vermeil,
Revient du macabre banquet
Où vif il saigna le soleil.
Mornes, les vagues se retirent,
Endossant la teinte d'ébène
De l’obscur sable où expire
L'ultime lueur, humble, vaine.
Et dans le noir le vent recueille,
Couvrant la mer austèrement,
Mes pensées vides qui s’endeuillent
D'un nouveau jour mort sur l’estran.
Griffe d’acier d’un bleu profond,
Au soir qui grise sa surface,
Prenant de l’instant possession.
Ogre céleste meurtrier,
L’horizon, taché de vermeil,
Revient du macabre banquet
Où vif il saigna le soleil.
Mornes, les vagues se retirent,
Endossant la teinte d'ébène
De l’obscur sable où expire
L'ultime lueur, humble, vaine.
Et dans le noir le vent recueille,
Couvrant la mer austèrement,
Mes pensées vides qui s’endeuillent
D'un nouveau jour mort sur l’estran.
4 commentaires
domi/amimots · le lundi 25 mai 2015 à 17:14
amitiés
larose · le lundi 25 mai 2015 à 19:38
ça fait longtemps!! De ta main les roses fleuriront toujours!! Très beau!! Merci!! Biz
imparfait · le vendredi 29 mai 2015 à 17:20
Je n'avais jamais pensé regarder la nuit descendre avec de telles images et c'est ce qui donne encore plus de contraste à la magie de tes vers.
Merci pour ce moment de lecture.
Bises cher José
José · le mercredi 3 juin 2015 à 15:38
Ah oui ça fait longtemps ma chère Larose, mais je te lis toujours, bises.
Merci de ton passage Imparfait, il m'arrive très souvent, promenant mon chien loin sur la plage, d'être surpris par la nuit. C'est un moment intense et propice au 'lâcher prise' d'où le dernier quatrain!
Bises chère amie.
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