Si Seulement J’avais Racines

Je rêverais avoir racines
Pour rester au sol bien rivé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les premiers chers élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Que soit le ciel fête ou bien pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse,
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
Pour rester au sol bien rivé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les premiers chers élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Que soit le ciel fête ou bien pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse,
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
6 commentaires
paula3712 · le samedi 3 septembre 2016 à 17:14
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 4 septembre 2016 à 08:41
Les arbres, témoins du temps, délivrent leur message. Ton illustration me fait penser à d'étranges arbres qui m'ont fasciné, il y a peu, en Virginia, dans un parc naturel, en bordure d'une Freeway : des "tendril vines". Etrange, interpelant, growing grapple like tendrils. Qui appellent à "la paix des nuages" comme tu l'écris à la fin de ton poème. Oui ton poème m'interpelle et m'a fait penser à ces arbres. Amitiés...et bonne rentrée. Philip
www.mespoemes.net/philipchevalier
Ivy · le lundi 5 septembre 2016 à 12:19
Sans vouloir faire un jeu de mots...
A défaut de racines, tu peux toujours prendre des ailes...pour aller plus haut ! Bonne rentrée, back to school !
Bises
domidom · le mardi 6 septembre 2016 à 13:42
Nos racines nous permettent de traverser le temps, quelquefois en courbant le dos, pourtant, nous retrouvons toujours assez de force pour nous redresser...
Une merveilleuse poésie...
Bisous, Domie...
José · le samedi 29 octobre 2016 à 08:55
Amitiés.
Ivy · le samedi 29 octobre 2016 à 16:16
J'y vais avant de prendre racine devant l'ordi ! Till next !
Bizz
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