Sidération

J’observe avec sidération la mer…
Jamais vents, pluies n’ont été si furieux…
Le ciel semble un océan à l’envers
D'où chuteraient mille sabres affreux.
Les goélands sont eux-mêmes en panique,
Ne discernant plus de l’onde l’élan
Dans ce grand tableau d’un gris métallique
Qui gronde et tournoie comme un ouragan.
J’aperçois au loin de frêles rafiots,
Sur des crêtes blêmes, tentant de fuir,
Que des paquets de mer, lourds et brutaux,
Sans aménité voudraient engloutir.
Certains dans cette épreuve ont quelque chance
Et parviennent à rejoindre le port
Où je me trouve, dans la délivrance
D’avoir échappé au péril de mort.
Les marins sortent, sous le ciel de bistre
Des glaives d'ombre sont les récifs noirs,
L’océan poursuit ses clameurs sinistres
Qui glacent le sang, déchirant le soir.
Leurs lèvres tremblent… De peur ? De fortune ?
Les yeux sont au large et prient notre Dame
Pour les compagnons, dans ce ciel sans lune,
Restés captifs de l’abime des lames.
Jamais vents, pluies n’ont été si furieux…
Le ciel semble un océan à l’envers
D'où chuteraient mille sabres affreux.
Les goélands sont eux-mêmes en panique,
Ne discernant plus de l’onde l’élan
Dans ce grand tableau d’un gris métallique
Qui gronde et tournoie comme un ouragan.
J’aperçois au loin de frêles rafiots,
Sur des crêtes blêmes, tentant de fuir,
Que des paquets de mer, lourds et brutaux,
Sans aménité voudraient engloutir.
Certains dans cette épreuve ont quelque chance
Et parviennent à rejoindre le port
Où je me trouve, dans la délivrance
D’avoir échappé au péril de mort.
Les marins sortent, sous le ciel de bistre
Des glaives d'ombre sont les récifs noirs,
L’océan poursuit ses clameurs sinistres
Qui glacent le sang, déchirant le soir.
Leurs lèvres tremblent… De peur ? De fortune ?
Les yeux sont au large et prient notre Dame
Pour les compagnons, dans ce ciel sans lune,
Restés captifs de l’abime des lames.
6 commentaires
susan*coquelicot* · le jeudi 26 mars 2020 à 13:10
Tes vers décrivent admirablement la violence de l'océan !!!
J'aime beaucoup !
Je souris parce que ce matin j'ai également écrit sur la mer, mon poème est très différent, tu verras quand je le posterais !
Passes un bel après-midi et merci encore pour ce voyage au bord de la mer !
Bises amicales.
mouchetyves · le jeudi 26 mars 2020 à 14:51
Il est décrit à merveille et on plonge dedans secoué par les éléments. Merci de ce joli partage. Amitié Yves
worrell02 · le jeudi 26 mars 2020 à 16:24
Bon après-midi cependant.
Ivy
vertflo · le jeudi 26 mars 2020 à 22:01
En tant que natif de La Rochelle, tu penses bien que ton poème ( qui ne donne pas dans le vague ) a remué bien des souvenirs de mon enfance.
L'atlantique déchaînée qu'est ce que c'est beau.
En vérité, la mer n'est belle que lorsque elle nous offre le spectacle que tu nous décrit.
Une mer '' d'huile '', ça fait '' tâche ''.
Et puis à la lecture de ton texte, il n'y a pas que la mer que j'ai vu et sentie,
j'y ai vu aussi le flux et le reflux, les colères, les drames de nos sentiments comparables aux tempêtes maritimes.
Ca me fait penser au poème de Victor Hugo : '' Oceano Nox '' qui parle de la mer et des marins.C'est différent certes, mais '' l'ancre '' et '' l'encre '' restent les même.
Pourrais-tu me dire si l'illustration est une peinture et de qui, ou est-ce une photo.
Je trouve ton choix judicieux de cette photo pour ton texte dont je sens encore les embruns.
Bonne fin de soirée
Claude
mariepaule · le vendredi 27 mars 2020 à 10:02
Dans tes vers il y a une forte violence, elle est réelle, car la mer peut être et, est meurtrière.
Et portant les images que nous renvoie ton poème sont magnifique, étant née au bord de la mer, j'ai vu et entendu les vagues et le bruit qu'elles font quand elle se jette sur les récifs.
Un très beau poème
Belle journée
Marie
José · le vendredi 27 mars 2020 à 11:04
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.