Sous Mon chêne

Je viens ici sous le grand chêne
A chaque fois que je le peux
Quand mon âme n’est plus sereine
Et demande à souffler un peu.
Son torse élargi par les ans
Arbore un gris velours ridé
Et je crois voir, longeant son flanc,
Les rudes labours du passé,
Les temps laborieux en des champs
Où vaquaient en troupes légères
Les glaneuses, le dos courbant,
Qui ramassaient le blé à terre.
Levant mes yeux vers sa ramure
Peuplée de bruissements étranges,
J’imagine la chevelure
Qui ornerait le front d’un ange,
Dans cette verte profondeur
Qui cachent des songes éteints,
Que semblent veiller les lueurs
En bleus lambeaux, d’un ciel divin.
Appuyé contre lui, taiseux,
Le regard plongé sur la plaine,
Quand le réel tisse ses nœuds,
Il m’est bon être sous mon chêne.
https://youtu.be/j-W7-5iaG9Q
A chaque fois que je le peux
Quand mon âme n’est plus sereine
Et demande à souffler un peu.
Son torse élargi par les ans
Arbore un gris velours ridé
Et je crois voir, longeant son flanc,
Les rudes labours du passé,
Les temps laborieux en des champs
Où vaquaient en troupes légères
Les glaneuses, le dos courbant,
Qui ramassaient le blé à terre.
Levant mes yeux vers sa ramure
Peuplée de bruissements étranges,
J’imagine la chevelure
Qui ornerait le front d’un ange,
Dans cette verte profondeur
Qui cachent des songes éteints,
Que semblent veiller les lueurs
En bleus lambeaux, d’un ciel divin.
Appuyé contre lui, taiseux,
Le regard plongé sur la plaine,
Quand le réel tisse ses nœuds,
Il m’est bon être sous mon chêne.
https://youtu.be/j-W7-5iaG9Q
7 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 24 février 2021 à 17:10
Voici de ces poèmes surgis de ces vagues à l'âme qu'inspire la lente mais proche arrivée du Printemps. Mais....l'âme est sereine, comme tu le souligne dès ton premier quatrain.
Le vers suivant donne comme....le sens de la vie simple, qui apaise l'âme /
"caresse des instants précieux"
Car dans notre monde fait de tumulte, le vrai bonheur n'est pas dans l'agitation de l'esprit, à la recherche de feux d'artifices vains.
Dans tes mots, sous "ton' chêne" tout est calme et volupté" comme l'a dit un autre poète. Il reste bien des "songes éteints" mais ils sont dans notre paysages, et ils y restent, sans tristesse ni regret.
Ils font partie de notre toile que l'âme a peinte, dans l'apaisement.
Bien à toi, José, avec ma fidèle amitié poétique.
Philip
José · le mercredi 24 février 2021 à 19:05
J'aime les commentaires comme le tien qui délivrent une interprétation cohérente du poème après une lecture qui n'a pu être qu'attentive et méthodique des procédés, images, sonorités, rythme utilisés.
Souvent, sur d'autres poèmes que les miens, je me suis dis en lisant tes commentaires "tiens, c'est juste cette analyse" alors que de prime abord je n'avais pas perçu tel ou tel poème sous le même angle; du coup, en les relisant, d'autres portes s'ouvrent et je perçois parfois les poèmes différemment.
Alors merci de prendre le temps comme ici de donner ton analyse.
Belle soirée
rivaudais · le mercredi 24 février 2021 à 23:09
henridurtal · le jeudi 25 février 2021 à 09:03
liameliavq · le jeudi 25 février 2021 à 11:43
Toujours est-il que ton écriture de ce thème a réussi à me transporter dans l'alternance de l'ombre à la lumière sous les trouées des jeunes feuilles bruissant de la brise du Printemps...
Un moment précieux d'apaisement à lever la tête en cherchant les anges.
Bisous José.
LN.
debbie · le jeudi 25 février 2021 à 14:45
Bel après midi
Avec ma poétique amitié
Debbie
Macha · le vendredi 26 février 2021 à 12:04
belle poésie sur ce chêne qui laisse des souvenirs.... belle journée....macha...
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