Le Dernier Repas

Ils furent donc treize autour de la Table,
Avec au centre, Celui qui S’offrait,
Né trente-trois ans plus tôt dans l’étable
Du ventre de Marie, l’Immaculée.
La promesse d’une libération
Inscrite sur la mémoire des pierres
Touchait ce soir-là à sa conclusion,
A mesure qu’Il remplissait les verres.
Sans savoir, ils buvaient son héritage…
A droite et à gauche, aux yeux de chacun
Un grand bonheur éclairait les visages
A peine avaient-ils partagé le Pain.
Comme un berger penché sur ses brebis,
Tandis qu’un orage armait son fracas,
Sa tendresse à Lui resta infinie
Malgré le spectre qui le traversa
Du feu de la Passion incontournable
Le lendemain, qu’il devait endurer.
Ils étaient treize autour de cette Table,
La dernière, mais Jésus seul savait.
Avec au centre, Celui qui S’offrait,
Né trente-trois ans plus tôt dans l’étable
Du ventre de Marie, l’Immaculée.
La promesse d’une libération
Inscrite sur la mémoire des pierres
Touchait ce soir-là à sa conclusion,
A mesure qu’Il remplissait les verres.
Sans savoir, ils buvaient son héritage…
A droite et à gauche, aux yeux de chacun
Un grand bonheur éclairait les visages
A peine avaient-ils partagé le Pain.
Comme un berger penché sur ses brebis,
Tandis qu’un orage armait son fracas,
Sa tendresse à Lui resta infinie
Malgré le spectre qui le traversa
Du feu de la Passion incontournable
Le lendemain, qu’il devait endurer.
Ils étaient treize autour de cette Table,
La dernière, mais Jésus seul savait.
9 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 31 mars 2024 à 09:17
Un rappel de la Cène, un "décryptage" (le terme n'est pas le plus exact) de ce moment unique et symbolique...
..et pour lequel tu uses de tes propres mots pour éclairer juste un peu différemment le tableau.
Bonnes fêtes de Pâques, José.
vertflo · le dimanche 31 mars 2024 à 17:11
Merci d'avoir à votre manière participé à '' communier '' poétiquement avec nous.
Beaucoup de poètes ont profité de cet évènement religieux pour exprimer leur ''ressenti'' et nous offrir leur propre ''vision'' de leur conviction.
Quoiqu'il en soit, il est bien, et les poèmes le prouvent que nous ne restions pas indifférents à des sujets qui prêtent à ce que l'on médite dessus.
Vous avez bien fait de nous parler avec votre sensibilité de ce dernier repas et comme le dit Philip il était nécessaire de ne pas oublier ce moment qui lui semble à juste tire unique et symbolique.
Bon week-end Pascal
Claude
José · le dimanche 31 mars 2024 à 20:08
Oui pour moi, la fête de Pâques est très importante et je me sens profondément peiné du recul du catholicisme en France et de ses conséquences, mais ceci est une autre histoire.
Bonnes fêtes de Pâques!
plumeflore · le dimanche 31 mars 2024 à 22:16
Marc
vertflo · le lundi 1 avril 2024 à 00:30
Je comprends que pour toi la fête de Pâques soit tellement importante et je comprends aussi que tu sois peiné de voir le recul du catholicisme en France.
C'est bien que tu ais des convictions religieuses.
Tu sais, il n'y a pas hélas que le catholicisme qui se perd, le respect et les valeurs ''foutent '' le camp'' aussi.
Actuellement l'honnéteté et la droiture ne payent plus c'est le règne de la truanderie à peu près partout et effectivement c'est du à la perte des valeurs.
Quoique l'on pense de l'église, on peut y puiser quand même une forme d'intelligence et de profondeur d'âme qui n'est pas de l'intelligence artificielle, comme celle qu' on veut nous vendre.
C'est on voulait aller le plus vite possible, droit dans le mur, il ne faudrait pas s'y prendre autrement.
Je te souhaite une bonne fin de soirée José
Claude
vertflo · le lundi 1 avril 2024 à 00:31
Rachelle · le lundi 1 avril 2024 à 07:16
José · le lundi 1 avril 2024 à 11:29
Quoi que l'on pense de la religion, de notre religion (j'ose encore le dire et l'écrire), le Catholicisme a forgé durant des siècles l'identité de la France et de chaque Français (quelle que soit sa position vis à vis d'elle) et imprègne encore très fortement nos mœurs.
Malgré ses travers, s'appuyant sur les témoignages de la vie de Jésus, elle a diffusé ses valeurs d'amour, de respect, de tolérance contribuant ainsi à "moraliser" le peuple.
Son déclin explique sûrement en grande partie celui de la morale dans la société (les sociétés) dans son ensemble et même une forme d'ensauvagement quand ce n'est pas carrément de barbarie dont il faut parler.
J'ajoute pour finir que, la nature ayant horreur du vide, la recomposition religieuse en marche en France et en Europe m’inquiète également.
Bon lundi de Pâques !
imparfaitlibre · le mardi 2 avril 2024 à 09:14
Une cène qui, peu à peu, a perdu tout son sens pour une trop grande partie des êtres sur cette terre.
J'ai passé huit ans chez les religieuses alors, même si, aujourd'hui je ne suis pas pratiquante, cette école nous appris toutes les valeurs qui ont fait de nous ce que nous avons été et que nous serons toujours.
En France nous avons le droit de critiquer notre propre religion sauf que, même si on ne croit en rien, il faut reconnaître le l'histoire de la naissance et de la vie de Jésus est belle, triste, profondément mais véritablement belle dans le sens de la générosité, du partage, de l'humilité et de l'abnégation de soi et cette cène représente tout ça.
Merci pour ce moment de partage qui t'honore.
Belle journée de mardi cher José
Bises à toi
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.