Décembre A Ma Fenêtre

Il est en ce froid paysage
Noyé sous les larmes de pluie
Comme les bribes du langage
D’un abandon, d’une agonie.
De son ciel tombe tristement
Délivré à l’orée du soir,
Le ton fatal et déchirant
D’un je ne sais quel désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Son tombeau comme en un vertige,
La terre mouillée de sanglots
Tressaille, grelotte et s’afflige
Et de flèches d’eau poignardée,
Même la grue battant des ailes
Dans le concert sourd de l’ondée
Prend conscience d’être mortelle…
Mon âme elle-même balance
Derrière un carreau embué,
Dans cette langueur que compense
Le premier feu de cheminée.
https://youtu.be/PjFoQxjgbrs
Noyé sous les larmes de pluie
Comme les bribes du langage
D’un abandon, d’une agonie.
De son ciel tombe tristement
Délivré à l’orée du soir,
Le ton fatal et déchirant
D’un je ne sais quel désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Son tombeau comme en un vertige,
La terre mouillée de sanglots
Tressaille, grelotte et s’afflige
Et de flèches d’eau poignardée,
Même la grue battant des ailes
Dans le concert sourd de l’ondée
Prend conscience d’être mortelle…
Mon âme elle-même balance
Derrière un carreau embué,
Dans cette langueur que compense
Le premier feu de cheminée.
https://youtu.be/PjFoQxjgbrs
2 commentaires
imparfaitlibre · le vendredi 13 décembre 2024 à 09:40
Comme je suis d'accord avec chacun des mots de ton poème et, en le lisant, je me dis que c'est ce que je ressens également en regardant décembre s'installer "prendre conscience, comme la grue, que nous sommes tous mortelle" sauf la terre qui, comme peut-être l'âme, revivra éternellement de cette morte saison.
Un décor hivernal qui nous plonge dans l'attente et met au ralenti chacun de nos 5 sens mais qui, en même temps, donne à la plume du poète toute la profondeur d'une mélancolie et d'un spleen qui ramènent le lecteur sur le vrai chemin de la vie.
Merci pour ce tableau dont chacun des mots sonne le glas du calendrier.
J'aime beaucoup les paroles de la chanson et je me dis que là aussi, j'aurai pu les écrire.
Beau week-end à toi poète José.
Bises et à très bientôt.
urban · le vendredi 13 décembre 2024 à 09:47
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