L' Heure Évadée

Le regard posé sur la ville
Toute enguirlandée de Noël,
Je cheminais, l’âme tranquille,
Happée par l’événementiel,
Lorsque soudain je l’aperçus,
A l’écart de l’inanité,
Impassible, au coin d’une rue
A la cohue qui s’y pressait.
Intrigué je m’approchais d’elle,
Perplexe un peu, dans l’inquiétude,
Sous les feux de la citadelle,
Quel sens avait sa solitude ?
De leurs pas vifs sur les cadrans,
Autour de nous, les autres heures
S’affairaient dans l’affolement
D’offrir étrennes, les meilleures
Quand moi je questionnais l’espace
De cette heure perdue au monde
Où peu à peu je prenais place,
Plongé dans sa grâce profonde.
« Si je te parais immobile,
C’est que je suis hors de ton temps,
Je n’ai pas des autres le style,
Le mien ni ne joue ni ne ment,
Il est d’amour, de dénuement,
De l’ordre seul de l’ineffable,
Il a visage de l’Enfant
Né sur la paille de l’étable. »
Je dus faire un pas de côté,
Bousculé d’un coup de sabot,
Je retrouvais, illuminée,
La ville et son dément galop
Et le poids du réel d’un homme
Dont les yeux clignaient aux néons,
Ailleurs, si loin de ce royaume,
Rattrapé de son évasion.
Toute enguirlandée de Noël,
Je cheminais, l’âme tranquille,
Happée par l’événementiel,
Lorsque soudain je l’aperçus,
A l’écart de l’inanité,
Impassible, au coin d’une rue
A la cohue qui s’y pressait.
Intrigué je m’approchais d’elle,
Perplexe un peu, dans l’inquiétude,
Sous les feux de la citadelle,
Quel sens avait sa solitude ?
De leurs pas vifs sur les cadrans,
Autour de nous, les autres heures
S’affairaient dans l’affolement
D’offrir étrennes, les meilleures
Quand moi je questionnais l’espace
De cette heure perdue au monde
Où peu à peu je prenais place,
Plongé dans sa grâce profonde.
« Si je te parais immobile,
C’est que je suis hors de ton temps,
Je n’ai pas des autres le style,
Le mien ni ne joue ni ne ment,
Il est d’amour, de dénuement,
De l’ordre seul de l’ineffable,
Il a visage de l’Enfant
Né sur la paille de l’étable. »
Je dus faire un pas de côté,
Bousculé d’un coup de sabot,
Je retrouvais, illuminée,
La ville et son dément galop
Et le poids du réel d’un homme
Dont les yeux clignaient aux néons,
Ailleurs, si loin de ce royaume,
Rattrapé de son évasion.
3 commentaires
Alba · le lundi 13 janvier 2025 à 22:24
J'ai beaucoup aimé l'émotion présente à chaque vers !
capucine812 · le mardi 14 janvier 2025 à 04:11
J'ai apprécié cette lecture
Capucine
imparfaitlibre · le mardi 14 janvier 2025 à 10:01
Dans la cohue des fêtes de Noël où tout brille, tout se vend et tout s'achète, où les esprits sont pris par la ferveur commerciale du moment, tu as su nous faire prendre conscience de l'instant, le véritable instant, celui qui devrait être la seule et unique vision que nous avons de Noël, la naissance de celui qui apporte l'amour, la paix, le bonheur et la réconciliation entre les hommes et les peuples mais, aujourd'hui, combien de personnes savent encore ce pourquoi NOEL?
Un poème qui nous ramène vers cet essentiel perdu au milieu des cadeaux les plus somptueux mais souvent bien inutiles.
Merci pour la magie de cet instant.
Belle journée à toi cher José
Bises
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