Eden

Imagine ce beau jardin…
Loin devant toi la luxuriance
Des chèvrefeuilles, des jasmins,
De toutes fleurs, en abondance,
L’eau pétillante des ruisseaux
En menus flots sur les galets
S’unissant aux chants des oiseaux
Comme des babils enjoués
Et cette profondeur des verts
Dans de prodigieuses nuances
Jouant sur l’ombre et la lumière
Selon de la brise la danse…
Les parfums sucrés dispersés,
Festins de grands bourdonnements,
Tout ceci à portée de nez,
D’ouïe, de vue et de sentiment.
La Terre sans trouble ni crise
Dans laquelle la paix prévaut,
Où l’âme divine exorcise
Les inquiétudes, douleurs et maux…
De cet endroit, berceau du monde
Je te sens sceptique et piquant
Pourtant ce mythe vagabonde
Depuis l’origine des temps.
Loin devant toi la luxuriance
Des chèvrefeuilles, des jasmins,
De toutes fleurs, en abondance,
L’eau pétillante des ruisseaux
En menus flots sur les galets
S’unissant aux chants des oiseaux
Comme des babils enjoués
Et cette profondeur des verts
Dans de prodigieuses nuances
Jouant sur l’ombre et la lumière
Selon de la brise la danse…
Les parfums sucrés dispersés,
Festins de grands bourdonnements,
Tout ceci à portée de nez,
D’ouïe, de vue et de sentiment.
La Terre sans trouble ni crise
Dans laquelle la paix prévaut,
Où l’âme divine exorcise
Les inquiétudes, douleurs et maux…
De cet endroit, berceau du monde
Je te sens sceptique et piquant
Pourtant ce mythe vagabonde
Depuis l’origine des temps.
5 commentaires
vertflo · le samedi 5 avril 2025 à 00:16
Ah ! si la Terre pouvait être ce jardin d'Eden tel que tu le dis, écris et décris dans ton poème.
On se prend à rêver en lisant ton texte, on espère même mais comme tu le dis à la fin, je me sens personellement sceptique quand à l'état de notre planète.
Ce fameux jardin d'Eden dont tu nous parle a du certainement exister, il y a eu certainement un moment sur Terre ou c'était un paradis enchanteur.
Je pense que plus l'homme s'est multiplié et plus le désastre écologique et politique s'est accentué.
Comme Tarzan, il nous faut vraiment nous accrocher aux branches pour continuer à vivre dans cette jungle journalière avec une belle bande de Présidents de ''grandes puissances'' complètement tarés, et là, je pèse mes mots.
Oui, j'essaie d'imaginer ton jardin qui n'est plus hélas à mon avis qu'une cour de récréation où tout le monde se bat.
Les herbes ''folles'' y poussent de partout.
Heureusement que le poète reste jardinier.
Bien à toi
Claude
Alba · le samedi 5 avril 2025 à 18:22
Mais il demeure un beau rêve...
:)
José · le dimanche 6 avril 2025 à 10:16
imparfaitlibre · le lundi 7 avril 2025 à 14:32
Il est où ce jardin d'Eden dans lequel il fait si bon vivre? Est-il juste dans la profondeur de l'esprit du poète ? En tout cas, tu as su m'y amener avec douceur, délicatesse et plaisir et j'ai encore après le point final, le parfum de chacune des fleurs, le bourdonnement dans les oreilles des insectes qui commencent à sortir de la léthargie de l'hiver ou celui des petits rus qui clapotent sur les pierres des berges sans oublier les chants amoureux des oiseaux qui recherchent déjà leur belle, samedi c'atait celui des premières hirondelles et, ce matin, c'est le chant du coucou qui ouvre le bal à ce nouveau printemps....
Oui, ce jardin est peut-être un leurre pour beaucoup, mais pour le poète il est le seul lieu baigné des dieux dans lequel il puisera toujours toute la beauté de ses inspirations!
Merci pour cette balade, merci pour ce voyage au coeur de la sérénité d'un esprit.
Belle journée à toi cher José
Bises ami poète
plumeflore · le lundi 7 avril 2025 à 22:18
Marc
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