Je Rêverais Avoir Racines

Je rêverais avoir racines…
Ainsi à la terre arrimé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais.
Je vivrais comblé de l’amour
Du sol, des eaux et des buissons
Dont l’imperceptible discours
Courtise le bal des saisons.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les tout premiers élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Le ciel en fête ou bien de pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
Ainsi à la terre arrimé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais.
Je vivrais comblé de l’amour
Du sol, des eaux et des buissons
Dont l’imperceptible discours
Courtise le bal des saisons.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier
Mais dès les tout premiers élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie
Et chaque fois, poussant plus droit,
Le ciel en fête ou bien de pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité
Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.
4 commentaires
danycool1963 · le dimanche 24 août 2025 à 14:05
José · le mardi 26 août 2025 à 16:55
vertflo · le mardi 2 septembre 2025 à 21:26
Oui l'arbre est arrimé au sol par ses racines comme le navire l'est à la mer avec son ancre.
Quand on regarde un arbre, il y a mille choses qui nous viennent à l'esprit.
Outre son côté purement végétal, l'arbre a aussi comme tu le décris si bien l'arbre et surtout l'ensemble qui le forme peut s'apparenter à une personne.
Le feuillage peut-être les cheveux, les branches des bras, le bout des branches des doigts etc...
Tu as ''élagué'' pour ainsi dire le côté végétal pour nous emmener sur une piste plus complète de ton ressenti en te comparant à un arbre.
J'ai bien aimé entre autre :
''Et chaque fois, poussant plus droit,
Le ciel en fête ou bien de pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :
Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité ''
Mais les autres strophes n'ont rien à leur envier.
Toujours du bon ''bouleau'' !
Bonne soirée
Claude
bluegirl2 · le jeudi 23 octobre 2025 à 22:40
C'est chaleureux et vert comme cette campagne que je découvre depuis quelques années, et on se sent bien à lire l'osmose entre le végétal, le sol, les oiseaux et les éléments.
"...l'oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité"
Quelle magnifique métaphore !
Un plaisir de lecture.
Amicalement,
Lola.
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