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Petits Reflets De soi

Je Rêverais Avoir Racines

Le dimanche 24 août 2025 à 10:44, posté par Zé · 96 lectures

Illustration du poème « Je Rêverais Avoir Racines »
Je rêverais avoir racines…
Ainsi à la terre arrimé,
Sur l’échine de ma colline
Et son autan, je t’attendrais.

Je vivrais comblé de l’amour
Du sol, des eaux et des buissons
Dont l’imperceptible discours
Courtise le bal des saisons.

Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier

Mais dès les tout premiers élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie

Et chaque fois, poussant plus droit,
Le ciel en fête ou bien de pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :

Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité

Et aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant du sel au visage
Le bleu de tes yeux, le voilant.

De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline,
Plus que jamais, je frémirais.

4 commentaires

danycool1963 · le dimanche 24 août 2025 à 14:05

si émouvant si frémissant si palpitant si vibrant Amicalement Dany-Cool

José · le mardi 26 août 2025 à 16:55

Merci Dany, bonne journée.

vertflo · le mardi 2 septembre 2025 à 21:26

Bonsoir José
Oui l'arbre est arrimé au sol par ses racines comme le navire l'est à la mer avec son ancre.
Quand on regarde un arbre, il y a mille choses qui nous viennent à l'esprit.
Outre son côté purement végétal, l'arbre a aussi comme tu le décris si bien l'arbre et surtout l'ensemble qui le forme peut s'apparenter à une personne.
Le feuillage peut-être les cheveux, les branches des bras, le bout des branches des doigts etc...
Tu as ''élagué'' pour ainsi dire le côté végétal pour nous emmener sur une piste plus complète de ton ressenti en te comparant à un arbre.
J'ai bien aimé entre autre :
''Et chaque fois, poussant plus droit,
Le ciel en fête ou bien de pleurs,
J’arrondirais mes bras de bois,
Saisi d’une amoureuse ardeur :

Tu viendrais chercher la caresse
De ma ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité ''
Mais les autres strophes n'ont rien à leur envier.
Toujours du bon ''bouleau'' !
Bonne soirée
Claude

bluegirl2 · le jeudi 23 octobre 2025 à 22:40

Mes passages sur le site s'étant espacés, j'ai loupé ce poème qui me donne le sourire.
C'est chaleureux et vert comme cette campagne que je découvre depuis quelques années, et on se sent bien à lire l'osmose entre le végétal, le sol, les oiseaux et les éléments.
"...l'oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité"
Quelle magnifique métaphore !

Un plaisir de lecture.

Amicalement,
Lola.

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