Si Longtemps

« Il y a longtemps que l’étoile
Scintille au-dessus de tes yeux,
Et que tu n’en vois plus le voile
Argenter la nuit les plans d’eau.
Longtemps que danse le nuage
Sous le souffle inégal du vent
Dans de fugitives images
Mais rêver, tu n’as plus le temps.
Si longtemps qu’une bleue rivière
Ne t’a plus porté dans son lit,
Qu’en transparence, sa lumière
N’atteint plus ton cœur épaissi.
Trop longtemps qu’un rire aux éclats
N’est plus au détour d’un instant,
Pas de place sur l’agenda,
Tu dois courir, faire l’argent. »
Sur les pavés et dans l’averse,
Costume et cravate assortis,
Arrêté, l’agent de commerce
Ecoute ce que dit la pluie.
« Il pleut en toi depuis des mois,
Il pleut des jours mortels et gris,
Ne sens-tu pas qu’est aux abois
Le sens abîmé de ta vie ? »
Il est un midi plein d’audace.
Dans l’aplomb neuf de sa poitrine,
Cette interrogation qui passe
Sonne juste, lucide et fine.
Soudain la face ruisselante,
L’homme se décide et plaque tout,
Jetant, toute dégoulinante,
Sa gibecière dans la boue !
Scintille au-dessus de tes yeux,
Et que tu n’en vois plus le voile
Argenter la nuit les plans d’eau.
Longtemps que danse le nuage
Sous le souffle inégal du vent
Dans de fugitives images
Mais rêver, tu n’as plus le temps.
Si longtemps qu’une bleue rivière
Ne t’a plus porté dans son lit,
Qu’en transparence, sa lumière
N’atteint plus ton cœur épaissi.
Trop longtemps qu’un rire aux éclats
N’est plus au détour d’un instant,
Pas de place sur l’agenda,
Tu dois courir, faire l’argent. »
Sur les pavés et dans l’averse,
Costume et cravate assortis,
Arrêté, l’agent de commerce
Ecoute ce que dit la pluie.
« Il pleut en toi depuis des mois,
Il pleut des jours mortels et gris,
Ne sens-tu pas qu’est aux abois
Le sens abîmé de ta vie ? »
Il est un midi plein d’audace.
Dans l’aplomb neuf de sa poitrine,
Cette interrogation qui passe
Sonne juste, lucide et fine.
Soudain la face ruisselante,
L’homme se décide et plaque tout,
Jetant, toute dégoulinante,
Sa gibecière dans la boue !
6 commentaires
imparfaitlibre · le dimanche 5 décembre 2010 à 13:52
J'aime beaucoup le dernier vers, mais quand je regarde au fond de moi, je me dis "reprends ta vie où tu l'as arrêtée", et ce mes pas toujours facile de la faire.
merci cher José pour ces trés jolis vers.
toute ma sincère amitié.
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
imparfaitlibre · le dimanche 5 décembre 2010 à 13:53
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa · le dimanche 5 décembre 2010 à 13:58
http://www.mespoemes.net/cauria
Vincent · le dimanche 5 décembre 2010 à 14:43
Enfin...Ce n'est que mon avis
Que le bonheur te guide
Vincent
domidom · le dimanche 5 décembre 2010 à 17:15
Amitiés...
José · le dimanche 5 décembre 2010 à 18:49
Merci Thierry pour ton chaleureux commentaire.
Merci Vincent et Domi, à bientôt, à vous lire.
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