La Tasse

Dans l’indolence d’une brume
J’ai dilué mon amertume,
Dans la rondeur d’un bol de larmes
S’est égoutté son sourd vacarme.
A chaque lent tour de cuiller
Une écorchure s’estompait,
Disparaissait dans la vapeur :
Je reprenais force et couleurs.
De mes doigts sûrs enserrant l’anse,
Je n’ai pas fait dans la nuance,
J’ai toisé au fond mon échec
Puis bu la potion d’un coup sec.
Quittant les bords de porcelaine,
Mes yeux débarrassés de peine
Redécouvraient par blocs l’espace,
Lentement refaisaient surface...
Dehors la lumière brillait,
Un oiseau chantait sur la haie.
Depuis son buisson élastique,
Sur le vent valsait sa musique.
Noyant la lie du récipient,
Le regard clair, le cœur gourmand,
Je l’ai suivi gonflé d’audace,
Dans l’évier plein, coulant la tasse.
J’ai dilué mon amertume,
Dans la rondeur d’un bol de larmes
S’est égoutté son sourd vacarme.
A chaque lent tour de cuiller
Une écorchure s’estompait,
Disparaissait dans la vapeur :
Je reprenais force et couleurs.
De mes doigts sûrs enserrant l’anse,
Je n’ai pas fait dans la nuance,
J’ai toisé au fond mon échec
Puis bu la potion d’un coup sec.
Quittant les bords de porcelaine,
Mes yeux débarrassés de peine
Redécouvraient par blocs l’espace,
Lentement refaisaient surface...
Dehors la lumière brillait,
Un oiseau chantait sur la haie.
Depuis son buisson élastique,
Sur le vent valsait sa musique.
Noyant la lie du récipient,
Le regard clair, le cœur gourmand,
Je l’ai suivi gonflé d’audace,
Dans l’évier plein, coulant la tasse.
5 commentaires
imparfaitlibre · le samedi 12 mars 2011 à 17:03
amitiés sincères cher José
domidom · le samedi 12 mars 2011 à 17:05
Très bel octosyllabe, je me suis amusé à compter tous les pieds, mais tout est OK, même les diérèses...
J'ai adoré ton second quatrain...
Très beau poème, tout en finesse, j'ai adoré...
Amitiés...
Domie...
estrella28 · le samedi 12 mars 2011 à 18:36
amitiés estrella
Agrippa · le samedi 12 mars 2011 à 21:47
http://www.mespoemes.net/cauria
José · le dimanche 13 mars 2011 à 11:35
Merci Imparfait, Domi... Le geste machinal de la cuiller et le temps qu'il faut pour refroidir une boisson brûlante nous plongent souvent dans la rêverie ou la réflexion... Cela m'a donné cette idée de poème Amitiés. Amitiés.
Merci Estrella de ton passage. Je comprends ton angoisse, ce que tu vis est un tunnel, dis-toi que chacun a une extrémité, tu finiras par le traverser et retrouver la lumière. Amitiés.
Merci Thierry de ton passage, amitiés et au plaisir de te lire.
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