Une Si Pâle Lune

Dans la nuit blafarde des épreuves d’hier
Se traîne un corps brisé sous une veste brune,
Le long des murs tagués, à peine découverts
En ce soir livide, par une pâle lune.
Lentement l’ombre choit au pied des graffitis
Qui sous un vent léger semblent frémir encore,
Fine aiguille et garrot sur veine rebondie,
C’est son ultime shoot, mais cela il l’ignore.
Des soleils rutilants en gerbes papillonnent,
Des enfants insouciants s’ébattent en criant,
Tout est tellement clair dans des heures qui sonnent
En des beffrois tonnants, sans aucun cadran.
Restant là en transe, dans cette farandole,
Sous la cascade d’or d’hélianthes sidéraux,
D’ivresse, il ne sent pas que son cœur caracole
Dans l’allure folle d’un pur-sang au galop.
Son âme n’est que feu, rougeoyante dans l’âtre
D’une passion folle, d’une liberté crue,
Se laissant dévorer, sans force pour combattre,
Soudain elle s’éteint dans le noir de la rue.
Il n’avait que vingt ans, n’était fils de personne,
Sauf de l’héroïne, pour sa triste infortune,
Sur le trottoir vide, le seul qui se questionne,
C’est le soir livide, sous la si pâle lune.
Se traîne un corps brisé sous une veste brune,
Le long des murs tagués, à peine découverts
En ce soir livide, par une pâle lune.
Lentement l’ombre choit au pied des graffitis
Qui sous un vent léger semblent frémir encore,
Fine aiguille et garrot sur veine rebondie,
C’est son ultime shoot, mais cela il l’ignore.
Des soleils rutilants en gerbes papillonnent,
Des enfants insouciants s’ébattent en criant,
Tout est tellement clair dans des heures qui sonnent
En des beffrois tonnants, sans aucun cadran.
Restant là en transe, dans cette farandole,
Sous la cascade d’or d’hélianthes sidéraux,
D’ivresse, il ne sent pas que son cœur caracole
Dans l’allure folle d’un pur-sang au galop.
Son âme n’est que feu, rougeoyante dans l’âtre
D’une passion folle, d’une liberté crue,
Se laissant dévorer, sans force pour combattre,
Soudain elle s’éteint dans le noir de la rue.
Il n’avait que vingt ans, n’était fils de personne,
Sauf de l’héroïne, pour sa triste infortune,
Sur le trottoir vide, le seul qui se questionne,
C’est le soir livide, sous la si pâle lune.
8 commentaires
bluegirl · le lundi 17 octobre 2011 à 23:00
un grand merci pour eux.
amicalement
imparfaitlibre · le lundi 17 octobre 2011 à 23:34
Le héros avait des étincelles dans les yeux mais la poudre a fini par lui exploser le coeur.
Un poéme qui touche la réalité.
Amitiés sincères José---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
plumeflore · le lundi 17 octobre 2011 à 23:35
comme toujours de la poésie comme j'aime!
là juste au pied du bonheur ,à deux pas du soleil la misère écrit son roman!
amitiés!
domidom · le mardi 18 octobre 2011 à 09:14
Pour eux, les jeunes en particuliers, cette poudre blanche entre autre, leurs apportent la plénitude, ils s'envolent vers le rêve, l'extase, l'inconnu, le monde leurs appartient, il ont enfin un horizon, le monde a des couleurs, alors, ils oublient la solitude et leurs trottoirs...
Souvent, c'est la mort qui les emportent, leurs Paradis les a rejoint sur terre, et pourtant, pendant tous ces instants de demi inconscience, ils ont connu des bonheurs que peut être nous ne connaîtront jamais...
Un poème très bien écrit, émouvant et profond, chaque vers nous donne le frisson...
Un régal de lecture...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
larose · le mardi 18 octobre 2011 à 11:05
Bonne journée à toi
Amitiés
José · le mardi 18 octobre 2011 à 19:21
worrell02 · le mardi 18 octobre 2011 à 22:22
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
debbie · le jeudi 6 août 2020 à 16:26
une magnifique poème que j'ai adoré lire. Vous avez un superbe style poétique.
Poétiquement
Debbie
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