Le Fossé des Matins

Dix mois de coma ont patiné la question
De savoir à qui revient la terrible faute,
Est-ce celle du brusque zigzag du camion,
De la moto folle, éjectant son pilote ?
Sur son lit blanc d’hôpital, les paupières closes,
Ses longs soupirs insufflés par une machine,
Ses veines ouvertes aux apports de glucose,
Où est-il, sur quel train se peut-il qu’il chemine ?
Est-il, sans boussole, égaré dans ces brumes
Où les ombres sont d’étain, où l’on est poussière ?
Est-il serein, loin dans ces éthers qui s’allument
Dit-on, lorsque la conscience n’est que lumière ?
L’obsédant leitmotiv gouverne le regard
De celle qui presque chaque jour vient le voir,
Auquel ne répondent, indifférents bavards,
Que les instruments, dans ce tamisé dortoir.
Pourtant chaque fois, elle caresse ses mains,
Y joignant la parole de son cœur brisé
Qui dit qu’il attend, en colmatant les matins
Qui les séparent encore, de leur fossé.
Cette grande force, parfois teinte de doutes,
M’a bouleversé, pris aux tripes l’autre soir,
Car son homme semble comprendre, il l’écoute
Et revit, sous ses longs baisers mouillés d’espoir.
De savoir à qui revient la terrible faute,
Est-ce celle du brusque zigzag du camion,
De la moto folle, éjectant son pilote ?
Sur son lit blanc d’hôpital, les paupières closes,
Ses longs soupirs insufflés par une machine,
Ses veines ouvertes aux apports de glucose,
Où est-il, sur quel train se peut-il qu’il chemine ?
Est-il, sans boussole, égaré dans ces brumes
Où les ombres sont d’étain, où l’on est poussière ?
Est-il serein, loin dans ces éthers qui s’allument
Dit-on, lorsque la conscience n’est que lumière ?
L’obsédant leitmotiv gouverne le regard
De celle qui presque chaque jour vient le voir,
Auquel ne répondent, indifférents bavards,
Que les instruments, dans ce tamisé dortoir.
Pourtant chaque fois, elle caresse ses mains,
Y joignant la parole de son cœur brisé
Qui dit qu’il attend, en colmatant les matins
Qui les séparent encore, de leur fossé.
Cette grande force, parfois teinte de doutes,
M’a bouleversé, pris aux tripes l’autre soir,
Car son homme semble comprendre, il l’écoute
Et revit, sous ses longs baisers mouillés d’espoir.
6 commentaires
bluegirl · le vendredi 18 novembre 2011 à 22:58
ca me laisse sans voix, j'aurais jamais osé, mais peut être si j'ai l'inspiration je parlerai à la place de cet il que je connais un peu pour avoir été à sa place.
merci d'avoir abordé ce sujet avec délicatesse.
amicalement bientôt.
larose · le vendredi 18 novembre 2011 à 23:52
Des mots émouvant et poignant , c'est terrible les accidents, on ne peut jamais dire si le destin ne va pas nous conduire au-delà de la vie, comme dit Lola c'est un sujet qu'on doit aborder avec délicatesse!! Merci pour ce partage!! Bonne soirée à toi et à bientôt
Amitiés
José · le samedi 19 novembre 2011 à 09:59
imparfaitlibre · le dimanche 20 novembre 2011 à 19:03
Il y a des gens qui reviennent d'un coma profond et d'autres qui ne réveillent jamais et pourquoi?
La tendresse d'une main, les paroles d'amour, la simple présence d'un être cher ont-ils une influence sur l'esprit de celui qui semble dormir.
Le cerveau de l'humain est complexe alors il réagit de façon différente suivant l'individu et rien n'est jamais une certitude dans la médecine.
Un poème qui touche beaucoup par ce côté espérance pour celle qui attend de voir s'ouvrir ce coma qui emprisonne celui qu'elle aime.
Amitiés sincères mon cher José --
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
domidom · le dimanche 20 novembre 2011 à 21:22
(le temps est bizarre, hier y pleuvait, aujourd'hui il fait un soleil de plomb), ce coma , ce fut seulement pour moi, comme une nuit d'un profond sommeil...
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer, la vie est pleine de rebondissements...
Un poème très émouvant...
A bientôt mon ami....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
José · le mercredi 23 novembre 2011 à 17:10
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