Voleuse de prunes
Elle a volé des prunes, la vieille au teint hâlé,
Dans le champ du voisin, elle a tendu les mains,
Pour nourrir les petits, pour régaler les siens.
Cette fois le paysan ne l’a pas remarquée.
Dans le camp de manouches, dans le camp à côté,
Il y beaucoup d’enfants qu’il faut bien sustenter,
Et la tresse des paniers ne suffit pas vraiment
A fournir un pécule, un revenu suffisant.
Alors ces quelques prunes, ce butin innocent
Mérite-t-il que de crime on accuse les gens?
La vie est un verger dans l’esprit des gitans,
Le bonheur est de vivre juste l’instant présent.
Et de la délinquance je ne défend la cause
Mais quand je vois nos vies isolées et craintives
Et puis leur liberté, justice primitive,
Sur nos priorités des questions je me pose.
Si j’était née Gitane, je serais tout comme eux
Fière et sans états d’âme d’avoir pour famille
Ces hommes et ces femmes et le soleil qui brille
Car ils essaient seulement, chaque jour d’être heureux.
Cueillir juste du monde la part qui leur revient…
Ils ont comme univers celui d’Eve et d’Adam
A la seule différence qu’aucun méchant serpent
Ne les a incité à oublier le « bien ».
Dieu ne les menace pas du dernier jugement
Pour s’être trop servit du monde, de ses présents,
Car ils ont pour morale la solidarité
Et l’amour pour les leurs comme toute honnêteté.
Juste une petite reflexion rêveuse car biensûr le problème n'est pas si simpliste...
Dans le champ du voisin, elle a tendu les mains,
Pour nourrir les petits, pour régaler les siens.
Cette fois le paysan ne l’a pas remarquée.
Dans le camp de manouches, dans le camp à côté,
Il y beaucoup d’enfants qu’il faut bien sustenter,
Et la tresse des paniers ne suffit pas vraiment
A fournir un pécule, un revenu suffisant.
Alors ces quelques prunes, ce butin innocent
Mérite-t-il que de crime on accuse les gens?
La vie est un verger dans l’esprit des gitans,
Le bonheur est de vivre juste l’instant présent.
Et de la délinquance je ne défend la cause
Mais quand je vois nos vies isolées et craintives
Et puis leur liberté, justice primitive,
Sur nos priorités des questions je me pose.
Si j’était née Gitane, je serais tout comme eux
Fière et sans états d’âme d’avoir pour famille
Ces hommes et ces femmes et le soleil qui brille
Car ils essaient seulement, chaque jour d’être heureux.
Cueillir juste du monde la part qui leur revient…
Ils ont comme univers celui d’Eve et d’Adam
A la seule différence qu’aucun méchant serpent
Ne les a incité à oublier le « bien ».
Dieu ne les menace pas du dernier jugement
Pour s’être trop servit du monde, de ses présents,
Car ils ont pour morale la solidarité
Et l’amour pour les leurs comme toute honnêteté.
Juste une petite reflexion rêveuse car biensûr le problème n'est pas si simpliste...
5 commentaires
didou · le jeudi 12 mai 2011 à 13:57
http://www.mespoemes.net/didou
Azarus · le jeudi 12 mai 2011 à 19:42
Amitiés
domidom · le jeudi 12 mai 2011 à 20:23
C'est ça la justice désormais...
Beau poème ma chère Joupy...
Amitiés...
Domie...
imparfaitlibre · le jeudi 12 mai 2011 à 20:32
La différence avec toi est que je connais très bien le peuple Gitan pour avoir vécu avec l'un deux pendant plus de sept ans.
Un peuple orgueilleux et fier que rien n'empêchera jamais de vivre selon ses coutumes, un peuple dont quelques gouttes de sang coulent encore dans mes veines de par mes origines.
Merci Joupy pour ce poème libre et plein de liberté pour eux.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
larose · le vendredi 13 mai 2011 à 11:21
C'est difficile de parler pour ces problèmes, mais quelques prunes!! Comme dit Domie c'est vrai on laisse les vrais truand vivent en liberté malheureusement on subit l'horreur!! merci pour ce beau partage et à bientôt titefée!! amitiés
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