A ton plumage

J’aime que tu accroches à ton plumage
Toute cette rage
Que la terre a pour épée
Le concert du bien gentil, en fait paître des milliers
Tu sauteras sur le premier des cœurs qui passent
Tu pénétreras les veines de ce docile organe
Et non contente de rire déjà très fort
Tu remettras son sang dans le sens de la course
Dans le sens d’un voyage vers tout ce qui palpite
Et nous maintient debout, éveillé et puissant
Ton nid peut bien pourrir
Son cortège de rêve s’évanouir
Car tu portes le glaive
Qui tranche délibérément
Tous ces liens qui te retiennent
A ce nid de malheur
Vive ton sevrage de cet espace dilué !
Entre la torpeur et l’ennui de ce siècle
Alors que tu fends l’air
D’un coup d’aile acéré
Tu es prête à mourir de vouloir épuiser
Toutes les couleurs et les sons d’une conception folle
Qui semble ne plus pouvoir se taire
Et hurle que leurs calme vaut bien un cimetière
Toute cette rage
Que la terre a pour épée
Le concert du bien gentil, en fait paître des milliers
Tu sauteras sur le premier des cœurs qui passent
Tu pénétreras les veines de ce docile organe
Et non contente de rire déjà très fort
Tu remettras son sang dans le sens de la course
Dans le sens d’un voyage vers tout ce qui palpite
Et nous maintient debout, éveillé et puissant
Ton nid peut bien pourrir
Son cortège de rêve s’évanouir
Car tu portes le glaive
Qui tranche délibérément
Tous ces liens qui te retiennent
A ce nid de malheur
Vive ton sevrage de cet espace dilué !
Entre la torpeur et l’ennui de ce siècle
Alors que tu fends l’air
D’un coup d’aile acéré
Tu es prête à mourir de vouloir épuiser
Toutes les couleurs et les sons d’une conception folle
Qui semble ne plus pouvoir se taire
Et hurle que leurs calme vaut bien un cimetière
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