Quand l’hiver oublie mon corps

Ça te fait rire, froidure !, les désirs d’une femme…, moi, rivière à livre ouvert…, je patauge dans la boue de ce sale ivre hiver…, avare à la distillation de ma peau…, t’es un escroc foireux…, je baisserai pas les yeux, goutte que goutte…, fière de l’océan de vertiges imaginés qui les anime…, tu n’as même pas le courage de violenter mes fenêtres…, pourtant ouvertes…, tu n’entends rien à la musique de mes pièges…, et mes frêles râles…, sont poèmes avant d’être pertes…, mufle nuageux, mes dentelles mouillent et frissonnent…, c’est ma prégnante prière…, que tu ne respectes pas…, pas plus que la glace que je brise…, et tous les verres…
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1 commentaire
rivaudais · le vendredi 1 septembre 2017 à 12:13
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