Nuits africaines

Sur la plage là-bas, où tu pêchais l'ombrine
Aux parfums de la mer et des bois d'orangers,
Tu étais mon Pierrot, j'étais ta Colombine,
Et au creux de tes bras, je venais m'échouer.
Les parfums envoûtants de la nuit africaine
Nous incitaient tous deux à des jeux délicieux
Je subissais ta loi, mais je devenais reine
Quand je voyais monter le plaisir en tes yeux!
Souvent, après l'amour, à nos corps épuisés
Par les mille folies de cette volupté
Nous donnions la fraîcheur de la vague luisante
Qui caressait la chair de manière troublante.
Le désir renaissait en nos coeurs aussitôt,
L'amour nous dévorait. Revenaient au galop
Cette passion brutale et ce plaisir violent
Qui nous laissaient comblés, éblouis, haletants.
Sur la mer endormie, aux reflets scintillants
On voyait des éclats jaillissant par moments:
Ces soirs-là, les poissons pouvaient batifoler
Car tu avais trouvé sirène en tes filets!
5 commentaires
béatrice · le vendredi 2 janvier 2004 à 04:11
René · le vendredi 2 janvier 2004 à 15:25
Ghislaine Renard · le lundi 12 janvier 2004 à 19:53
Nath · le samedi 17 janvier 2004 à 23:34
Kallisté · le vendredi 23 janvier 2004 à 02:00
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