La Corse brûle

C'est une ambiguïté: sous le regard de Dieu,
Cette île resplendit, o paradis sauvage!
Mais la folie de l'homme a enfoncé le pieu Dans le coeur de ses monts, et brûlé ses rivages.
J'ai parcouru un jour le plateau du CUSCIONE:
Mes larmes ont coulé, quand j'ai vu le maquis
Et les arbres tordus, dont la suave couronne
Avait flambé, brandons d'un terrible incendie.
Sue le sol torturé, une poussière noire
Endeuillait le plateau où jadis se pressaient
D'innombrables troupeaux qui le soir, venaient boire
A la fontaine ombreuse où le vent murmurait.
Et j'ai pris dans ma main cette terre martyre
Qui a taché mes doigts ,et que j'ai contemplée
Comme le corps sanglant d'un ami qui expire
Sous des coups assassins, hélas prémédités!
Le tableau en tête de ce poème est l'oeuvre de l'artiste Anita Lamberti que je remercie pour m'avoir permis de l'exposer ici.
Cette île resplendit, o paradis sauvage!
Mais la folie de l'homme a enfoncé le pieu Dans le coeur de ses monts, et brûlé ses rivages.
J'ai parcouru un jour le plateau du CUSCIONE:
Mes larmes ont coulé, quand j'ai vu le maquis
Et les arbres tordus, dont la suave couronne
Avait flambé, brandons d'un terrible incendie.
Sue le sol torturé, une poussière noire
Endeuillait le plateau où jadis se pressaient
D'innombrables troupeaux qui le soir, venaient boire
A la fontaine ombreuse où le vent murmurait.
Et j'ai pris dans ma main cette terre martyre
Qui a taché mes doigts ,et que j'ai contemplée
Comme le corps sanglant d'un ami qui expire
Sous des coups assassins, hélas prémédités!
Le tableau en tête de ce poème est l'oeuvre de l'artiste Anita Lamberti que je remercie pour m'avoir permis de l'exposer ici.
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