L'amour, l'amour impossible..

Comme sentir une goutte me permet d'annoncer la pluie,
Le sentir venir ne laisse pas de place au doute ;
Il rode, et pas à pas il s'avance,
Il m'enlace et me torture ; c'est exquis.
Petit à petit il me fait prendre conscience
De la dure glace qui m'ensevelit.
Je me retrouve enlisée dans le sable,
Je me retrouve calcinée par le feu
Mon propre feu, que je n'ai pas été capable
De dompter. Le feu de mon cœur heureux
Et malheureux ; pauvre fou, pauvre dément !
Je me mens, je l'avoue mais je ne peux
Accepter simplement mon amour ardent.
Mon amour qui, dans le feu, se calcine
Mon amour qui, pour ta voix, déracine
Toutes les herbes, bonnes ou mauvaises ;
De mon âme. Toutes, se perdent dans les braises.
Je sens que la souffrance arrive,
Je la vois venir de loin ;
Lente, je l'aperçois sur l'autre rive
Mais je sais que ses pas sont certains ;
Elle ne changera pas son chemin sombre
Tant que je vivrai dans des décombres.
J'ai forgé ma propre tombe avec le sourire
Tout en forçant mon esprit à se taire ;
J'ai forgé ma propre tombe sans vouloir mourir
Tout en préparant mon séjour en enfer.
Et je me suis laissée faire,
J'ai laissé les ronces parcourir mon corps
Car cette pression sur ma peau était tendre ;
J'ai autorisé cela jusqu'à l'aurore
Mais l'erreur fut d'attendre.
Je connais ce jeu horrible ! J'y ai déjà joué !
Sans cesse il recommence, c'est un vrai cauchemar !
L'envie de séduire, de posséder son cœur entier
On pourrait appeler cela la soif de pouvoir
Elle me maintient en vie pour mieux m'achever !
J'y perds tout ; et jamais je ne me satisfais
Est-ce cela l'amour ?
Est-ce lui que je cherche, toujours ?
Je suis condamnée à n'aimer que ce qui m'échappe,
Tout semble me pousser à basculer dans une trappe
Je ne suis qu'une pauvre bête égarée,
Je sais que garder espoir ici n'est qu'une bêtise
De mes propres larmes, je me baptise
Et j'espère ainsi me faire pardonner.
Je l'enferme avec moi pour qu'on souffre à deux,
Car le pire serait son indifférence à mon malheur
La manipulatrice agit la nuit,
Pour livrer son cœur aux insomnies
Je crois que j'ai réussi à toucher son cœur
Dur, sec, frustré ; je commence à l'apprivoiser ;
C'est cette exclusivité qu'il me réserve
Qui fait tout mon bonheur.
Je cours à ma perte avec détermination et ardeur ;
Les fleurs avec des piques me semblent plus attirantes,
Car leurs rare caresses sur mes plaies béantes
Sont celles qui me font ressentir le plus de douceur...
Le sentir venir ne laisse pas de place au doute ;
Il rode, et pas à pas il s'avance,
Il m'enlace et me torture ; c'est exquis.
Petit à petit il me fait prendre conscience
De la dure glace qui m'ensevelit.
Je me retrouve enlisée dans le sable,
Je me retrouve calcinée par le feu
Mon propre feu, que je n'ai pas été capable
De dompter. Le feu de mon cœur heureux
Et malheureux ; pauvre fou, pauvre dément !
Je me mens, je l'avoue mais je ne peux
Accepter simplement mon amour ardent.
Mon amour qui, dans le feu, se calcine
Mon amour qui, pour ta voix, déracine
Toutes les herbes, bonnes ou mauvaises ;
De mon âme. Toutes, se perdent dans les braises.
Je sens que la souffrance arrive,
Je la vois venir de loin ;
Lente, je l'aperçois sur l'autre rive
Mais je sais que ses pas sont certains ;
Elle ne changera pas son chemin sombre
Tant que je vivrai dans des décombres.
J'ai forgé ma propre tombe avec le sourire
Tout en forçant mon esprit à se taire ;
J'ai forgé ma propre tombe sans vouloir mourir
Tout en préparant mon séjour en enfer.
Et je me suis laissée faire,
J'ai laissé les ronces parcourir mon corps
Car cette pression sur ma peau était tendre ;
J'ai autorisé cela jusqu'à l'aurore
Mais l'erreur fut d'attendre.
Je connais ce jeu horrible ! J'y ai déjà joué !
Sans cesse il recommence, c'est un vrai cauchemar !
L'envie de séduire, de posséder son cœur entier
On pourrait appeler cela la soif de pouvoir
Elle me maintient en vie pour mieux m'achever !
J'y perds tout ; et jamais je ne me satisfais
Est-ce cela l'amour ?
Est-ce lui que je cherche, toujours ?
Je suis condamnée à n'aimer que ce qui m'échappe,
Tout semble me pousser à basculer dans une trappe
Je ne suis qu'une pauvre bête égarée,
Je sais que garder espoir ici n'est qu'une bêtise
De mes propres larmes, je me baptise
Et j'espère ainsi me faire pardonner.
Je l'enferme avec moi pour qu'on souffre à deux,
Car le pire serait son indifférence à mon malheur
La manipulatrice agit la nuit,
Pour livrer son cœur aux insomnies
Je crois que j'ai réussi à toucher son cœur
Dur, sec, frustré ; je commence à l'apprivoiser ;
C'est cette exclusivité qu'il me réserve
Qui fait tout mon bonheur.
Je cours à ma perte avec détermination et ardeur ;
Les fleurs avec des piques me semblent plus attirantes,
Car leurs rare caresses sur mes plaies béantes
Sont celles qui me font ressentir le plus de douceur...
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8 commentaires
bluegirl · le jeudi 8 mai 2014 à 14:15
Amitiés poétiques, Lola.
p://www.mespoemes.net/bluegirl
kariane · le jeudi 8 mai 2014 à 16:22
Merci beaucoup ça me touche !
Poétiquement,
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane
domidom · le vendredi 9 mai 2014 à 21:14
L'amour, ce chemin semé d'épines où l'on aime venir s'écorcher, car si l'amour déchire, ne pas oublier qu'il sait aussi penser les blessures....
Beaucoup d'émotions dans cette poésie libre....
L'amour est un drôle de somnifère, il sait nous endormir, pourtant, quelquefois les réveils sont durs.... L'amour peut faire très mal....
J'ai adoré cette lecture....
Au plaisir de te lire...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
kariane · le vendredi 9 mai 2014 à 23:14
"Où l'on aime venir s'écorcher" c'est exactement ça, très bien dit...
Car malgré tout, on aime
Hair et adorer ; la maladie d'amour
Poétiquement !
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane
raphaelle13 · le samedi 10 mai 2014 à 10:21
http://www.mespoemes.net/raphaelle13
kariane · le dimanche 11 mai 2014 à 11:12
Merci beaucoup, ravie que tu aies apprécié !
Amitiés poétiques,
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane
oliverjane1950 · le dimanche 11 mai 2014 à 18:27
L'amour passionnel est formidable quand tout va pour le mieux...mais gare aux grains de sable qui enraillent la pseudo harmonie ; par opposition, la répulsion lève sa tête, et très haute ! Cela commence par un simple ressentiment et va crescendo, au moins pour l'un deux.
Je ne crois pas à l'harmonie d'une passion... L'Amour ! avec un grand " A " est Harmonie. Mais pas l'amour du commun des mortels. L'être possessif ne rend pas le couple heureux et on se lassera en sa compagnie. Tout au plus, il attirera des profiteurs. C'est un constat, pas un jugement.
Si l'écrit est inspiré de ta vie, il te faudra mettre de " l'eau dans ton vin", sans pour cela, " se faire monter sur les pieds ". C'est l'expérience qui parle... La tranquillité d’esprit est bonne conseillère…
Comme disent les précédents commentaires, la lecture est belle et n'ennuie personne !
Le jour où tu vas imaginer des histoires avec plus d'expérience dans l'écriture, tu ne devrais pas du tout « être ridicule », et si, une germination prosodique se faisait sentir, ce devrait être merveilleux !
Qu’une main céleste te protège Kariane ainsi que la muse poétique. Amitiés. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
kariane · le lundi 12 mai 2014 à 16:00
Eh bien ! En voilà du commentaire !
Tu as raison, l'Amour avec un grand A est une utopie ; celui que nous vivons sur Terre est un peu plus compliqué
Oui c'est inspiré de ma vie, de ce que je vis, mais c'est comme d'habitude un peu exagéré pour la beauté du poème. Ce que je vis est l'idée du "jeu", entrer petit à petit dans le coeur l'autre, manipuler un peu, garder espoir
Même s'il fait mal, l'amour est beau et je ne voudrais pas qu'il soit supprimé, pas pour le moins du monde ! C'est un peu du sadomasochisme
Amitiés poétique,
Kariane
P.S "qu'une main céleste te protège" merci pour tout
http://www.mespoemes.net/kariane
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