La société malade

Dans un métro ou un tramway
Qu'il soit vide ou bien bondé
Un vieillard crie sans cesse
L'ivresse.
Matin, midi, soir, nuit
Je les regarde ; ils me sourient
Mais quelle est cette forte odeur ?
Certainement pas de la sueur...
Ils ont 15 ans et des poussières
Et quand on leur propose de fumer
Ils font un pas en arrière
Et disent :« J'ai arrêté »
Ils disent « on va passer une bonne soirée
Il faut bien ça pour décompresser »
Vraiment ?
Assis en rond, des bouteilles devant
C'est ça votre définition de l'amusement ?
Je vis dans une société malade
Qui elle-même se poignarde
Ma société pleure
Et ses larmes lui transpercent le cœur
Il parait bien loin, le Ciel
Lorsqu'on se coupe les ailes
A force de considérer son prochain
Comme un ennemi potentiel
Elles viennent mais sont détruites
Toutes les rencontres fortuites
Elles disparaissent, avant même d'exister
Dans cette atmosphère d'animosité
Et viennent et s'envolent
Et vont
Ceux qui auraient pu être mes compagnons
Il a l'air amusé,
Cet homme, la tête baissée
Mais comme les autres, il est ailleurs
Avec d'autres gens, dans un autre présent
Peut être un monde meilleur ?
Mais ne peut-il pas décrocher ?
Est-ce si urgent ?
Ne peut-il pas s'ennuyer
Un moment ?
Ô splendides mondes parallèles
Fléau de l'Homme actuel
Qui ne connait plus les limites
Du monde réel
Ô douce simplicité
Que chacun semble renier
Pour la recherche d'un être
Sans être
Je porte un regard accusateur
Sur tous ceux qui répudient le bonheur
Eux qui, noyés dans leur indifférence
Ne se regardent plus
Ne se connaissent plus
Ne savent plus coexister sans méfiance
Ah, Mais réveillez vous !
Humains endormis, animaux sauvages,
A force de vous disperser, vous voilà en milles morceaux
Il ne reste plus qu'à balayer le carrelage
Et à vous jeter dans les égouts !
Je vis dans une société malade
Elle est atteinte au cœur
Et, en pleine dégringolade,
Elle se brise de l'intérieur
Je vis dans une société rendue malade
Par des individus sans couleurs
Mais les yeux avec lesquels je la regarde
Ne sont peut-être pas si différents des leurs...
Qu'il soit vide ou bien bondé
Un vieillard crie sans cesse
L'ivresse.
Matin, midi, soir, nuit
Je les regarde ; ils me sourient
Mais quelle est cette forte odeur ?
Certainement pas de la sueur...
Ils ont 15 ans et des poussières
Et quand on leur propose de fumer
Ils font un pas en arrière
Et disent :« J'ai arrêté »
Ils disent « on va passer une bonne soirée
Il faut bien ça pour décompresser »
Vraiment ?
Assis en rond, des bouteilles devant
C'est ça votre définition de l'amusement ?
Je vis dans une société malade
Qui elle-même se poignarde
Ma société pleure
Et ses larmes lui transpercent le cœur
Il parait bien loin, le Ciel
Lorsqu'on se coupe les ailes
A force de considérer son prochain
Comme un ennemi potentiel
Elles viennent mais sont détruites
Toutes les rencontres fortuites
Elles disparaissent, avant même d'exister
Dans cette atmosphère d'animosité
Et viennent et s'envolent
Et vont
Ceux qui auraient pu être mes compagnons
Il a l'air amusé,
Cet homme, la tête baissée
Mais comme les autres, il est ailleurs
Avec d'autres gens, dans un autre présent
Peut être un monde meilleur ?
Mais ne peut-il pas décrocher ?
Est-ce si urgent ?
Ne peut-il pas s'ennuyer
Un moment ?
Ô splendides mondes parallèles
Fléau de l'Homme actuel
Qui ne connait plus les limites
Du monde réel
Ô douce simplicité
Que chacun semble renier
Pour la recherche d'un être
Sans être
Je porte un regard accusateur
Sur tous ceux qui répudient le bonheur
Eux qui, noyés dans leur indifférence
Ne se regardent plus
Ne se connaissent plus
Ne savent plus coexister sans méfiance
Ah, Mais réveillez vous !
Humains endormis, animaux sauvages,
A force de vous disperser, vous voilà en milles morceaux
Il ne reste plus qu'à balayer le carrelage
Et à vous jeter dans les égouts !
Je vis dans une société malade
Elle est atteinte au cœur
Et, en pleine dégringolade,
Elle se brise de l'intérieur
Je vis dans une société rendue malade
Par des individus sans couleurs
Mais les yeux avec lesquels je la regarde
Ne sont peut-être pas si différents des leurs...
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5 commentaires
imparfait · le jeudi 19 février 2015 à 11:45
Un cri du coeur qui fait plaisir à lire car c'est rare de voir des personnes prendre conscience du mal être qui nous entraîne tous plus ou moins.
Merci Kariane pour le partage de ta réflexion
Amicalement
Kariane · le jeudi 19 février 2015 à 13:50
Merci à toi,
Kariane
Marie-Claude ( scarlatine) · le jeudi 19 février 2015 à 15:34
merci d'avoir eu l'idée de l'écrire
amitié
Ivy · le samedi 7 mars 2015 à 22:40
Encore quelques vers pour 'compléter ' ta réflexion.
Amitiés
Nouvelle crise d'ados...
Qu’est-ce donc ce terrible fléau
Qui sévit dans les lycées parmi nos ados
Hier c’était :cigarette et bulles de coca
Aujourd’hui c’est :alcool, cocaïne et marijuana
Pourquoi sont-ils si mal dans leur peau
Au point de se détruire à petit feu
On montre toujours la sociétie du doigt
Mais société c’est qui ; la société c’est quoi
La société c’est eux ; c’est vous ; c’est moi
Alors, que n’a-t-on pas fait, qu’il fallait faire
Ou fait qu’il ne fallait pas
Le débat est ouvert depuis fort longtemps
Mais aurons-nous un jour les bonnes réponses
Pour trouver l’antidote au poison qui les ronge ?
Ivydall 26-01-08
Kariane · le mercredi 27 mai 2015 à 23:40
J'adore tes vers
Ils sont à la fois légers et profonds
"Alors, que n’a-t-on pas fait, qu’il fallait faire
Ou fait qu’il ne fallait pas"
Merci beaucoup Ivy
Kariane
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