L'absurdité de la vie

La vie autour de moi palpite
Au milieu de ce grouillement de bêtes de foire,
Moi, immobile, les yeux dans le vague, je suis ailleurs
Mais pas dans un monde forcément meilleur
J’ai l’impression que tous ces gens fuient en avant
Qu’ils courent, qu’ils s’amusent pour consommer le temps
Avant qu’il ne s’épuise
Et puis je me demande pourquoi l’Homme
Cherche à posséder le temps, à posséder la terre,
A posséder l’amour et même le bonheur ?
On veut posséder ce qui nous est extérieur
Quand on se rend compte qu’on ne pourra jamais
Posséder notre propre cœur
Je me dis qu’on existe tous sans l’avoir voulu,
On a été introduit dans un monde qui existait avant nous
Nous apprenons son histoire, nous consommons les plaisirs
Nous essayons de « donner un sens » à nos vies ;
Puisque c’est la grande mode aujourd’hui
Et puis nous mourrons
Pouf
Je me dis que la vie est absurde
Que l’espoir la fait gonfler de promesses
Artificiellement
Je me dis qu’on espère pour ne pas se tuer
Parce que l’absurdité est dure à accepter
On s’attache à l’éphémère, l’éphémère de la vie,
Du monde, du bonheur
L’éphémère insaisissable, l’éphémère satisfaction
L’éphémère malheur
Rien ne dure, tout se déforme
Tout se transforme
Tout se renverse
Je suis née lucide dans un monde aveugle
C’est la source de mon malheur
Mais dès que l’on voit la vérité une fois,
On y prend goût, et puis tout devient sujet à réflexion
Oh, je les plains, les malheureux qui subissent leur existence
Sans s’en rendre compte
Alors je peux dire que pour rien au monde
Je ne deviendrai aveugle
Je suis née lucide et j’essaye de ne pas l’être parfois
De renier cette part de moi car les autres m’influencent
Et puis, la lucidité conduit au désespoir
A la mélancolie éternelle
Mais parfois je me demande si la vérité ne vaut pas mieux
Que l’espoir ?
La vie, autour de moi, palpite
Groupements d’individus qui ne se questionnent pas
Parce qu’ils n’ont plus le temps
Groupement d’individus qui ne font plus que survivre
A nouveau ; comme à la préhistoire
Groupements d’individus que la société consomme
Nous essayons de « donner un sens » à nos vies ;
Puisque c’est la grande mode aujourd’hui
Et puis nous mourrons
Pouf
Au milieu de ce grouillement de bêtes de foire,
Moi, immobile, les yeux dans le vague, je suis ailleurs
Mais pas dans un monde forcément meilleur
J’ai l’impression que tous ces gens fuient en avant
Qu’ils courent, qu’ils s’amusent pour consommer le temps
Avant qu’il ne s’épuise
Et puis je me demande pourquoi l’Homme
Cherche à posséder le temps, à posséder la terre,
A posséder l’amour et même le bonheur ?
On veut posséder ce qui nous est extérieur
Quand on se rend compte qu’on ne pourra jamais
Posséder notre propre cœur
Je me dis qu’on existe tous sans l’avoir voulu,
On a été introduit dans un monde qui existait avant nous
Nous apprenons son histoire, nous consommons les plaisirs
Nous essayons de « donner un sens » à nos vies ;
Puisque c’est la grande mode aujourd’hui
Et puis nous mourrons
Pouf
Je me dis que la vie est absurde
Que l’espoir la fait gonfler de promesses
Artificiellement
Je me dis qu’on espère pour ne pas se tuer
Parce que l’absurdité est dure à accepter
On s’attache à l’éphémère, l’éphémère de la vie,
Du monde, du bonheur
L’éphémère insaisissable, l’éphémère satisfaction
L’éphémère malheur
Rien ne dure, tout se déforme
Tout se transforme
Tout se renverse
Je suis née lucide dans un monde aveugle
C’est la source de mon malheur
Mais dès que l’on voit la vérité une fois,
On y prend goût, et puis tout devient sujet à réflexion
Oh, je les plains, les malheureux qui subissent leur existence
Sans s’en rendre compte
Alors je peux dire que pour rien au monde
Je ne deviendrai aveugle
Je suis née lucide et j’essaye de ne pas l’être parfois
De renier cette part de moi car les autres m’influencent
Et puis, la lucidité conduit au désespoir
A la mélancolie éternelle
Mais parfois je me demande si la vérité ne vaut pas mieux
Que l’espoir ?
La vie, autour de moi, palpite
Groupements d’individus qui ne se questionnent pas
Parce qu’ils n’ont plus le temps
Groupement d’individus qui ne font plus que survivre
A nouveau ; comme à la préhistoire
Groupements d’individus que la société consomme
Nous essayons de « donner un sens » à nos vies ;
Puisque c’est la grande mode aujourd’hui
Et puis nous mourrons
Pouf
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8 commentaires
Sandou70 · le vendredi 5 juin 2015 à 18:16
Sandou
Kariane · le vendredi 5 juin 2015 à 20:20
Amitiés,
Kariane
Pierre · le vendredi 5 juin 2015 à 23:25
Merci pour ce poème lumineux,
utopiste, humaniste, enthousiaste et
d'un optimisme délirant !!! Je te conseille l'album "Revolver" des Beatles , la chanson "Suicide" par Paul McCartney et, pour faire bonne
mesure, "Le Revolver à Cheveux Blancs", recueil de poèmes surréalistes d'André Breton !!! C'est à
se flinguer , je sais !!! Mais nous nageons dans le Bonheur !!! Pour ma part, je choisirai le véronal !!!!.......
Amitiés Sincères et Posthumes,
je chois
Kariane · le samedi 6 juin 2015 à 21:55
Je ne réagirais pas sans comprendre ^^
En tout cas ce sont de simples réflexions, moi aussi je donne un sens à ma vie, moi aussi je choisis le bonheur mais voilà quand on réfléchis un peu, la vie semble absurde malgré tout
Kariane
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 7 juin 2015 à 11:30
Je ne pense nullement que Pierre était provoquant ou ironique. Mais, ça il te le dira lui-même !
Je retiens de ce qu'il t'a écrit et je les prends également à mon compte : ton poème est humaniste, utopiste et enthousiaste.
Ne craignons pas l'Utopie, les optimistes.....à la clé se trouve peut-être, enfin, le Bonheur ! Pas toujours évident, mais si l'on nous empêche de rêver le Bonheur, la vie ne vaut pas la peine d'être vécu. Et tu sais, je ne crois pas que "donner un sens à la vie" n'est pas une mode. Cela a toujours été, pour ceux qui ont conscience de cela. Mes points de repères historiques ne me permettent pas de dire si, dans les temps passés, il y avait urgence à cela. Mais il me semble qu'aujourd'hui, il y a une certaine urgence à donner un sens à la/sa vie. Continue à penser cela, Kariane.
Ah, je ne serai plus de ce monde pour lire ce que pensera Kariane70, 80, 90 (!!!!), mais tu auras à ce moment vu un peu plus de la vie mais tes convictions seront sans doutes toujours ancrées en toi. Quelle belle quête que celle du Bonheur. Mais ne pas dire forcément "bonheur.....à tout prix !". Peut-être que cela se mérite ?
Ce fût un réel plaisir de te lire à nouveau, Kariane. J'espère que les vacances prochaines te permettront d'écrire et nous faire profiter de bien belles pensées. Amitiés, Kariane. Philip.
Kariane · le dimanche 7 juin 2015 à 11:46
Ce que j'ai pris pour de l'ironie (et d'ailleurs que je ne comprends pas dans ton commentaire) c'est : en quoi mon poème est-il optimiste et utopiste?
Ce n'est pas l'inverse ?
Pour le fait de tout faire pour donner nous mêmes un sens à nos vies aujourd'hui, je considèrerais que c'est une mode puisqu'avant il s'agissait de survivre, c'est la vie qui hum "pesait" sur les gens
Maintenant, dans les pays développés, c'est différent et on ne s'interroge plus forcément sur le sens de la vie, comme le faisaient les anciens philosophes grecs par exemple, mais on se dit que c'est à nous de lui donner un sens
Tous à la recherche du bonheur !
Amitiés poétiques
Kariane
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 24 juin 2015 à 11:24
Tiens, c'est bizarre, en relisant mon commentaire plus haut et en le comparant avec celui que je viens de faire sur ton dernier poème, je m'aperçois que je tiens absolument à ce que tu vieillisses !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Noooooon, pas ça !
C'est simplement que je me permets d'évaluer que tu as un sacré potentiel d'écriture qui va de pair avec ta maturité qui se développe. Voilà. Amitiés, Kariane. Philip.
Kariane · le vendredi 1 janvier 2016 à 13:43
Eh oui, l'âge revient souvent dans tes commentaires eheh, pensons au présent plutôt, je préfère !
Mais j'avais compris que ces référence sà l'âge étaient elles-mêmes un compliment
Alors merci Philip,
Kariane
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