Jeunesse ivre de vie
Un pas devant l'autre dans ces ruelles où l'avenir est aussi sombre que la nuit
Nous marchons, un peu étourdis par ces bandes étroites et mouvantes
Nos ombres sont autant de papillons qui volent à nos côtés et qui nous guident
Rien n'a plus d'importance que le trottoir
Il y a ces gens autour qui rient comme nous, à rien, à tout. Je ne les connais pas, personne ne se connait mais... nous nous reconnaissons tous comme un tout.
Nous sommes l'autre. Et en ces nuits où seul marcher droit importe, qui regarde le ciel ?
L'homme qui regarde en l'air, l'homme qui regarde en arrière, lui seul tombe.
Un pas, puis l'autre... Les vapeurs de ce monde insouciant et brouillé m'extirpent de moi-même
Au fond, à notre âge, nous ne cherchons que d'autres âmes qui se cherchent
Des compagnons d'armes, de galère, des compagnons de conquête
De nouvelles épaules, inconnues, qui nous soutiennent. Des sourires qui nous font tomber et des mains qui nous relèvent.
D'autres personnes qui ne veulent se soucier de rien et simplement goûter à l'ivresse de la vie, à ces instants de bonheur cachés dans un monde de responsabilités et d'ennui
Nous sommes trop jeunes pour avoir un destin tout tracé, une vie bien dessinée, un bonheur imprimé sur des pages trop blanches.
Ce que nous voulons, c'est noircir le brouillon de notre enfance, le salir, le recréer, le tourner dans tous les sens... Ce que nous voulons, c'est créer notre propre Picasso, baigner nos yeux innocents dans la mer de la vérité, entendre les bruits sourds du monde, parler des non-dits, plonger dans l'interdit pour apprendre à nager au lieu de mettre des brassards
Nous sommes de jeunes aventuriers perdus et ce qui nous rassemble, c'est que nous avons chacun la volonté de changer, de nous ouvrir à l'autre, de nous découvrir à travers l'autre. L'inconnu ne nous fait plus peur.
Nous ne pouvons rester purs dans un monde souillé ; pour pouvoir prétendre connaître ce monde, ne faut-il pas y avoir un jour trempé les pieds ?
Alors maintenant, lorsque je marche dans les rues sombres, je sais que je ne me perds pas seule ;
Je marche dans les bras de mon ombre
Nous marchons, un peu étourdis par ces bandes étroites et mouvantes
Nos ombres sont autant de papillons qui volent à nos côtés et qui nous guident
Rien n'a plus d'importance que le trottoir
Il y a ces gens autour qui rient comme nous, à rien, à tout. Je ne les connais pas, personne ne se connait mais... nous nous reconnaissons tous comme un tout.
Nous sommes l'autre. Et en ces nuits où seul marcher droit importe, qui regarde le ciel ?
L'homme qui regarde en l'air, l'homme qui regarde en arrière, lui seul tombe.
Un pas, puis l'autre... Les vapeurs de ce monde insouciant et brouillé m'extirpent de moi-même
Au fond, à notre âge, nous ne cherchons que d'autres âmes qui se cherchent
Des compagnons d'armes, de galère, des compagnons de conquête
De nouvelles épaules, inconnues, qui nous soutiennent. Des sourires qui nous font tomber et des mains qui nous relèvent.
D'autres personnes qui ne veulent se soucier de rien et simplement goûter à l'ivresse de la vie, à ces instants de bonheur cachés dans un monde de responsabilités et d'ennui
Nous sommes trop jeunes pour avoir un destin tout tracé, une vie bien dessinée, un bonheur imprimé sur des pages trop blanches.
Ce que nous voulons, c'est noircir le brouillon de notre enfance, le salir, le recréer, le tourner dans tous les sens... Ce que nous voulons, c'est créer notre propre Picasso, baigner nos yeux innocents dans la mer de la vérité, entendre les bruits sourds du monde, parler des non-dits, plonger dans l'interdit pour apprendre à nager au lieu de mettre des brassards
Nous sommes de jeunes aventuriers perdus et ce qui nous rassemble, c'est que nous avons chacun la volonté de changer, de nous ouvrir à l'autre, de nous découvrir à travers l'autre. L'inconnu ne nous fait plus peur.
Nous ne pouvons rester purs dans un monde souillé ; pour pouvoir prétendre connaître ce monde, ne faut-il pas y avoir un jour trempé les pieds ?
Alors maintenant, lorsque je marche dans les rues sombres, je sais que je ne me perds pas seule ;
Je marche dans les bras de mon ombre
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5 commentaires
Loïc · le dimanche 25 octobre 2015 à 23:45
Même ton ombre ne peut rien contre ça.
Tu connais l'histoire du grand-père qui dit à son petit fils "Il y a deux loups qui se battent en toi, l'un d'ombre, l'autre de lumière" ? L'enfant lui demande "Mais lequel gagnera ?"
Si tu la connais, tu connais la chute. Sinon je te la donnerai.
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/cellox
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 26 octobre 2015 à 16:00
Sans flatterie, Kariane, depuis Kariane 14 (c'était.....il y a une éternité, il me semble)? Ton écriture a pris du corps. Normal, à 14 ans, tu faisais preuve déjà d'une sacrée maturité.
Ton écris commence fort : "l'avenir est aussi sombre que la nuit". Les nuits claires sont celles des beaux été. J'habite la grande métropole et faire juste quelques pas en s'éloignant des Champs Elysées, c'est déjà l'étreignante obscurité qui nous gagne.
Alors, même si nos propres ombres ne sont pas une vraie part de nous-même, si elles paraissent être des ennemies, alors il n'y a peut-être que la ressource de cheminer avec les autres "Cherchant", ces âmes qui cherchent d'autres âmes qui leur ressemblent.
Et puis, il y a ce passage fort où tu parles de "noircir le brouillon de notre enfance". Geste destructeur ? En apparence. L'enfance, elle est de toute façon gravée dans notre mémoire. Indélébile, ineffaçable. Le temps n'est pas encore arrivé pour toi de la re-booter. Il est encore trop tôt. C'est une compagne précieuse. Alors, la démarche n'a rien de nihiliste. Jouer les Picasso ? C'est juste donner un autre contour à la réalité. Picasso faisait ainsi. P
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 26 octobre 2015 à 16:04
"....pas pour la fuir, pour la voir sous un autre angle. Et c'est sans doute un geste de sagesse".
Mais, chère Kariane...."17', tu es encore au début du chemin. Et un jour, une Karine 84, 88, 92 etc... regardera tout le chemin parcouru. Nous ne serons plus là pour faire notre commentaire (!!!!) mais dès aujourd'hui, je puis te dire que toutes ces réflexions qui bouillonnent en toi sont d'ores et déjà une richesse pour des jours que tu ne connais pas encore, car il appartiennent à l'avenir.
Prends bien soin de toi, Kariane. Avec toute mon amitié, Philip.
Loïc · le mercredi 4 novembre 2015 à 02:50
Pour ta première question, étant donné que je n'ai pas trouvé que ton com indiquait que tu avais lu l'histoire "Le Contact", je demande donc "est-ce que tu l'as lue ?"... parce que j'y employais exactement une de tes phrases-clé à un moment donné, ce qui était justement la raison pour laquelle je t'y envoyais. Sans compter que la philosophie qui y est décrite en sous-main me semblait justement correspondre parfaitement à ton poème.
Réponse à la 2e question : la fin de la petite histoire cherokee, c'est donc ceci :
..."Mais lequel gagnera ?
-- Celui que tu nourris".
Amitiés Kariane !
Kariane · le jeudi 3 décembre 2015 à 12:48
@Loïc
La vie est une combinaison de bien et de mal, le bonheur, je pense, n'est pas l'Unité
Effectivement, je me sens irrespectueuse envers toi mais j'ai essayé de la lire, simplement je n'arrive pas à me concentrer jusqu'au bout donc il faudra que je prenne le temps
(Ah, quelle impatiente cette Kariane ! Elle ne veut que le résultat)
Je suis désolée ahah. Promis, je la lirai
@Philip
"Noircir le brouillon", ce n'est pas destructeur au contraire ! C'est un acte créateur
Merci de dire que mon écriture "prend corps", en effet je commence à prendre la poésie vraiment au sérieux et à rechercher les structures de mes poèmes ainsi que les messages délivrés, mon style...etc...
Alors oui, Kariane évolue !
Car j'ai remarqué que mes poèmes, c'était en fait ma vie que je traçais... quelle ressource précieuse, mes poèmes sont mon empreinte sur cette terre !
Alors je vais essayer d'en faire une empreinte profonde !
Amitiés,
Kariane
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