MERE
Chère mère
Il ne se passe pas une nuit où je ne rêve de toi.
On y est toujours si proche, toujours présente l’une pour l’autre, comme jadis, enfin quelque fois…
Lorsque que je me réveille, je suis rapidement rappelée par la réalité.
Cette vérité qu’il faut l’admettre est bien différente ; nous deux au delà des songes notre entente n’est qu’illusion.
Je ne sais pas quand est-ce que nous deux, nous grandirons et irons vers la voie la plus complexe. Mère, car il est si simple de ne pas s’entendre, de ne pas se voir, ni se parler ; de poursuivre notre vie tout en ignorant l’autre. J’imagine que maintenant c’est devenu presque naturel et quasi normal.
Je pense que nous avons apprivoisé le manque, le vide et le lien du sang qui nous unit.
Depuis mon départ du foyer familial, voilà bientôt six ans (et oui six ans déjà, le temps passe vite ne penses- tu pas ?) ; j’ai fait mes choix de vie, tant bien que mal. Ils ne correspondent pas toujours à ce que tu espérais de moi ou pour moi…. tant pis, il faut aussi que je fasse mes propres expériences.
La mort de grand-père m’aurait au moins appris quelques petits trucs :
1er – on ne peut contenter tout le monde quoi qu’on fasse ;
2eme – la vie est trop courte pour maintenir la haine et la lâcheté ;
3eme - d’aller et se tourner vers l’essentiel…
Ainsi donc, je me priverai de te parler du passé (je le laisse au passé pour mieux avancer). Je ne tenterai pas non plus de poser mille questions pour savoir comment on en est arriver là.
Je laisse ça au mystère parmi les choses secrètes de ma vie, bien tenues.
Tu dois te demander pourquoi je t’écris un an et demi après ma première lettre.
Je ne sais pas comment tu as perçut la première d’ailleurs…mais peu importe.
Je pense foncièrement que les choses méritent d’être dites quand le besoin s’en ressent.
Tu m’as toujours dit ; « un jour tu me chercheras, et tu me trouveras pas ». Et pendant plus de cinq ans après mon départ, cette phrase alimentait mon quotidien et j’avoue qu’il a été l’un des catalyseurs les plus motrices pour mon ascension professionnelle et sociale .
Mais je m’aperçois que rien n’est irrévocable et il ne faut pas rester sur des idées figées et étriquées.
J’ai longtemps cherché une famille en silence ; un père, un frère, une mère.
Au fur et à mesure du temps, mes aspirations se sont évanouit… ce n’est plus important.
Aujourd’hui, ma quête est vaine et vaincue, l’âge est passé pour les rêveries.
Je voulais juste te dire tout ceci, ne me demande pas pourquoi…
Un jour, je t’ai appelé, je souhaitais entendre ta voix, qui allait me signifier que tu te portais bien. Dès que tu as répondu, j’ai raccroché, car c’était tout ce qu’il me fallait.
Et Oui maman, on réduit à ça. En tout immunité, je ne sais pas comment serait mon comportement si après six ans de séparation, tu revenais dans ma vie et moi dans la tienne. Ni si je vais supporter d’être de nouveau la fille de quelqu’un, tant je ne sais plus ce que ça implique.
Je t’envois non loin de toi un gros bisous,
Je te verrais certainement dans mes rêves, tu y es si douce maman !
Il ne se passe pas une nuit où je ne rêve de toi.
On y est toujours si proche, toujours présente l’une pour l’autre, comme jadis, enfin quelque fois…
Lorsque que je me réveille, je suis rapidement rappelée par la réalité.
Cette vérité qu’il faut l’admettre est bien différente ; nous deux au delà des songes notre entente n’est qu’illusion.
Je ne sais pas quand est-ce que nous deux, nous grandirons et irons vers la voie la plus complexe. Mère, car il est si simple de ne pas s’entendre, de ne pas se voir, ni se parler ; de poursuivre notre vie tout en ignorant l’autre. J’imagine que maintenant c’est devenu presque naturel et quasi normal.
Je pense que nous avons apprivoisé le manque, le vide et le lien du sang qui nous unit.
Depuis mon départ du foyer familial, voilà bientôt six ans (et oui six ans déjà, le temps passe vite ne penses- tu pas ?) ; j’ai fait mes choix de vie, tant bien que mal. Ils ne correspondent pas toujours à ce que tu espérais de moi ou pour moi…. tant pis, il faut aussi que je fasse mes propres expériences.
La mort de grand-père m’aurait au moins appris quelques petits trucs :
1er – on ne peut contenter tout le monde quoi qu’on fasse ;
2eme – la vie est trop courte pour maintenir la haine et la lâcheté ;
3eme - d’aller et se tourner vers l’essentiel…
Ainsi donc, je me priverai de te parler du passé (je le laisse au passé pour mieux avancer). Je ne tenterai pas non plus de poser mille questions pour savoir comment on en est arriver là.
Je laisse ça au mystère parmi les choses secrètes de ma vie, bien tenues.
Tu dois te demander pourquoi je t’écris un an et demi après ma première lettre.
Je ne sais pas comment tu as perçut la première d’ailleurs…mais peu importe.
Je pense foncièrement que les choses méritent d’être dites quand le besoin s’en ressent.
Tu m’as toujours dit ; « un jour tu me chercheras, et tu me trouveras pas ». Et pendant plus de cinq ans après mon départ, cette phrase alimentait mon quotidien et j’avoue qu’il a été l’un des catalyseurs les plus motrices pour mon ascension professionnelle et sociale .
Mais je m’aperçois que rien n’est irrévocable et il ne faut pas rester sur des idées figées et étriquées.
J’ai longtemps cherché une famille en silence ; un père, un frère, une mère.
Au fur et à mesure du temps, mes aspirations se sont évanouit… ce n’est plus important.
Aujourd’hui, ma quête est vaine et vaincue, l’âge est passé pour les rêveries.
Je voulais juste te dire tout ceci, ne me demande pas pourquoi…
Un jour, je t’ai appelé, je souhaitais entendre ta voix, qui allait me signifier que tu te portais bien. Dès que tu as répondu, j’ai raccroché, car c’était tout ce qu’il me fallait.
Et Oui maman, on réduit à ça. En tout immunité, je ne sais pas comment serait mon comportement si après six ans de séparation, tu revenais dans ma vie et moi dans la tienne. Ni si je vais supporter d’être de nouveau la fille de quelqu’un, tant je ne sais plus ce que ça implique.
Je t’envois non loin de toi un gros bisous,
Je te verrais certainement dans mes rêves, tu y es si douce maman !
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