Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

novembre

Le samedi 22 novembre 2014 à 21:55, posté par saxyfrage · 303 lectures

Je n’écris plus qu’en élégies
Je me lamente, et puis je geins,
Et pourtant rousses les feuilles
Roux aussi mes cheveux défaits
Rousses les flammes qui scintillent
Comme le font parfois tes yeux.
Vieille femme je suis,
sur mes rides je pleure
Et pourtant mon ami,
A tes cotés je marche
Vers des aubes légères.
Je nourris mes amours anciennes
Du feu de cet amour nouveau.
Tu m’as enseigné le sorbier,
Le chèvrefeuille et le sureau.
J’ai tout appris en te suivant,
Dans les sentiers couleur d’enfance,
Le jour où tu me les as redits,
En mêmes lieux, en mêmes mots,
Mon cœur de glace s’est vêtu.
Frissonnement, rire tragique,
Le froid précède le naufrage.
Ne te perds pas. Ne me perds pas
Ma main tâtonne ton visage.
Dis, me vois-tu ?

2 commentaires

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 3 décembre 2014 à 17:32

Bonsoir mon amie. Alors qu'à mon retour de voyage, mi novembre, j'ai eu l'agréable surprise de lire un sympathique commentaire de ta part sur l'un de mes poèmes, le temps passe et je prends du retard. Alors, j'ai tapé "Khartago" pour aller sur ce poème, ton dernier poème et te faire la gentillesse de te dire un petit mot. "J'ai passé le gué" m'as-ru écrit dans ton commentaire. Ah, je sais, tu m'avais, avec beaucoup de pudeur, évoqué un peu ton état d'âme voici quelques mois. Un gué, est par définition un point, peu profond, où l'on traverse la rivière avec facilité. Mais, même un gué peu être difficile à traverser. C'est le problème de "l'autre rive" à atteindre et parfois ce n'est pas si facile que ça. Et voici que je découvre tes vers, avec un peu de tristesse, je le dis. Ne pense pas à l'âge, au temps qui passe, ça c'est inexorable, tu le sais bien. Et si flamboyants sont tes cheveux, nul doute que l'on te vois (réponse à l'interrogation de ton dernier vers). Tes vers sont profonds, à la fois beaux, simples, vêtus parfois de douleur. L'on se connais peu, bien sûr, si ce n'est qu'à travers nos commentaires réciproques, de temps en temps. Je ne prétends donc à rien d'autre qu'être un bon ami virtuel bien lointain. Et pourtant, je te souhaite les meilleures choses au monde qui t'attendent encore sur ton chemin. Et je suis sincère. Et si les aubes que tu souhaites, tu les vois "légères", eh bien je souhaite qu'elle viennent à toi ainsi, lavées des cauchemars et des nuits sans heure, peut-être. Je t'adresse toute mes amitiés.....Lola (c'est ainsi que tu signais au début, hein ?) ou alors, si je me trompe, Khartago. Prends bien soin de toi. Philip.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 5 décembre 2014 à 10:05

Merci de ton commentaire sur mon dernier poème, mon amie. Oh, tu dis être partie, toi, très loin, mais dans l'errance et la souvenance. Ces "souvenances" qui nous font refaire le chemin, le revisiter avec tantôt le soleil qui revient un instant dans l'âme, tantôt avec une couche de souffrance en plus. Telle est la vie ! Oh, pardonne-moi cette banalité que je viens d'écrire. Nous nous connaissons peu, mais nous avons plaisir à nous commenter, "presque" nous confier, dans la pudeur bien sûr, puisque nous nous connaissons si peu. Mon écrit éveille des échos en toi ? Bah, mes écrits ne sont que mes ressentis, souvent cachés et pas bien originaux, ma foi ! Ceux de tout un chacun, ceux de la vie. Maladroit et mal fini, ton écrit ? Bah, ne t'en préoccupe pas. C'est le fond qui compte. Le but n'est pas de figurer au palmarès des poèmes les mieux écrits, mais de faire partager un ressenti ou tout simplement d'écrire pour soi les mots/maux qui expriment des moments de notre vie. Voilà. Je te fais mes délicates amitiés. Bien sincèrement. Philip.

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.